Spectateurs grecs et romains. Corps, régimes de présence, modalités d'attention
Valette Emmanuelle ; Wyler Stéphanie
HERMANN
45,20 €
Epuisé
EAN :9791037022929
Inverser la perspective et regarder les spectateurs : tel est le point de vue adopté pour interroger comment les Grecs et les Romains de l’Antiquité, si férus de spectacles de toute nature, théâtrale, sportive, religieuse, politique, ont été eux-mêmes spectaculaires. Comment dans les gradins du théâtre, du cirque ou de l’amphithéâtre, au passage d’une procession ou dans l’auditoire d’un sermon chrétien, manifestaient-ils leur présence, leur adhésion ou leur contestation ? Dans quelle mesure ces manifestations étaient-elles attendues, codifiées ou redoutées par les organisateurs ? En prêtant ou en refusant leur attention, visuelle et polysensorielle, à une performance, tous avaient une part active dans son succès. Pour retrouver les corps, les émotions, les passions de ces spectateurs disparus, le livre parcourt des textes, des images, les traces matérielles qu’ils ont laissées, depuis la Grèce archaïque jusque dans l’Antiquité tardive.
Nombre de pages
345
Date de parution
31/05/2023
Poids
1 220g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9791037022929
Titre
Spectateurs grecs et romains. Corps, régimes de présence, modalités d'attention
Auteur
Valette Emmanuelle ; Wyler Stéphanie
Editeur
HERMANN
Largeur
210
Poids
1220
Date de parution
20230531
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pourquoi à Rome ne parlait-on pas romain ? Ce livre est sans doute le premier à poser cette question, qui implique que les Romains ne s'identifiaient pas totalement avec cette langue que nous appelons le latin et que nous distinguons soigneusement - trop sans doute - du grec. A Rome, selon le moment ou le lieu, selon le sexe, selon le statut social, selon l'image qu'on veut donner de soi, on écrit un poème en grec ou en latin, on parle philosophie en grec ou en latin, on s'insulte en grec ou en latin. Et plus souvent encore en mélangeant les deux. César selon Suétone serait mort dans les deux langues, s'adressant en latin à ses ennemis politiques, en grec à son fils. Les Romains n'étaient pas bilingues car le grec et le latin forment à Rome un seul langage, celui de la civilisation romaine dont ils servent deux imaginaires différents et inséparables. Le grec exalte les plaisirs de la ville, des bains du banquet, tous les raffinements de la culture matérielle et intellectuelle ; le latin fait entendre la majesté du peuple et du sénat, le mos maiorum - l'identité d'avant -, et c'est en latin qu'on s'adresse aux dieux.
La modernité correspond-elle à l'état le plus récent d'une évolution continue, ou doit-elle être pensée en termes de révolution ? Quelques années après ce qu'il est convenu d'appeler la "crise du roman", la post-modernité cherche à dépasser la vieille querelle des Anciens et des Modernes, en créant des formes nouvelles susceptibles d'intégrer les formes anciennes, et, selon la formule de Michel Butor, en apprenant à utiliser la "technique des négations pour inventer autre chose". Destinée essentiellement aux étudiants en littérature française, cette nouvelle édition de L'Esthétique du roman moderne propose une méthode pour analyser de façon systématique l'évolution du langage romanesque. Ce sont les modèles de la linguistique, de la pragmatique, de la sémiologie, du structuralisme et de la narratologie qui servent de fil conducteur à l'ouvrage. L'analyse s'appuie sur de nombreux exemples empruntés aux oeuvres narratives les plus représentatives de la littérature française moderne.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.