La guerre carliste. Les croisés du roi ; La lueur du brasier ; Comme un vol de gerfauts
Valle-Inclan Ramon del ; Camp Jean ; Sesé Bernard
GALLIMARD
6,60 €
Épuisé
EAN :9782070264506
La Guerre carliste se compose d'une trilogie qui a paru en Espagne en 1908 et en 1909. Au début du premier volume intitulé Les Croisés du Roi, le Marquis de Bradomin arrive en Galice, dans la petite ville de Viana del Prior. Il vient chercher de l'argent pour financer la guerre que la présence du prétendant, Don Carlos, a rallumée en 1872. Décidé à vendre son palais, le Marquis de Bradomin sollicite l'aide du clergé qui répond à sa demande avec enthousiasme. Mais le conspirateur légitimiste a une autre affaire à régler : il est chargé de faire passer en Navarre un dépôt de fusils caché dans un couvent et sur le point d'être découvert. Autour du Marquis de Bradomin participent à l'action Don Juan Manuel Montenegro, son fils, le beau cadet Cara de Plata, et tous les paysans et petites gens de Galice. Dans le second volume - La Lueur du brasier - l'action se déroule en Navarre. Cara de Plata vient d'arriver en compagnie de deux religieuses qui vont rejoindre les troupes du roi pour soigner les blessés. Un curé, Don Juan Manuel Santa Cruz, a abandonné l'Eglise pour faire la guerre et devient le personnage principal de ce récit où les combats entre partisans carlistes et soldats du gouvernement alternent avec des péripéties romanesques. Ce prêtre-guerrier, cruel et despotique, apparaît dans la troisième partie intitulée Comme un vol de gerfauts... A partir de l'attaque de la petite ville d'Otraïn, où le rejoignent les troupes de Miquelo Egoscué, un autre chef de bande, il occupe le centre de la scène. Le tableau d'ensemble de cette trilogie de la guerre carliste, à la fois barbare et lyrique, donne une profonde impression de vérité : on y retrouve l'atmosphère de la guerre civile, les paysages et les coutumes des habitants des provinces basques et navarraises. La plupart des personnages de cette vaste fresque baroque, où l'Histoire est étroitement mêlée à la fiction, apparaîtront dans les oeuvres postérieures de l'auteur et tout particulièrement dans son théâtre.
Nombre de pages
320
Date de parution
18/05/1966
Poids
360g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070264506
Titre
La guerre carliste. Les croisés du roi %3B La lueur du brasier %3B Comme un vol de gerfauts
Auteur
Valle-Inclan Ramon del ; Camp Jean ; Sesé Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
360
Date de parution
19660518
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : Publiée à Madrid en mai 1920, cette tragi-comédie compte parmi les pièces les plus représentatives du théâtre de Valle-lnclàn. On y trouve tous les thèmes qui ont fait de son auteur le prestigieux évocateur d'une Espagne à la fois poétique, superstitieuse et audacieusement réaliste. La misère, la cruauté, l'érotisme enrobés dans une foi teintée de paganisme créent l'atmosphère où se déroule, dans la campagne de Galice, le drame qui déchire la famille de Pedro Gailo. Les mendiants forment la toile de fond. La mort de Laureano, fils idiot de Juana la Reina, sert à nouer l'action et à hâter le dénouement. Surprise en flagrant délit d'adultère avec Séptimo Miau, le mauvais mais séduisant garçon qui court les foires et les pèlerinages avec un chien et un oiseau diseurs de bonne aventure, Mari-Gaila est ramenée, nue, à l'église de San Clemente où son mari est sacristain. Cette bacchanale se termine par le pardon de l'époux outragé devant une foule assagie par le latin des Divines Paroles.
Représentée pour la première fois à Madrid, au Théâtre de la Princesa, par la célèbre compagnie Guerrero-Mendoza, La Marquise Roselinde fut publiée en 1913 en Espagne. L'action de cette "farce sentimentale et grotesque" en trois journées, se déroule au dix-huitième siècle, dans un décor moderniste, "un jardin avec des cygnes et des roses" ... Le poète met en scène à la fois des personnage traditionnels de la Commedia dell Arte (Arlequin, Pierrot, Colombine, Polichinelle), de la Comedia espagnole du Siècle d'or (le mari jaloux, la duègne, la dame, les ruffians) et de la comédie galante à la façon de Marivaux ou de Musset (la marquise, le page, l'abbé de cour).
Le marquis de Bradomin, le personnage central de ces Sonates, est un don Juan " laid, catholique et sentimental " qui incarnait tout ce en quoi l'écrivain croyait profondément. Un don Juan admirable qui, devenu vieux, dicte ses aimables Mémoires. Don Juan traditionnel parce qu'il croit au péché, et plus encore parce qu'il n'hésite pas à pécher. Don Juan très fin de siècle aussi qui par certains côtés rappelle celui que Baudelaire campa, hautain, aux Enfers. Mais, à la différence de beaucoup d'autres, le don Juan de Valle-Inclàn (1869-1936) arrive à la vieillesse, une façon de subvertir le mythe. À l'image de Casanova, en somme, mais sans la tristesse et l'ennui du château de Waldstein. " Un don Juan mélancolique donc, retiré dans son manoir galicien dans les dernières années du XIXe siècle, pour qui le péché est le sel de la vie et qui sait que si Dieu existe, il lui suffira de troquer la mélancolie par la miséricorde. Un don Juan coupable et sans culpabilité, bien loin de la fougue de la jeunesse. Tel est le marquis de Bradomin de ces quatre merveilleuses nouvelles qu'on peut lire comme un seul roman... Ils sont très rares les grands romans intimistes où auteur et personnage s'étreignent à ce point, de façon si fausse et si véridique à la fois. " (Luis Antonio de Villena)
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.