Marie donc ton fils, déclara Rudra. Quand il aura une femme, il deviendra raisonnable. - Qui voudrait de lui ? demanda Hiralal. Toute la ville sait que c'est un ivrogne. " Les deux hommes fumaient, assis dans la boutique de riz et de haricots de Rudra. " Nous trouverons bien quelqu'un ", dit ce dernier... Une semaine plus tard, sa femme fit une proposition. Les parents d'une jeune fille très jolie cherchaient à la marier. " Mais elle boite légèrement de la jambe gauche ", précisa-t-elle. A Katmandou, aujourd'hui, il y a Internet, des embouteillages le soir à l'heure de pointe, des manifestations, des grèves... Le Népal connaît des troubles politiques très graves, la société change et les jeunes Népalais se retrouvent écartelés entre le monde ancien et des modes de vie entièrement nouveaux. Néanmoins, ils restent tributaires de leur famille : un mariage ne peut être qu'arrangé par les parents. Le plus étrange, c'est que ces unions-là ne sont pas forcément les plus malheureuses, car les coutumes d'autrefois constituent un soubassement solide à la vie de couple. Et puis les dieux restent omniprésents et veillent sur Rukmini, la jolie boiteuse, Shanti, la fille-mère, ou Kanti, la belle étudiante.
Nombre de pages
234
Date de parution
16/10/2003
Poids
292g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782715223585
Titre
Dieu en prison à Katmandou
Auteur
Upadhyay Samrat ; Padoux Anne-Cécile
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
292
Date de parution
20031016
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dev upadhyaya Krishna ; Servan-Schreiber Catherine
Dans le sillage des nouvelles de Premchand et de Tagore, Mémoires du Gange - 1930 fait partie du courant littéraire régional indien qui retrace la vie quotidienne des humbles, des " subalternes ", et dépeint les formes de sociabilité villageoise dans l'univers de domination imposé par la loi des zamindars, les grands propriétaires terriens. Habitué des campagnes, curieux de l'âme paysanne, Krishna Dev Upadhyaya, par ailleurs folkloriste renommé, promène son regard de brahmane, sans complaisance ni parti-pris, sur le canton d'Entredeux-Rivières, entre les bras du Gange et de la Ghaghara. Loin de mettre fin au système zamindari, le modèle colonial britannique ne fit que renforcer la pratique de l'usure et les privilèges. Droit de cuissage, confiscations des terres, expulsions des villages, exactions des milices et châtiments corporels, tels sont les moyens dont les riches disposent pour asseoir leur pouvoir à l'égard des pauvres. A travers une galerie de portraits frivoles, féroces, tragiques ou cocasses, Mémoires du Gange - 1930 révèle le poids toujours écrasant des inégalités sociales, des règles de mariage, et des interdits religieux. Mais au-delà des apparences surgissent des échappatoires, des surprises, faisant entrevoir des images moins convenues.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...