16 mai 1770. Marie-Antoinette épouse à Versailles celui qui deviendra Louis XVI. D'abord émerveillée par les fastes de la cour, la jeune dauphine se lasse rapidement des devoirs de sa charge. Pour fuir les contraintes imposées par l'étiquette, elle se retire dès qu'elle le peut en compagnie de quelques privilégiés, le cercle des favoris de la reine. Alors que nul n'ignore ses déboires conjugaux, la reine est vue à Paris au bal de l'Opéra avec le comte d'Artois, à Versailles avec le beau Lauzun, volage et inconstant, avec le médisant baron de Besenval, le capricieux comte de Vaudreuil, le docile comte Esterhazy, ou encore le ténébreux comte de Fersen. Loin de garder la réserve habituelle des reines de France, Marie-Antoinette entend vivre comme bon lui semble, malgré les fréquentes remontrances de l'impératrice Marie-Thérèse. Elle goûte par-dessus tout la joie de retrouver ses amis en des lieux fermés au reste de la cour, voués à l'intimité et au délassement : « Ici je ne suis pas la reine, je suis moi. » À la cour comme à la ville, les rapports de Marie-Antoinette aux hommes font beaucoup jaser ¿ ce qui n'empêche pas nombre de courtisans de briguer la place de favori dans son c'ur. De Versailles à Trianon, les intrigues se nouent et se défont entre les candidats et leurs soutiens, au gré des caprices de la reine. 16 mai 1770. Marie-Antoinette épouse à Versailles celui qui deviendra Louis XVI. D'abord émerveillée par les fastes de la cour, la jeune dauphine se lasse rapidement des devoirs de sa charge. Pour fuir les contraintes imposées par l'étiquette, elle se retire dès qu'elle le peut en compagnie de quelques privilégiés, le cercle des favoris de la reine. Alors que nul n'ignore ses déboires conjugaux, la reine est vue à Paris au bal de l'Opéra avec le comte d'Artois, à Versailles avec le beau Lauzun, volage et inconstant, avec le médisant baron de Besenval, le capricieux comte de Vaudreuil, le docile comte Esterhazy, ou encore le ténébreux comte de Fersen. Loin de garder la réserve habituelle des reines de France, Marie-Antoinette entend vivre comme bon lui semble, malgré les fréquentes remontrances de l'impératrice Marie-Thérèse. Elle goûte par-dessus tout la joie de retrouver ses amis en des lieux fermés au reste de la cour, voués à l'intimité et au délassement : « Ici je ne suis pas la reine, je suis moi. » À la cour comme à la ville, les rapports de Marie-Antoinette aux hommes font beaucoup jaser ¿ ce qui n'empêche pas nombre de courtisans de briguer la place de favori dans son c'ur. De Versailles à Trianon, les intrigues se nouent et se défont entre les candidats et leurs soutiens, au gré des caprices de la reine.Emmanuel de Valicourt, docteur en droit et enseignant, se passionne pour la société française qui précède la Révolution. Il est l'auteur d'une biographie de Charles-Alexandre de Calonne, ministre de Louis XVI, saluée par la critique.
Nombre de pages
384
Date de parution
16/05/2019
Poids
492g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791021036628
Titre
Les favoris de la reine
Auteur
Valicourt Emmanuel de
Editeur
TALLANDIER
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145
Poids
492
Date de parution
20190516
Nombre de pages
384,00 €
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Aujourd'hui encore, apologistes et détracteurs s'affrontent pour savoir si Louis XVI était victime ou incapable. Peut-être les deux. C'est l'énigme de l'homme qui ne savait pas être roi. Trop souvent lue à l'aune de sa fin, la vie de Louis XVI est rarement étudiée à travers ses influences familiales. On a oublié le rôle de Louis XV, son impénétrable grand-père, ou celui de Louis-Ferdinand et Marie-Joseph, ses parents autoritaires, morts avant d'accéder au trône. Qui se rappelle son frère aîné, le duc de Bourgogne, mort enfant ? Ou ses cadets, le comte de Provence (futur Louis XVIII) et le comte d'Artois (futur Charles X), éternels rivaux ? Ces relations ont pesé sur le pouvoir, aggravant la crise et éclairant l'effondrement du régime. Si les Bourbons ont le sentiment d'une destinée collective, on découvre que c'est aussi collectivement qu'ils ont participé à la ruine d'un édifice pluriséculaire.
Née dans la Maison royale du Piémont, Marie-Thérèse de Savoie-Carignan (1749-1792) est mariée en 1768 au prince de Lamballe. Epouse délaissée, elle est veuve à dix-huit ans et son beau-père, le duc de Penthièvre, petit-fils de Louis XIV, la recueille. Marie-Antoinette la prend sous sa protection et en fait sa favorite. Mais cette amitié conduira la princesse vers un effroyable supplice. Marie-Thérèse traverse les scandales royaux avec une sincérité d'âme et, loin des calculs d'intérêts, tente de se frayer un chemin dans une belle-famille compliquée : elle est l'enjeu des ambitions de son beau-père, se lie avec son beau-frère, le duc d'Orléans, futur Philippe-Egalité, que la reine déteste. Un savant équilibre, comme celui qu'elle doit mener avec Marie-Antoinette lorsque apparaît la comtesse Jules de Polignac, qui fait tout son possible pour éliminer sa rivale. La Révolution précipite sa perte. D'abord emprisonnée avec la famille royale au lendemain du 10 août 1792, Marie-Thérèse est assassinée un mois plus tard lors des massacres de septembre. Emmanuel de Valicourt livre un portrait captivant de la princesse de Lamballe et revient sur la violence de sa mort prématurée qui a frappé les esprits. Les documents de la Commune de Paris montrent qu'abattre cette femme s'inscrit dans un processus calculé visant à culbuter la monarchie, tout en tentant de faire croire qu'elle a été victime des furies populaires. Depuis le palais royal de Turin jusqu'à la geôle de la prison de La Force, en passant par Versailles et Rambouillet, la vie de la princesse est un roman au destin tragique, comme celui de Marie-Antoinette, à qui elle manifeste la plus belle des fidélités.
16 mai 1770. Marie-Antoinette épouse celui qui deviendra Louis XVI. Émerveillée par les fastes de Versailles, la jeune dauphine se lasse rapidement des devoirs de sa charge. Pour fuir les contraintes imposées par l'étiquette, elle s'éloigne de la cour en compagnie de quelques privilégiés, les favoris de la reine. Loin de garder la réserve habituelle des reines de France, Marie-Antoinette entend vivre comme bon lui semble, en compagnie du beau et volage duc de Lauzun, du méprisant baron de Besenval, ou encore du ténébreux comte de Fersen. Elle goûte la joie de retrouver ses amis en des lieux interdits, voués à l'intimité et au délassement. Nombre de courtisans briguent la place de favori dans son coeur. De Versailles à Trianon, les intrigues se nouent et se défont entre les candidats et leurs soutiens, au gré des fantaisies de la reine.
Aujourd'hui encore, apologistes et détracteurs s'affrontent pour savoir si Louis XVI était victime ou incapable. Peut-être les deux. C'est l'énigme de l'homme qui ne savait pas être roi. On sait Louis XVI timide et maladroit dans ses relations. On le sait aussi solitaire, hésitant à donner sa confiance. Affectueux avec ses proches, il semble indifférent au reste du monde, courageux et dépressif, féru de sciences exactes et négligent. D'où cela lui vient-il ? Sa vie est trop souvent lue à l'aune de sa fin et l'histoire est passée trop rapidement sur ses influences familiales. Certes on a rempli des bibliothèques sur ses relations conjugales, mais on a oublié le rôle de Louis XV, son impénétrable grand-père, ou celui de Louis-Ferdinand et Marie Joseph, ses parents autoritaires, morts avant d'accéder au trône. Qui se rappelle de son frère aîné, le duc de Bourgogne, mort à neuf ans après une longue agonie ? Sans parler de ses cadets, le cynique comte de Provence (il sera plus tard Louis XVIII) et l'irresponsable comte d'Artois (futur Charles X), éternels rivaux ? Autant de relations qui ont alourdi l'exercice du pouvoir, aggravant la situation politique et économique du royaume. Elles donnent une illustration intime au règne de Louis XVI et jettent un éclairage inédit sur l'effondrement du régime. Si les Bourbons ont le sentiment d'une destinée collective, on découvre que c'est aussi collectivement qu'ils ont participé à la ruine d'un édifice pluriséculaire. Emmanuel de Malicourt, docteur en droit et enseignant, se passionne pour la société française qui précède la Révolution. Il est l'auteur, chez Tallandier, des Favoris de la reine. Dans l'intimité de Marie-Antoinette et d'une biographie de la princesse de Lamballe Teotov, 2023).
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