Extrait Extrait de l'avant-propos Le 30 janvier 1875, Henri Wallon, député de droite et académicien, partisan de la restauration monarchique, conscient de l'impasse dans laquelle le comte de Chambord a placé le pays, présente son fameux amendement. Catholique convaincu, il a passé la nuit en prière dans la basilique Sainte-Clotilde, proche de la Chambre des députés. Il demande à Dieu de l'inspirer et conclut à la nécessité de choisir un régime républicain. Il présente donc à ses collègues députés un texte, l'amendement Wallon, ainsi rédigé : «Le président de la République est élu à la majorité des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans. Il est rééligible.» Ainsi s'impose la république. Quatre-vingt-trois ans plus tard, début juin 1958, le général de Gaulle est investi président du Conseil de la IVe République. Le régime républicain a été interrompu quatre années par l'État français, institué le 10 juillet 1940 par le maréchal Pétain. Thèse que contestent d'ailleurs les gaullistes, estimant que dès le 18 juin 1940 la légitimité républicaine s'est transférée de l'autre côté de la Manche. C'est donc une République à maturité et pourtant au bord de la crise de nerfs que trouve le général de Gaulle à son arrivée au pouvoir en 1958. La question coloniale, principalement algérienne, a laminé les gouvernements de la IVe République et débouché sur une menace de coup d'État militaire. En Algérie, les troupes d'élite françaises, contestant le pouvoir civil, en ont appelé à la grande figure historique du Général. Ce dernier s'efforce d'abord de remettre l'armée à sa place, c'est-à-dire aux ordres du pouvoir politique. Puis il s'attaque à la question algérienne ainsi qu'à la décolonisation de l'Afrique noire. Autant de difficultés en perspective, mais qui sont pour lui de second ordre. La démographie parle d'elle-même à l'heure de la libération des peuples sur tous les continents. Son souci principal est de réformer les institutions. La Constitution de 1958 est l'acte fondateur du nouveau régime, la Ve République, parachevé par le référendum de 1962 sur l'élection du président de la République au suffrage universel. Ainsi s'instaure une «monarchie parlementaire» dont le chef est un président élu par le peuple et dont la stabilité ne dépend pas de la Chambre des députés. Ayant douloureusement réglé la question algérienne, de Gaulle s'efforce de placer la France à la tête d'une Europe des nations qu'il veut construire autour du couple franco-allemand. Indépendance de la politique étrangère de la France, constitution d'une force de frappe nucléaire nationale, développement de l'électricité nucléaire pour réduire la dépendance au pétrole, mise en place de plans de développement économique permettant de déployer des filières françaises visionnaires (aéronautique, informatique, spatiale), volonté de promouvoir l'intéressement des travailleurs aux fruits de l'expansion : telles sont les priorités fixées au pays par le Général. Son très proche collaborateur, Georges Pompidou, devenu Premier ministre en 1962, lui succède à la tête de l'État en 1969 et applique la même politique. Sans doute accentue-t-il l'engagement des pouvoirs publics dans le domaine économique pour doter la France des grands groupes nécessaires à sa croissance. Celle-ci se poursuit à un rythme soutenu, permettant d'ébaucher une «nouvelle société» dont la mesure phare est la mensualisation des salaires, sans oublier l'instauration d'un meilleur dialogue social, notamment au sein des entreprises publiques. Avec les chocs pétroliers de 1973-1974, une rupture se produit, tant au niveau des perspectives de croissance économique qu'au niveau des hommes occupant le pouvoir suprême. Certes, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand sont les disciples de leurs deux prédécesseurs, toujours soucieux de préserver leur héritage en politique étrangère : interventions en Afrique, soutien apporté au Liban, solidarité absolue avec les États-Unis comme dans l'affaire des fusées soviétiques SS 20, construction européenne, force du couple franco-allemand...
Orphée revenu des Enfers, Casanova sorti des Plombs de Venise, les trois prisonniers d'Alcatraz partis sur un minuscule radeau en 1962, Papillon rescapé des bagnes de Guyane, le général de Gaulle et ses cinq ou six tentatives d'évasion d'Allemagne durant la Grande Guerre... Nombreux sont les personnages de l'Histoire qui ont tenté de s'évader ! Courage, préparation minutieuse, coup de tête, simple provocation... les modes opératoires de ces évadés célèbres sont variés, tout comme le résultat de leur fuite plus ou moins couronnée de succès. Philippe Valode nous raconte ces histoires fascinantes où l'envie de liberté est la plus forte, au point de mettre en péril la vie de ces évadés !
Hitler est-il devenu la créature incontrôlée de sociétés secrètes ? Ce livre dévoile un aspect fondamental de sa personnalité : sa fascination pour l'occulte et le paranormal. Jeune artiste à Vienne, il est membre de l'ordre du Nouveau Temple qui prêche la violence, la haine de l'Eglise et des Juifs. Après la guerre de 14-18, ancien combattant, il rencontre Dietrich Eckart qui deviendra son mentor et un théoricien du national-socialisme. Il découvre La mystérieuse Société de Thulé, païenne et raciste, qui prône un régime autoritaire et prétend pouvoir dominer le monde par la connaissance des grands secrets de l'histoire. Poussé par son cercle d'illuminés, nourri de magie et d'astrologie, Hitler devient une figure publique à travers le parti nazi. Entouré de mages, galvanisé par Les drogues qu'il ne cesse de s'administrer, il électrise les foules allemandes et échappe peu à peu à ceux qui l'ont conduit au sommet de l'Etat. Une fois au pouvoir, il se débarrasse de ses anciens maîtres, interdisant même les sociétés secrètes en 1937. Toutefois, il continue à consulter des astrologues réputés dont les prévisions influencent largement ses décisions.
L'historien Philippe Valode propose une biographie complète et nuancée du général de Gaulle, dont on célèbre en 2020 les 130 ans de sa naissance, les 50 ans de sa mort, et les 80 ans de l'Appel du 18-Juin. Chef par nature, parvenu à trois reprises au sommet du pouvoir, Charles de Gaulle, militaire par toutes ses fibres, artiste de la politique et de la mise en scène, grand patriote et grand orateur, incontestable visionnaire, a su croire en son destin : celui d'un sauveur providentiel, épopée dont il s'est lui-même fait le mémorialiste. Ses succès sont immenses, de l'honneur sauvé en 1940 à la guerre civile évitée en 1944, de la position mondiale acquise en 1945 à la décolonisation achevée en 1962, de l'élection au suffrage universel à la modernisation sociale du pays, de la constitution d'une force nucléaire au lancement de grands programmes industriels... Un demi-siècle après sa mort, cette biographie cherche à comprendre les motivations du général de Gaulle, dont la vie s'apparente à un parcours d'obstacles politiques et d'adversités personnelles, d'épreuves physiques et de coups du sort, de solitude et de découragement, conditions mêmes de son audace. PhilippeValodecomposeiciunportraitnuancédu"plusillustre des Franc ? ais ".
Le 24 Juin 177, à l'occasion des fêtes du solstice d'été, Sanctus, Maturus, Attale et Blandine, quatre chrétiens qui ont refusé de renier leur foi, sont amenés dans l'amphithéâtre des Trois Gaules à Lyon. Sur les ordres du légat impérial, ils sont torturés plusieurs jours durant. Les supplices infligés à la jeune esclave Blandine sont terrifiants: fouettée, elle est ensuite exposée aux fauves, puis allongée sur un gril. Mais elle vit toujours: alors ses tourmenteurs l'enferment dans un filet et la livrent à un taureau furieux. Il faudra l'achever. Elle mourra en martyre. À travers un récit très vivant, Philippe Valode raconte la vie quotidienne des premiers chrétiens, en butte durant plus de trois siècles aux persécutions de l'administration romaine, et la rupture que leur nouvelle religion introduit dans la société et les moeurs de l'Empire, avant de s'imposer en Orient comme en Occident
Tessa, brillante avocate anglaise qui défend sans états d'âme les hommes accusés d'agressions sexuelles, se retrouve sur le banc des victimes après un viol conjugal. Le premier roman de la dramaturge internationalement reconnue Suzie Miller, tiré de sa pièce à succès Prima Facie . Un roman coup de poing vendu à plus 150 000 exemplaires et unanimement salué par la presse. Le premier roman de la dramaturge anglo-australienne Suzie Miller, tiré de sa pièce à succès Prima Facie . Un " cri de ralliement " contre le système judiciaire. Tessa, la trentaine, brillante avocate pénaliste issue de la classe populaire, défend sans états d'âme les hommes accusés d'agression sexuelle. Des affaires qu'elle plaide avec un sens de la justice chevillé au corps. Après une soirée avec un collègue issu de l'establishment, avec qui elle entretient une liaison depuis peu, Tessa est victime d'un viol. Nul n'est mieux placé qu'elle pour savoir que ses chances d'obtenir gain de cause sont minimes. Pourtant, au petit matin, elle décide d'aller porter plainte. Suzie Miller livre un premier roman coup de poing, qui met en exergue la longueur et l'âpreté du combat que doivent mener les victimes pour être entendues, une lutte inégale face à un système judiciaire patriarcal conçu non pas pour accueillir, mais pour mettre en doute la parole de la plaignante : où sont les preuves ? " Ce roman, version étoffée de la pièce, rend l'histoire de Tessa plus convaincante encore, plus humaine. Un cri de ralliement politique. " New York Times " Audacieux et déchirant. " Elle Magazine
Août 1979, trois enfants disparaissent à As Covas : les frères Cadavid et Blanca Suances, âgés de 12 à 8 ans. Le lendemain, la fillette est retrouvée indemne. Des deux garçons, nulle trace... 25 ans plus tard, quand leurs ossements sont exhumés, Blanca revient en Galice pour tenter de comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là. Un roman d'atmosphère, noir, puissant et singulier. Trois enfants disparaissent en Galice, un village se tait. Vingt-cinq ans après les faits, la seule rescapée revient sur les lieux du drame pour tenter de résoudre le mystère. Un roman d'atmosphère, noir, puissant, singulier. Le suspense littéraire de la rentrée d'hiver 2026. Le samedi 12 août 1979 au soir, trois enfants disparaissent dans la commune espagnole d'As Covas, en Galice, lors de la fête du Castro : Blanca Suances, 8 ans, Nicolas et Hugo Cadavid, 12 et 10 ans. Le lendemain matin, la fillette est retrouvée indemne mais amnésique à des kilomètres de là, de l'autre côté de la frontière portugaise. De Nicolas et d'Hugo, nulle trace... Vingt-cinq ans plus tard, les ossements des frères Cadavid sont exhumés... Accompagnée d'un journaliste local, Blanca retourne sur les lieux du drame, interroge les témoins de l'époque et se heurte à un village encore marqué par les rancunes nées de la guerre civile et d'affaires plus récentes. Même si des flashs lui reviennent, des souvenirs par bribes, difficile pour elle de se représenter un tableau net du passé, aux contours bien définis. D'autant qu'à son envie de résoudre le mystère se mêle une quête toute personnelle, à la (re)découverte de son histoire familiale. Pour sa première incursion dans l'univers du noir, Susana Fortes livre un roman singulier qui danse autour des codes habituels du genre pour les nimber d'une atmosphère étrange et inquiétante, qui happe dès les premières pages. " Le nouveau roman remarqué de Susana Fortes, où se mêlent intrigues, tension, souvenirs d'enfance et humanité. " La Razon " Fortes explore avec brio les mécanismes complexes de la mémoire et des souvenirs. " El Progreso
Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous un parking du Ve arrondissement ?Suivez Lorànt Deutsch le long des rues où se cachent des trésors insoupçonnés. Une promenade captivante, où défilent seigneurs alliés et princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, le peuple de Paris se soulever ? violent, sanglant, emblématique ?, et se construire ainsi toute l'Histoire de France." Un récit enlevé de l'Histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d'une réelle érudition. " Libération
Résumé : Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le "front de l'arrière" font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. En 1918, la France émerge, victorieuse mais "malade de la guerre" : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être "réparées" aussi rapidement qu'un pont ou une route. La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisation artistique. Alors que la France abandonne, en partie à regret, une politique de puissance en Europe, elle l'exprime avec force sur le terrain colonial. Avant que tout ne retombe dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains. Pour restituer ce "passé qui ne passe pas" , Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance entre passion et parti pris pour rendre intelligibles les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.
La plus célèbre inconnue de l'histoire de France.Fruit de nombreuses années de recherches, cette biographie-fleuve tranche avec toutes les précédentes. Dégageant les couches successives de l'historiographie, elle se concentre, pour retrouver la figure originale, sur les sources premières (archives et textes d'époque) afin d'exhumer le rôle politique et diplomatique de la reine de France sans négliger, bien sûr, sa relation avec son mari, ses enfants et ses amis intimes, dont Fersen, mettant en lumière son influence méconnue sur le gouvernement et ses rapports avec les différents ministres de Louis XVI, tels Maurepas, Turgot, Necker, Calonne ou Loménie de Brienne.Le biographe distingue la femme de son mythe, qu'il s'agisse des circonstances de son mariage en 1770, de son accession au trône, de sa formation intellectuelle ou de ses liens avec Fersen, de ses années d'insouciance à Versailles et au Petit Trianon à l'époque du déclin du système de cour, jusqu'à l'époque des tragédies, aussi bien personnelles que politiques, revisitant à frais nouveaux l'affaire du Collier, la convocation des états généraux, l'épisode de Varennes, la chute de la monarchie, l'emprisonnement au Temple, son procès et son exécution, point de départ de sa légende.Il en ressort une image très différente de celle laissée à la postérité, d'une reine aimant par-dessus tout la mode, les bijoux, les bals et les fêtes. Celle d'une femme mélancolique aspirant désespérément à la tranquillité, dépassée par l'ampleur de son impopularité, mais aussi capable de faire face à l'adversité avec un immense courage.Un ouvrage rare, novateur, ambitieux qui conjugue comme rarement maîtrise des sources et art de la narration.