Pontus de Tyard (1521-1605) incarne le courant humaniste français. Polygraphe, il compose, outre son importante ?uvre poétique, des traités scientifiques, plusieurs dialogues philosophiques, et il publie en 1551 la première traduction française des Dialogues d'amour de Léon Hébreu, un texte majeur pour le néoplatonisme de la Renaissance. En 1549, la parution des Erreurs amoureuses - qui sera suivie d'une Continuation (1551) et d'une Tierce partie (1555) - marque l'entrée de Tyard sur la scène littéraire, et ce recueil est tout aussi fondateur pour le pétrarquisme français que L'Olive, publiée en mars de la même année par Joachim Du Bellay. De fait, c'est le second canzoniere français à comporter des sonnets, et le premier - les Rymes de Pernette Du Guillet mises à part - à pratiquer une diversité formelle qui suit le modèle de Pétrarque. Profondément ancré dans le milieu littéraire et intellectuel lyonnais de son temps, le recueil des Erreurs amoureuses révèle tout autant l'influence de Délie de Maurice Scève que celle des théories du philosophe Léon Hébreu. Pourtant, la poésie de Tyard ne se résume pas à la célébration d'un amour éthéré, nimbé de platonisme mondain, et de nombreux aspects la distinguent de la production littéraire de son temps, sur un plan formel, générique, structurel, et thématique - avec notamment l'exploitation de la figure mythologique élégiaque d'Ixion, une persona singulière du sujet lyrique.
Nombre de pages
165
Date de parution
02/04/2009
Poids
140g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782862725130
Titre
Erreurs amoureuses
Auteur
Tyard Pontus de ; Sauza Guillaume de
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
115
Poids
140
Date de parution
20090402
Nombre de pages
165,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Publié en 1557, augmenté et réédité en 1578, adjoint aux Discours Philosophiques en 1587, le Premier Curieux de Pontus de Tyard a pour ambition de présenter en français un état de la science sous la forme d'un dialogue : au Curieux, qui a la charge de l'exposé, le Solitaire oppose ses exigences méthodologiques et Hieromnyme ses objections théologiques. De l'astronomie à la météorologie, de la physique des éléments à la zoologie, tous les champs du savoir sont considérés: Tyard récrit pour aujourd'hui le De mundo d'Aristote.
Constitué de deux longs discours antithétiques, Mantice s'interroge sur la vérité de l'astrologie judiciaire en s'appuyant sur les plus hautes autorités intellectuelles du temps. Pour finir, il laisse le débat ouvert et pose les conditions, peut-être irréalisables, d'une complète refondation de l'astrologie.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).