Lamartine, grande figure politique : l'affirmation peut surprendre concernant l'auteur du Lac. De son action publique, l'imagerie républicaine n'a d'ailleurs retenu que la défense du drapeau tricolore à l'Hôtel de Ville, le 25 février 1848. Pourtant, c'est bien Lamartine qui a pris avec éclat la tête d'une de nos révolutions, pour conduire une œuvre réformatrice essentielle. C'est de lui encore que se sont réclamés certains dirigeants de la France, dont François Mitterrand. Premier romantique, avant Hugo, Nerval ou Musset, il n'est donc pas que le poète un peu éthéré des Méditations. Il faut aussi le considérer comme un maître de la prose, un historien et un orateur ; il suffit de relire son Histoire des Girondins pour s'en convaincre. Tout en accordant à l'œuvre poétique la place qui lui revient, Gérard Unger retrace le destin de Lamartine sous l'angle trop négligé de la politique. Avec clarté et précision, il met en lumière l'itinéraire intellectuel de l'aristocrate converti aux idéaux de 1789. Il montre comment il a été un des pères de la démocratie française et analyse , à partir de textes en général oubliés, ses idées novatrices, ses projets de conciliateur et de rassembleur. Même si l'Histoire ne lui a donné que brièvement le pouvoir, la pensée et l'action politique de Lamartine annoncent, souvent de manière visionnaire, les combats toujours actuel pour la justice sociale, contre les ennemis des libertés publiques. Une figure majeure du XIXè siècle retrouve ici sa grandeur et son rayonnement. A travers son parcours, on mesure la cohérence de la période complexe menant de la révolution de 1789 à celle de 1848, et jusqu'à aujourd'hui.
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Nombre de pages
539
Date de parution
29/06/1999
Poids
675g
Largeur
152mm
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EAN
9782080673534
Titre
Lamartine. Poète et homme d'État
Auteur
Unger Gérard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
675
Date de parution
19990629
Nombre de pages
539,00 €
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Le Second Empire a mauvaise presse : né d'un coup d'Etat en 1851, il se termine par la débâcle militaire de Sedan en 1870. La période charrie aussi des stéréotypes d'argent facile, de corruption, d'une perpétuelle "fête impériale"... Toutes ces images sont réductrices. Napoléon III, souverain éclairé, a modernisé la France comme personne avant lui, favorisant la création de lignes de chemins de fer et de banques, lançant la transformation de Paris conduite par Haussmann et appuyant le percement du canal de Suez par Lesseps. Empereur soucieux du sort des ouvriers, il autorise le droit de grève en 1864 et tolère les premiers syndicats. Sous son règne, la vie culturelle brille de tous ses feux avec Flaubert, Baudelaire, Courbet, Manet, Carpeaux, Gounod, Offenbach, Nadar... Défenseur des idéaux de 1789 et admirateur de l'oeuvre de son oncle Napoléon Ier, il restaure le suffrage universel et, après une période autoritaire, met peu à peu en place un régime libéral qui permet, à la fin du règne, de réconcilier dans les faits libéralisme et démocratie grâce à l'instauration d'un véritable régime parlementaire. Préoccupé de la grandeur de la France, il rend au pays, après la guerre de Crimée, la première place en Europe, avant d'aider l'Italie à réaliser son unité tout en rattachant à la France Nice et la Savoie. Il ne parvient cependant pas à faire face à la volonté de Bismarck de créer par tous les moyens l'unité allemande, ce qui provoque sa chute. Romantique, séducteur, attachant, Napoléon III vaut, comme le Second Empire, bien mieux que son image, c'est ce que l'auteur démontre ici de manière exhaustive, convaincante, avec brio et loin de toute hagiographie.
Aristide Briand (1862-1932) est à la fois célèbre et méconnu. En dépit de la multitude de rues qui portent son nom, du prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1926, et de sa popularité dans les dernières années de sa vie, il n'occupe pas dans la mémoire nationale la place qui lui revient. Comme si les insultes de l'Action française et l'inimitié de certains ténors de gauche et de droite brouillaient toujours son image; comme s'il avait bien été l'inculte et paresseux politicien opportuniste, l'anticlérical à tous crins et sur ses vieux jours le pacifiste bêlant livrant la France à l'Allemagne que ses adversaires ont dépeint. Quelle injustice! Voilà au contraire un homme parti de positions extrémistes (la grève générale...) et venu aux affaires afin de concilier les inconciliables. Sans lui, qui fut le rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, la question religieuse aurait pu tourner à la guerre civile: il a su amener les protagonistes à se ranger à un texte de compromis toujours en vigueur. Avant et pendant la Grande Guerre, il fut un bien peu pacifiste ministre et président du Conseil, élaborant en 1913 la "loi des trois ans", imaginant en 1915 l'expédition de Salonique afin de prendre les empires centraux à revers et menant une diplomatie au service de la victoire, notamment au moment de Verdun. Une fois la paix revenue, il tente avec lucidité et fermeté de tirer le meilleur parti du nouveau système international (SDN) pour contraindre l'Allemagne à jouer le jeu. Toujours pour assurer la sécurité de la France, sa préoccupation première, il se fait le "pèlerin de la paix" et promeut un projet d'union européenne qui ne verra le jour qu'à la fin des années 1950. Ce parlementaire à la belle longévité (1902-1932), cet orateur hors de pair sachant convaincre, ce grand homme d'État (de multiples fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères), cet esprit libre (il ne s'est pas longtemps accommodé des lourds et dogmatiques appareils politiques) s'est voué à la chose publique exclusivement, délaissant une carrière d'avocat qui s'annonçait brillante et ne sacrifiant guère à la vie privée - célibataire, il eut de nombreuses aventures et quelques amours durables (parmi lesquelles lacomédienne Berthe Cerny et Marie Bonaparte). Il était nécessaire de remettre Aristide Briand dans la galerie des hommes illustres de la République. Gérard Unger y est parvenu avec science et talent.
Résumé : Gaston Defferre fut un combattant. Par le verbe d'abord quand, jeune avocat, il plaidait pour l'égalité et la liberté entre mari et femme avant de défendre, en pleine guerre, des membres du réseau de l'Américain Varian Fry, venu à la rescousse des artistes européens, puis des trotskystes renvoyés devant le Conseil de guerre. En prenant le contrôle du Provençal, l'avocat s'effaça devant le patron de presse, mais resta la passion des mots. Par les armes quand, contraint par la guerre et l'Occupation, Gaston Defferre s'engagea dans la Résistance avant de participer à la libération de Marseille. Pour les idées socialistes toujours. Quitte à se lancer par deux fois, en 1965 et 1969, dans la course à l'élection présidentielle, contre l'avis des caciques du parti. Puis, au nom d'une certaine idée de la gauche, à soutenir l'entreprise de François Mitterrand. Pour la République, sans relâche, depuis la loi sur la presse de 1946 jusqu'à celle sur la décentralisation, en 1981, en passant par celle sur la décolonisation en 1956. Pour Marseille enfin et surtout. Pendant un tiers de siècle !
Résumé : LA grande biographie du commis voyageur de la République. Gambetta est partout : pas une ville qui n'ait une place, un boulevard, une rue ou une statue à sa gloire. S'il marque profondément la toponymie française, c'est parce qu'il est le père fondateur de la IIIe République, mais connaît-on pour autant l'ampleur de son action ? Jeune avocat prometteur puis député à la fin du Second Empire, il est l'un des acteurs majeurs du 4 septembre 1870 - jour de la proclamation de la IIIe République. Au cours de sa carrière, Gambetta occupe des fonctions officielles (ministre de l'Intérieur, de la Guerre, des Affaires étrangères et président du Conseil), mais c'est grâce à son action comme député républicain et président de la Chambre (1879-1881) qu'il se distingue véritablement et passe à la postérité. Brillant orateur, ses discours à la tribune et dans les communes françaises parlent aux masses autant qu'à la classe politique. Sa priorité ? Offrir à la France, qu'il aime plus que tout (" Je t'embrasse et t'aime comme la patrie " disait-il à sa compagne Léonie Léon), un régime et une constitution pérennes. Conscient que la République est encore fragile jusqu'en 1875, le tribun se démène pour que les royalistes ne reprennent pas le pouvoir, notamment en plaidant pour le bicamérisme et le suffrage universel. Le voeu de ce républicain convaincu mais pondéré - il abhorre la violence et préfère le dialogue à la révolte - aura été exaucé puisque sa mémoire est ancrée durablement dans nos institutions politiques actuelles. Une grande biographie pour un grand homme.
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