Andrès et Danaé. Danaé et Andrès. Danaé a beau retourner la formule de son couple dans tous les sens, elle n'a plus rien de magique. Érodée par les tâches domestiques, gangrenée par l'ennui et le bitume, sa relation n'a plus rien d'amoureuse, encore moins de passionnée. Alors Danaé s'en va. Sans prévenir, elle prend le train qui la bringuebale très loin... jusqu'au pays de ses souvenirs. Elle y redécouvre Andrès, jeune, beau et fringant. Elle y retrouve surtout son premier amour, avant Andrès, avec cette sauvageonne indienne qui éveilla ses sens, l'initia à la beauté de la terre, des algues, des arbres... l'occasion pour Zoé Valdés de chanter plus fort que jamais Cuba et sa culture fortement métissée. Zoé Valdés est exilée à Paris depuis 1995. Sa nostalgie de La Havane n'en est que plus brutale, son écriture plus écorchée. De Sang bleu (1994) à La Douleur du dollar (1997) et à ce Cher premier amour (2000), elle dit son pays fantasmatique, épicé, sensuel, sexuel, fiévreux, à la limite du délire, en une écriture violemment charnelle, éclatée. --Laure Anciel
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Nombre de pages
380
Date de parution
28/08/2003
Poids
210g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782290323236
Titre
Cher premier amour
Auteur
Valdés Zoé - Hasson Liliane
Editeur
J'AI LU
Largeur
110
Poids
210
Date de parution
20030828
Nombre de pages
380,00 €
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Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes? Pour l'avoir, elle? Mettre au monde une crève-la-faim? Plus d'une fois on lui avait présenté tel ou tel type comme étant son père. - Voilà ton père, ton foutu père, lui avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son parrain débarquait avec un gâteau trop sucré. Alma aurait donné n'importe quoi à présent pour une miette d'un gâteau pareil, même rance. Un sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles. Il avait été question si souvent de l'identité véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles ou du panier abandonné devant la porte, elle n'y croyait plus. Si le type du gâteau était son père, elle s'en foutait purement et simplement."
Zoé Valdés raconte l'histoire d'une jeune femme qui lui ressemble à s'y méprendre, depuis sa naissance très patriotique à Cuba, le 2 mai 1959, au lendemain d'un glorieux défilé de travailleurs, jusqu'à cette soirée ultime où, trente ans plus tard, en pleine "période spéciale" (privations, pénurie, liberté si précaire), les deux hommes de sa vie vont jouer aux échecs le privilège de finir la nuit avec elle. Dehors - dernier terme de cette éducation sentimentale et politique à la cubaine - semble l'attendre la mer immense, par où se sont déjà enfuis les amis chers?.
Cet avion était réservé aux diplomates. Elle était fille d'ambassadeur d'un pays pauvre. L'oeil avisé de l'attaché culturel anglais croyait reconnaître une sous-développée dotée d'une indéniable distinction. Cela ne la déprimait pas. Elle préférait se mettre en colère, ravaler d'un coup sec, dans le respect du protocole, le crachat furieux qu'elle destinait au visage anglo-saxon. Elle sortit son cahier et se mit à écrire fébrilement, rien à faire, ça l'excitait d'écrire le nom de cette ville. "Destination : Paris !" Elle avait laissé son amie derrière, dans les champs verdoyants. Et son fiancé, perdu dans la ville délavée. Ses parents l'attendaient toujours quelque part sur la planète, jamais à la maison, mais dans les aéroports.
Le baiser commença, très maniéré, avec le petit jeu de se faire passer le glaçon d'une langue à l'autre ; quand celui-ci fut dissous, leurs langues s'entremêlèrent comme deux serpents, et l'ingénuité devint pornographique. Il mordilla les lèvres de Cuquita, jusqu'à les faire gonfler, elle lui rendit la pareille, mais encore inhibée de timidité, peut-être. Leur baiser dura trois longs boléros, l'un de quatre minutes, le second de trois minutes vingt secondes et le troisième, de quatre minutes virgule trente-trois secondes. Au total, onze minutes virgule cinquante-trois secondes de suçotage et de coups de langue. La durée, c'est la Mechu qui la calcula, morte de jalousie, suffoquée, surexcitée.
Retrouvez Millie, une femme de ménage un peu particulière, dans cette suite qui démontre que l’autrice a plus d’un tour dans son sac pour manipuler son lecteur ...
Après avoir été au service des autres en tant que femme de ménage, Millie s'est enfin construit une vie à elle. Elle vient même d'emménager dans une belle maison, à l'abri d'une petite impasse chic et tranquille, avec son mari et ses deux enfants. Mais son rêve d'une existence paisible se ternit rapidement lorsqu'elle rencontre ses voisins. Il y a Suzette, bien trop snob et aguicheuse, et son insipide mari, Jonathan, sans oublier leur terrifiante femme de ménage au regard perçant et au comportement plus que suspect. Les craintes de Millie montent d'un cran lorsque d'étranges bruits se font entendre la nuit dans sa propre maison...
Pour Millie, devenir femme de ménage chez les Winchester, une riche famille new-yorkaise, est une chance inespérée. L'occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : Mme Winchester aurait tenté de noyer sa fille quelques années auparavant. Heureusement, le charmant M. Winchester est là pour rendre la situation plus supportable... Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l'extérieur, il est peut-être déjà trop tard...