Pavel Egorovitch Khvatkine, " honnête " professeur de droit, vit confortablement dans le Moscou du début des années quatre-vingt : une Mercedes, un bel appartement dans le centre et tous les avantages qu'il a pu garder de son emploi précédent. Or, au cours d'une soirée particulièrement arrosée, surgit un homme se prétendant " gardien des fourneaux de l'enfer " et qui vient lui demander des comptes sur sa carrière passée. Par bribes, au gré des soûleries et des cauchemars de Pavel, réapparaît alors son passé. Haut responsable des sections spéciales du KGB entre la fin des années quarante et le milieu des années cinquante, Pavel, comprenant déjà que la discrétion était la condition de son salut, s'évertua à ne pas apparaître en première ligne dans certaines affaires, quitte à voir ses subordonnés promus à sa place dans la hiérarchie et vers la mort. Car, au centre du livre, se trouve un des épisodes les plus noirs de la fin de la période stalinienne, la montée de la répression sanglante contre les intellectuels juifs et, plus particulièrement, le célèbre " complot des blouses blanches ". Ecrit par deux écrivains russes d'origine juive, ce roman est d'abord une étonnante peinture du système répressif soviétique et de ses méthodes, parfaitement intégrée dans un suspense policier. C'est aussi un récit hallucinant de l'atmosphère de cette époque de basculement au plus fort de la terreur stalinienne. C'est surtout une épopée passionnante, écrite dans une langue surprenante faite de russe classique et d'argot des bas-fonds, un de ces livres qui parviennent à vous faire éclater de rire en plein milieu de l'horreur absolue.
Nombre de pages
587
Date de parution
26/04/2000
Poids
575g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070749096
Titre
L'Evangile du bourreau
Auteur
Vaïner Arkadi ; Vaïner Gueorgui
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
575
Date de parution
20000426
Nombre de pages
587,00 €
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Moscou 1945. La guerre a laissé le pays exsangue et les quignons de pain se cachent dans les coffres-forts. Chaparov, jeune héros de vingt-deux ans habitué aux combats, rejoint la brigade criminelle de Moscou lancée dans une autre guerre contre le crime organisé. Il travaille sous les ordres de Jeglov qui le fascine et parfois le subjugue. Ce chef-né, slave jusqu'au bout des ongles, porte pourtant en lui une part obscure qui glace ses proches. Qu'importe ! La bande du Chat noir assassine et pille les entrepôts. La brigade, dans un pays en ruine galvanisé par l'utopie, doit se serrer les coudes. D'autant qu'une femme, une de plus, est retrouvée assassinée... Publié en 1983 en URSS, 38, rue Petrovka s'est vendu à près de dix millions d'exemplaires avant de faire, en feuilleton, les délices des téléspectateurs d'Union soviétique. Ce roman populaire et noir prolonge la tradition du roman russe où foisonnent les intrigues secondaires et les personnages inoubliables.
Moscou 1978. L'URSS nage en plein marasme économique et social. La misère galope dans les rues pouilleuses de la capitale soviétique, comme si le chaos général n'était plus qu'une question de secondes. Aliocha Epantchine, fils d'un général sanguinaire qui officiait sous Staline, vivote misérablement dans un appartement communautaire. Ecrivain censuré, alcoolique notoire, Aliocha est le canard boiteux de la famille, comparé à ses frères qui travaillent dans les organismes d'Etat. Il n'y a bien que l'amour passionné qu'il éprouve pour Ula, une belle étudiante juive, qui le tient encore en vie. Mais pour combien de temps ? Ula est en effet hantée par un souvenir sanglant : l'assassinat en 1948, à Vilnius, de son père, artiste de renom exécuté par les hommes de Beria. Signe avant-coureur des grandes purges antisémites qui durèrent jusqu'à la mort du " Petit Père des Peuples ". Pour l'amour d'Ula, Aliocha décide de se rendre dans les pays Baltes pour découvrir l'identité des tueurs. Mais, sans le savoir, il réveille les monstres endormis de l'ère stalinienne. La machine répressive se met alors en marche, prête à broyer des vies, des amours, des espoirs, comme elle le fait depuis des décennies...
Résumé : Pavel Egorovitch Khvatkine, " honnête " professeur de droit, croyait bien avoir échappé à son passé d'ancien membre très influent des sections spéciales du KGB à la toute fin du règne de Staline. Or, lors d'une soirée bien arrosée, surgit un homme se prétendant " gardien des fourneaux de l'enfer " et venu lui demander des comptes sur sa carrière passée... Ecrit entre 1976 et 1980 et longtemps tenu secret, L'Evangile du bourreau, peinture sidérante du système répressif soviétique sous Staline, a fait sensation lors de sa première publication en ex-URSS. Sa langue faite de russe classique et d'argot des bas-fonds comme son étonnante galerie de bourreaux parfaitement intégrée dans un suspense romanesque font de ce livre un thriller inoubliable.
Moscou 1945. La guerre a laissé le pays exsangue., Dans la capitale pourtant quadrillée par la Tcheka et les polices politiques se répand un mal nouveau: la criminalité organisée. Le héros et narrateur, Chaparov, jeune, capitaine encore auréolé de sa bravoure au combat, rejoint les rangs de la brigade criminelle nouvellement créée. Elle est placée sous les ordres du déjà légendaire; détective Gleb Jeglov, un officier à peine plus âgé que Chaparov, mais dont on devine qu'il n'a pas fréquenté que les champs de bataille. La brigade sera pauvre en hommes, en moyens et, en armes; mais Jeglov est un génie de la lutte anti-criminelle, un flic et un chef né, bref, un parfait héros pour Chaparov, si ce n'était ce côté obscur qui apparaît parfois dans sa personnalité... En première mission, la brigade part sur les traces d'un gang de tueurs et de voleurs particulièrement habiles connus sous le nom du "Chat noir". Écrit et publié sous Brejnev par des dissidents notoires, ce roman fut un énorme succès, avec une dizaine de millions d'exemplaires vendus à ce jour en Russie. La télévision d'État en a tiré une série d'une vingtaine d'épisodes qui, aujourd'hui encore, fait le bonheur de l'audimat russe.
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