On trouve dans tous les êtres vivants ce que l'on nomme " parties " ; celles-ci sont inséparables du Tout à un degré tel qu'on peut les saisir uniquement au sein d'un seul et même ensemble ; et les parties ne peuvent servir à mesurer le Tout pas plus que le Tout ne peut servir à mesurer les parties. Étude d'après Spinoza Si nous revenons à la comparaison entre l'art et la science, nous sommes amenés à faire l'observation suivante : comme il est impossible de constituer le Tout dans les champs du savoir et de la réflexion puisqu'à celui-là fait défaut l'intériorité et que celle-ci est dépourvue d'extériorité, nous devons de toute nécessité penser la science comme art dès lors que nous attendons d'elle qu'elle nous communique l'un ou l'autre mode de totalité. Histoire de la théorie des couleurs
Nombre de pages
750
Date de parution
25/09/2000
Poids
1 236g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252033043
Titre
Johann Wolfgang Goethe. L'Un, l'Autre et le Tout
Auteur
Valentin Jean-Marie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
1236
Date de parution
20000925
Nombre de pages
750,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De l'échec au projet de "Théâtre National" ne surnage en vrai qu'un texte, la Dramaturgie de Hambourg (1769). Mais il est triplement décisif. Pour l'histoire littéraire allemande, qui formule alors ses ambitions culturelles propres en recourant au médium de la scène. Pour les échanges européens, dans lesquels le paradigme français perd en puissance, rayonnement et validité théorique. Pour la critique dramatique qui, repensant une ultime fois la Poétique d'Aristote, s'invente dans le contexte des Lumières avant de s'épanouir dans la réflexivité du romantisme d'Iéna.
Cet ouvrage réunit une série d'études sur le théâtre dans l'Empire au XVIIe siècle, la perspective globale s'étendant à l'époque qui va de l'humanisme tardif du XVIe siècle à la première phase des Lumières. L'auteur traite des modes d'expression et de la pratique, socialement et confessionnellement conditionnée, des jeux scéniques et de l'opéra. Il montre en particulier les implications du terme de " novum drama " en contexte chrétien, luthérien et catholique. Dans le drame de martyr, à propos duquel il donne pour la première fois sa place centrale au traité Della rinovazione dell'antica tragedia, platonicien et anti-aristotélicien, du jésuite italien Tomaso Galluzzi, il identifie la matrice du Trauerspiel dont le maintien prolongé explique le tarissement. Ces apports permettent de contourner l'écueil des cloisonnements arbitraires, traditionnels, entre les formes liées aux systèmes religieux, politiques, scolaires ou professionnels, formels, linguistiques. C'est à travers ces modes d'organisation polymorphes, rivaux et complémentaires, que se révèle le mieux, pour ce domaine, la singularité du Saint Empire à l'ère de la première modernité. Le pluralisme dans l'usage des langues - l'allemand, le néo-latin et, pour l'opéra, l'italien - est de même réinséré dans une diversité constitutive de la culture de l'époque au sein de l'espace considéré. Les cadres retenus - l'école, la ville, la cour - sont les lieux où prennent forme les rapports changeants entre catégories esthétiques, supports institutionnels et stratégies de conquête ou de consolidation à travers la représentation.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.