Dans cet ouvrage, le talent de Kiefer n'est pas en cause. Il convient cependant d'évaluer ses oeuvres, son interprétation du nazisme, son esthétique, ses choix religieux et de questionner sa fascination pour la mort. L'un de ses mérites est d'avoir interrogé l'histoire de la culture allemande et son implication le nazisme. L'importance de la poésie de Celan et Bachmann dans ses tableaux le conduit à relayer la mémoire de la Shoah. Toutefois, Kiefer est un postmoderne réactionnaire, hostile aux avant-gardes et à la modernité des Lumières. Il réhabilite un art religieux. Sa religiosité néo-romantique n'en fait pas un mystique. Elle est conservatrice, amorale et apolitique. Sa traduction de la kabbale juive est anthropomorphe et dénature la transcendance du Dieu caché juif. Sa conception de l'art, originale, est mystificatrice. Les aspects macabres de son oeuvre font signe vers une secrète glorification de la mort.
Nombre de pages
170
Date de parution
16/02/2022
Poids
228g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343251899
Titre
Anselm Kiefer. Une évaluation critique
Auteur
Valentin Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
228
Date de parution
20220216
Nombre de pages
170,00 €
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Les sculptures publiques de Claes Oldenburg et de Coosje van Bruggen stigmatisent le grotesque urbain et architectural des mégapoles comme Chicago ou New York. Hanté par une mystique, le gratte-ciel, de Sullivan à Mies van der Rohe, devient pour lesOldenburg le symptôme du grotesque tragique ou tragi-comique de la modernité. Avec leurs objets surdimensionnés, les artistes pop dressent les figures sidérantes d'un monde hors de ses gonds, lié à une inversion et à une confusion des valeurs et se livrent à une critique de la technocratie et du mercantilisme. Ils débusquent les reliquats du sacré lié à un culte secret de l'effroi dans l'art et l'architecture de leur époque. La Pince à linge de Philadelphie, la Batte de base-ball de Chicago sont une parodie de la nostalgie du sacré présente dans l'art de Brancusi, et notamment dans sa célèbre Colonne sans fin symbolisant une métaphysique de la liberté et une conception traditionnelle du monument associée au fantasme d'une communauté organique et réconciliée. Les antimonuments burlesques, néodadaïstes et corrosifs de Claes Oldenburg et de Coosje van Bruggen exploitent les vertus curatives du comique, contre la sanctification de la raison, de l'ordre et de la morale qui s'est imposée dans l'histoire de l'art abstrait, l'architecture moderniste et l'art des ingénieurs. Biographie de l'auteur ÉRIC VALENTIN est titulaire d'un doctorat de philosophie et docteur en histoire de l'art de l'université de Nanterre (Paris X). Maître de conférences en esthétique à l'université de Picardie Jules Verne, il est l'auteur d'écrits sur l'expressionnisme autrichien, l'art allemand de la seconde moitié du XX"siècle, le Pop Art américain et la peinture abstraite russe, européenne et américaine."
Théâtrocratie est un roman à la croisée du thriller psychologique et de la satire politique, qui joue, dans un style immersif et sans concession, avec les thèmes de l'autorité perverse, de la manipulation et de l'emprise, interrogeant la fabrique de boucs émissaires et la violence des narratifs imposés. Entre survie et révolte, son héros se débat dans l'aliénation d'un univers au bord de la dystopie, où la frontière entre réalité et spectacle s'évanouit. Porté par une écriture cinématographique, le récit cultive le suspense et l'ambiguïté avec ironie, afin d'arracher les masques d'un pouvoir détraqué, martyrisant les corps, et chercher un sens au milieu des ruines.
Cet ouvrage explicite les significations et les enjeux des références au christianisme et chamanismes sibériens et amérindiens dans les ?uvres de Joseph Beuys. En clarifiant les orientations politiques, esthétiques, philosophiques et religieuses de son art, en soulignant l'esprit humaniste, cosmopolite et libertaire de ses créations, on montre que les accusations de crypto-nazisme visant l'artiste n'ont pas de fondement. Cette défense n'exclut pas une évaluation critique nuancée.
Barnett Newman associe ses oeuvres à la mystique juive, qu'il découvre en lisant Gershom Scholem. Dans ses tableaux, la couleur et la lumière expriment le divin. En se référant à la mystique juive, l'artiste honore la mémoire des Juifs pieux de l'Europe centrale assassinés par les hitlériens. Par ailleurs, le peintre est proche du messianisme libertaire et mystique d'intellectuels d'Europe centrale comme Landauer, Benjamin, Bloch et Buber. La spécificité de la mysticité des oeuvres de Newman est définie en la comparant avec celle de trois peintres abstraits : Mondrian, Rothko et Malevitch.