Valcheva Kristiyana ; Benatova Miroluba ; Cuny Mar
OH
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EAN :9782915056679
« Je m appelle Kristiyana Valcheva, je suis infirmière, j ai passé injustement huit ans de ma vie dans les prisons libyennes. J y ai été torturée, humiliée, condamnée à mort. Mais tout au long de ces années de souffrance, jamais je n ai renoncé. Aujourd hui, je veux clamer mon innocence à la face du monde. ». . 1999, en Libye. Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien sont arrêtés, accusés d avoir volontairement inoculé le virus du sida à des centaines d enfants. . Kristiyana Valcheva est l une de ces infirmières. Enlevée en bas de chez elle, elle ne saura jamais pourquoi elle a été choisie. Jamais elle n a travaillé dans l hôpital concerné ! Mais les policiers qui l ont enlevée veulent lui faire avouer qu elle est à la tête d une machination diabolique destinée à tuer des enfants libyens.. Pour en arriver là, ils vont tenter de la briser. Piétiner son esprit, annihiler ses forces physiques et mentales. La torturer. . Des mois durant, toutes les nuits, elle est frappée et torturée. Mais Kristiyana a décidé de résister. Commence alors pour elle, depuis sa prison, un très long combat contre la douleur, le mensonge, le temps, qu elle raconte pour la première fois dans ce témoignage exceptionnel.. . « Une histoire de fous, inventée par des fous, dans un monde de fous », écrit-elle aujourd hui. Cette femme est une héroïne, par sa force de résistance, mais aussi par le courage et l énergie qu elle a su insuffler autour d elle. Au terme de ces huit ans d horreur, Kristyiana a sauvé plus que sa vie, elle a sauvé son âme. Elle est toujours Kristiyana. Elle a gardé la tête haute.
Avec pudeur, impertinence et tendresse, Patrick Sébastien nous fait partager les terribles moments qui ont jalonné sa vie. Il nous confie comment, grâce à son indéfectible volonté de croire en la vie, il est parvenu à surmonter ses misères et ses drames. Une leçon optimiste de vie, indispensable en cette période de doutes, d'interrogations et de difficultés que nous traversons tous.
Bordeaux, 1943, une rafle, Sidonie et ses jumeaux âgés de cinq ans sont arrêtés : ils sont noirs et vont être déportés. C'est dans l'angoisse et la puanteur du train que commence le long voyage qui mènera Sidonie et ses enfants jusqu'à Auschwitz. A leur arrivée au camp, Désiré, son fils, lui est enlevé - il va chez les hommes ; sa fille, elle, mourra. Sidonie est ensuite déportée à Ravensbrück. Elle lutte contre la souffrance et la folie en puisant dans ses racines martiniquaises. Dans ce camp où tout est horreur, Sidonie invoque la mémoire de ses ancêtres africains, esclaves et révoltés, qui ont survécu à des siècles d'oppression. Elle prie Agénor, un dieu qu'elle s'invente, qui lui donne force et courage. Elle, si fière de ne s'être jamais senti une esclave, combat de toutes ses forces. Michelle Maillet aborde le sujet de la déportation des Noirs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un sujet peu connu qu'elle traite magistralement. L'Etoile noire est un livre poignant, empreint de poésie, prônant l'amour et la tolérance. L'Etoile noire est le premier roman de Michelle Maillet.
Il y a cinquante ans, j'ai lancé un appel. Après des morts de trop. En l'improvisant dans l'émotion et l'indignation de l'urgence. Je ne pensais pas qu'il aurait tant d'échos en France et dans le monde. Aujourd'hui c'est le mouvement Emmaüs qui vous appelle avec moi à vous mobiliser ? Puisse ce livre vous aider à voir et à comprendre pour agir. J'y retrouve ce qui m 'anime depuis toujours. Continuons d'être contagieux. Partageons les raisons de vivre. Répondez autant que vous le pourrez à ce nouvel appel au secours. Abbé Pierre
Après Human, sorti en 2015, Yann Arthus Bertrand a réalisé le film documentaire Woman qui dénonce les injustices subies par les femmes à travers le monde. En parallèle de ce film, sortira Woman - Les Bretonnes une déclinaison régionale du film mondial. Cet ouvrage éponyme présente 30 témoignages de femmes dont certaines apparaissent dans le film Woman. Agées de 17 à 90 ans, elles parlent sans détour de séduction, de maternité, de leur rapport au corps, de violence, de deuil, d'amour. Elles évoquent aussi leur couple, parlent d'égalité... "L'ambition de WOMAN est surtout de proposer une autre vision dans notre monde à l'avenir incertain qui a été imaginé, construit et dominé par les hommes." Yann-Arthus Bertrand
Valentine Cuny-Le Callet a 19 ans lorsqu'elle entre en correspondance avec un condamné à mort américain, via l'ACAT, association de lutte contre la torture et la peine de mort. Pendant des mois, suivant les arbitraires de la poste américaine et des services carcéraux, elle échange des lettres manuscrites avec Renaldo McGirth, âgé de 28 ans, qui se bat depuis dix ans pour la révision de sa sentence, dans une prison de Floride. Il clame son innocence ; elle refuse de juger, mais prend conscience des violences du système judiciaire américain Avec un mélange d'audace et de générosité hors normes, elle initie et nourrit une amitié réelle avec Renaldo. Puisqu'elle est étudiante aux Arts déco, elle enverra des dessins et décrira sa jeunesse française. En retour, il racontera sa vision du monde dans 5m2. Le temps passant, la vie semble s'ouvrir pour Valentine, qui obtient d'aller étudier un an à l'université de Chicago. La vie semble se refermer pour Renaldo, dont la révision de sentence est sans cesse reportée ; l'Administration resserre son étau. Alors, elle décide de lui rendre visite. Pendant trois jours, à côté des épouses et autres visiteurs de prisonniers, elle se présente à l'entrée du quartier des condamnés à mort. Pour voir, essayer de comprendre, et tenter de témoigner. Le récit que tire Valentine Cuny-Le Callet de cette expérience captive par son humanité, sa franchise et sa maturité. A une époque où certains politiques regrettent l'abolition de la peine de mort, ces pages s'imposent par leur nécessité.
La vie d'Alain Rouquié est intimement liée à celle de l'Amérique latine. A l'appel des Amériques, l'actuel Président de la Maison de l'Amérique latine a répondu tout au long de sa vie par un engagement de chercheur, l'action diplomatique, la diffusion d'une expertise politique respectée dans le monde entier. Un parcours qui aura mené ce natif d? «horizons bornés dans les vieilles terres des Causses et Cévennes », comme il l'écrit lui-même, au sommet de la reconnaissance académique et diplomatique : un véritable roman d'apprentissage. On ne s'étonnera pas qu'à l'heure des bilans, celui que l'homme de sciences consacre à son itinéraire propre soit mêlé d'aussi près à celui de son objet d'étude. Et c'est à un puissant retour sur l'histoire du sous-continent que nous convie finalement celui qui aura répondu avec tant d'enthousiasme à son appel. Une histoire dynamique, dont le récit convie le lecteur à prendre la mesure des formidables atouts de « l'Extrême-occident » à l'heure où la mondialisation se fait sans pitié pour les faibles.
En mission officielle pour l'ONU, Jean Ziegler a effectué en mai 2019 un voyage d'étude à Lesbos, l'un des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Egée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, 15. 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Jean Ziegler les a rencontrés. Ils évoquent ici un long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turc. Mais Ziegler a interrogé aussi le responsable du camp, les militants magnifiques des organisations humanitaires. Il interpelle, en conclusion, le Haut-Commissariat de l'ONU aux Réfugiés ainsi que la nouvelle présidente de la Commission européenne ... L'état d'inhumanité dans lequel nous abandonnons ces hommes, ces femmes et ces enfants condamnés au désespoir à perpétuité sont la honte de l'Europe. Et il n'est pas question pour le vieux militant des droits de l'homme de cesser le combat.