De Paris à Los Alamos. Une odyssée franco-américaine
Ulam Françoise
L'HARMATTAN
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EAN :9782738459626
Au Nouveau Mexique (USA), une femme revoit sa longue et passionnante existence d'où resurgit une petite française élevée dans la bourgeoisie intellectuelle française d'avant-guerre et qui partit en Amérique en 1938 au titre d'un échange d'étudiantes. Les hasards de la guerre et de l'amour ont fait de "Fanchon" une citoyenne des Etats-Unis, ayant épousé en 1941 un autre exilé, le célèbre mathématicien polonais Stanislaw Ulam. Dès 1943, le couple vit la grande aventure du "Programme Manhattan" à Los Alamos, où sont conçues les premières bombes atomiques. Nous voyons apparaître dans leur intimité les scientifiques - souvent européens, parfois Prix Nobel - réunis par Oppenheimer et qui, en quelques mois, ont changé le cours de l'Histoire. Cette même année 1943, la mère de l'auteur était arrêtée à Marseille par la police française et déportée pour ne plus revenir. Nous suivons aussi le rôle essentiel qu'a ensuite joué son mari dans l'étude de la bombe H et dans les recherches afférentes qui ont initié le développement de l'informatique, ouvrant ainsi des voies nouvelles à la technique et à la culture.
Nombre de pages
160
Date de parution
15/04/1998
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738459626
Titre
De Paris à Los Alamos. Une odyssée franco-américaine
ISBN
2738459625
Auteur
Ulam Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
19980415
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Étudier la vie de Staline sans passion, la tâche n'était pas facile, et le propos pouvait sembler inquiétant. La parfaite réussite du livre montre que, conduite avec rigueur, sur la base d'une documentation exhaustive, une approche "sans passion" de Staline et du stalinisme est non seulement possible, mais peut-être la plus riche en suggestions théoriques, et aboutir à la mieux motivée, et donc à la plus convaincante, à la plus définitive des condamnantions. La passion, d'ailleurs, est présente à chaque page de cette vie de Staline : mais elle naît comme spontanément des faits rapportés et de leur mise en relation, constamment contrôlée. Le tour de force d'Adam B. Ulam est d'avoir su écarter de son sujet tout système d'explication a priori ; ce refus des facilités théoriques, qui ruinent tant d'ouvrages sur la question, lui permet précisément d'en venir aux conclusions les plus fortes, et d'une portée théorique certaine. "Mieux que le culte de la personnalité, le culte du Parti constitue l'essence du stalinisme et l'explique". Le despote étant identifié au Parti, nul ne l'attaque plus. Boukharine lui-même croyait Staline trompé par le N.K.V.D. Ainsi parvint-il à "faire de toute la nation sa complice". Et non seulement la nation russe, mais tous les communistes étrangers, pareillement soumis au dogme : preuve que c'est bien au règne du dogme en dernière analyse (et non à l'appareil de terreur) qu'est essentiellement lié le stalinisme.
Étudier la vie de Staline sans passion, la tâche n'était pas facile, et le propos pouvait sembler inquiétant. La parfaite réussite du livre montre que, conduite avec rigueur, sur la base d'une documentation exhaustive, une approche "sans passion" de Staline et du stalinisme est non seulement possible, mais peut-être la plus riche en suggestions théoriques, et aboutir à la mieux motivée, et donc à la plus convaincante, à la plus définitive des condamnantions. La passion, d'ailleurs, est présente à chaque page de cette vie de Staline : mais elle naît comme spontanément des faits rapportés et de leur mise en relation, constamment contrôlée. Le tour de force d'Adam B. Ulam est d'avoir su écarter de son sujet tout système d'explication a priori ; ce refus des facilités théoriques, qui ruinent tant d'ouvrages sur la question, lui permet précisément d'en venir aux conclusions les plus fortes, et d'une portée théorique certaine. "Mieux que le culte de la personnalité, le culte du Parti constitue l'essence du stalinisme et l'explique". Le despote étant identifié au Parti, nul ne l'attaque plus. Boukharine lui-même croyait Staline trompé par le N.K.V.D. Ainsi parvint-il à "faire de toute la nation sa complice". Et non seulement la nation russe, mais tous les communistes étrangers, pareillement soumis au dogme : preuve que c'est bien au règne du dogme en dernière analyse (et non à l'appareil de terreur) qu'est essentiellement lié le stalinisme.
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