« Au fond, aujourd’hui, l’humanité se retrouve dans la même course que la Reine Rouge dans le roman de Lewis Carrol. À la question d’Alice : “Mais Reine Rouge, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ?”, celle-ci répond : “Nous courons pour rester à la même place…” Cette fable qui peut paraître loufoque illustre parfaitement le propos de mon livre : nous devons évoluer pour ne pas disparaître. Sortir de l’inertie pour nous revitaliser. Nombreux sont sans doute ceux qui, parmi vous, veulent mener un combat contre le monde d’avant, pour mieux jeter les fondations du monde d’après. Honorable intention, mais c’est à mes yeux un grand gaspillage d’énergie. À l’heure actuelle, le seul combat à mener est celui contre nous-mêmes si nous voulons pouvoir passer à l’étape d’après. Comment envisager en effet de changer quoi que ce soit sans d’abord nous occuper de nous ? Ce sont les bases qui ont fondé notre vie qui actuellement se dissolvent, ce sont nos structures de pensées qui sont en train de s’effondrer. Mais nous l’avons oublié parce que nous sommes trop affairés à regarder à l’extérieur de nous… Nous nous devons de regarder droit dans les yeux notre propre effondrement avant de regarder celui de la biodiversité, de la biomasse ou de l’économie. »
Nombre de pages
300
Date de parution
15/10/2021
Poids
365g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782850711794
Titre
Demain sera humain
Auteur
Turrini Caroline
Editeur
CENT MILLE MILL
Largeur
133
Poids
365
Date de parution
20211015
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
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La Chasse aux rats : C'est la rencontre d'un homme et d'une femme à côté d'une décharge municipale. Confidences, désirs sexuels, désespoir. D'une langue brute, violente, provocante (écrite à l'origine en dialecte viennois), Turini nous livre un texte au vitriol. Enfin la fin : Tout en appliquant le canon du revolver sur sa tempe, un homme nous livre, au rythme d'un décompte ultime (1 000 marquant le point final), sa vie et les circonstances qui l'ont poussé à ce geste.
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J'aime ce pays : Benji, jeune immigré nigérian détenu en Allemagne dans un centre de reconduite à la frontière, répète à satiété une seule et unique phrase : " J'aime ce pays. " La condition des immigrés est ici l'occasion de brosser un tableau de l'Allemagne contemporaine. L'Amour à Madagascar : Joseph Ritter est un vieil homme qui vit dans la nostalgie d'un célèbre acteur de cinéma, amour de jeunesse. L'opposition entre le cinéma et la vie réelle est ici prétexte à envisager la différence de rapport que les femmes et les hommes entretiennent à l'existence.
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La ville est partout. Vertigineuse de hauteur dans les mégapoles, de Shanghai a New York en passant par Dubaï et Tokyo. Illimitée à la surface de la planète, faite de banlieues qui n'en finissent pas ou de villages devenus tentaculaires. Car il a fallu des générations pour que la ville devienne le monde, des générations qui ont échangé, commercé, construits ports, immeubles et monuments. Souvent la ville fait le bonheur de ses habitants puisqu'elle permet tous les échanges, parfois elle est aussi l'origine de leurs malheurs. Huit personnalités que la ville relie, de l'architecte à l'historien, du démographe au cinéaste, du maire à l'ethnologue, de l'industriel à l'artiste, évoquent ici les grands changements passés, présents et à venir de la ville. Perdez-vous dans le dédale de ses rues au fil des pages.
Huit nouvelles qui décrivent notre époque, vue dans la rue, dans la tête, dans le coeur, dans la vie. Huit nouvelles qui nous emmènent au plus près observer avec curiosité et affection notre existence de héros du quotidien. On se laisse prendre par cette gourmandise avec laquelle Claude Sérillon observe ses personnages, comment il décrit le foisonnement de leur pensée, ce bavardage permanent et incroyable qui les motive, cette belle vitalité dont ils font preuve en dépit des situations dans lesquelles ils se sont chacun laissé emporter. Aucun cynisme, aucune moquerie ou méchanceté de la part de l'auteur, à la rigueur ce gout léger de l'ironie qui fait écho à notre propre instinct, que masque cependant une gigantesque soif d'amour de l'auteur pour le genre humain. Au fond, ce que recherche Claude Sérillon dans ses sujets n'est pas tant le plus trivial que le plus fragile, voire le plus honorable, le plus digne. En suivant ainsi chaque personnage au fil de ses idées et de ses discours, au gré de ses décisions et de ses doutes, le lecteur est happé par un style d'une remarquable vigueur, à la fois précis et déterminé, sans cesse en mouvement. Les phrases et les situations se succèdent, et le livre se referme comme on finit de suivre l'actualité. Pas celle du monde mais la nôtre. Claude Sérillon est journaliste. De la presse écrite d'abord, de la télévision ensuite, puis à nouveau de l'écrit. L'écriture de plusieurs romans, essais, dictionnaires, nouvelles et poèmes est un autre versant de son activité, juste complément de son rôle d'observateur de l'actualité, mais aussi de l'imaginaire, de la fiction... et de sa curiosité personnelle.
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