Cet ouvrage est le film de la transition énergétique initiée par l'Union européenne, de l'enthousiasme au début des années 2000 jusqu'à la période noire issue de la crise économique de 2008. A Bruxelles et dans les capitales européennes, ces évolutions ont été marquées par une lutte d'influence acharnée entre les "architectes" de la transition énergétique - qui ont posé les jalons des politiques en faveur des renouvelables et de l'efficacité énergétique - et les "sicaires" refusant cette transition, représentés de manière emblématique par le Groupe Magritte, qui réunit les entreprises d'énergie les plus polluantes et rétrogrades, et par leurs nervis infiltrés au plus haut niveau dans les circuits de décision européens. Pour se tourner vers un avenir énergétique plus respectueux de l'homme et de l'environnement, il faut agir dès maintenant sur tous les fronts possibles : législations sur l'énergie et le climat, budgets européens et nationaux, institutions financières, recherche et développement, accords commerciaux, gouvernance, infrastructures et investissements. Ce livre-témoignage permet de comprendre comment se joue l'avenir d'un bien essentiel du quotidien des citoyens et des entreprises en Europe : l'énergie. Claude Turmes, originaire du Luxembourg, est député européen, membre du groupe des Verts. Depuis 1999, au cours de ses mandats successifs au Parlement européen, il a posé les briques de la politique énergétique européenne. Il a été le témoin direct de son évolution et parfois son instigateur en tant que rapporteur sur des législations emblématiques. En collaboration avec Jérémie Zeitoun, expert en politique européenne de l'énergie et conseiller politique de Claude Turmes.
Dieu n'assomme pas avec des vérité, mais il accompagne en vérité. Voilà la leçon qui se dégage de cette retraite spirituelle qui remet l'accent sur les fondamentaux de la dévotion au Sacré-Coeur : Dieu qui est amour et qui veut l'homme libre et confiant.
Pour George Lakoff, le terrain de la lutte politique n'est pas seulement celui des programmes. Aujourd'hui plus que jamais, les élections se gagnent sur les mots - et plus précisément sur les métaphores conceptuelles, ces manières imagées de décrire la réalité qui véhiculent des valeurs. En analysant la cohérence et l'efficacité du discours conservateur aux Etats-Unis, La Guerre des mots met en lumière les cadres invisibles qui structurent notre perception du monde social. Comprendre le cadrage, c'est comprendre pourquoi certains récits s'imposent durablement dans le débat public. Cet ouvrage devenu classique rappelle qu'il ne suffit pas de contester les idées de l'adversaire : encore faut-il déplacer le cadre dans lequel elles prennent sens, et imposer ses propres termes.
Résumé : Donald Trump a conquis par deux fois la présidence des Etats-Unis en menant une politique "à la renverse". Sa méthode est singulière : c'est par ses médias à lui - ses comptes Facebook et Twitter (désormais X) - qu'il rassemble des électeurs et s'impose dans un parti qui ne voulait pas de lui. Il a compris ce qu'apporte la révolution numérique : la possibilité de s'adresser directement - sans le filtre de journalistes - à des millions de personnes. Il tire parti de cette liberté pour imposer l'incorrection politique. Dans la forme : les à-peu-près, les blagues, les insultes. Et sur le fond : en projetant des pulsions jusqu'alors refoulées. En dix années, il renverse les standards de l'espace citoyen. L'auteur décrit ce modèle en suivant concrètement l'histoire des victoires et des défaites de Donald Trump. Comment il substitue au vrai le vraisemblable puis le plausible, avant d'imposer des "faits alternatifs" et enfin des "réalités alternatives". Sa défaite de 2020, qu'il métamorphose en un "vol" électoral, devient un tremplin pour sa victoire de 2024. Le brouillard des fake news lui permet de fabriquer des représentations fallacieuses du réel dans son camp. Donald Trump est déjà devenu l'influenceur politique numéro un en Amérique latine. Si l'Europe veut avoir les moyens de faire face, il est temps de tirer les leçons du phénomène Trump et d'édicter des règles protectrices.
La violence fait partie des expériences humaines fondamentales. Si, dans l'espace public, elle se voit soumise à un contrôle social, la sphère privée demeure le plus souvent dans l'ombre. Mêlant récit personnel et recherche anthropologique, Barbara Peveling analyse les ressorts de la violence intra-familiale. Elle montre comment celle-ci ne relève pas exclusivement de défaillances individuelles, mais s'enracine dans les structures mêmes de la société : assignations de genre, inégalités économiques, héritage patriarcal. Loin d'un constat fataliste, elle ouvre des pistes pour penser autrement le couple et la famille, en dehors des schémas de domination.
Les énergies du soleil et du vent sont déployées de plus en plus rapidement à travers le monde. Parvenues à un sommet, les émissions de CO2 - gaz à effet de serre à l'origine du dérèglement climatique - vont enfin reculer, lentement d'abord, puis plus rapidement. L'étape suivante, c'est d'utiliser cette électricité verte, dont le potentiel est quasi illimité, pour chasser le pétrole, le charbon et le gaz des bâtiments, des usines et des transports. Pour le ciment, les avions et certaines émissions de l'agriculture, ce sera difficile et coûteux, mais pas impossible. En parallèle, il faudra mettre en oeuvre des politiques incluant la sobriété. Mais celle-ci ne saurait constituer à elle seule une alternative crédible à la transition énergétique. Prétendre imposer la décroissance aux peuples du monde ne pourrait que les dresser contre le changement et en faire des proies faciles pour les populismes. L'auteur démonte ici les principales critiques adressées aux solutions techniques disponibles dès à présent : les énergies renouvelables et l'électrification. Qu'elles viennent des défenseurs des énergies fossiles, des partisans de la décroissance ou des fanatiques du nucléaire, ces remises en cause de la transition énergétique n'ont d'autre effet que de la retarder davantage et d'accroître les dangers du dérèglement climatique.
Court échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.
La nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.
Et si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.
J'ai écrit ces textes dans la fièvre d'une année qui ne nous a laissé aucun répit. Une sorte de journal de lutte, pour nous redonner de l'énergie, de l'élan. Dire que tout n'est pas foutu. Il y est question de désobéissance civile, d'écologie politique, de démocratie, d'algorithmes, de capitalisme, de plastique, de poissons morts, de crottes de chien, de stratégies pour faire tomber un pipeline ou un dictateur, mais aussi de poésie, de santé mentale, de Beatles et d'amour. Parce que les petits gestes ne suffisent pas, parce que le système est pipé, mais qu'on peut encore essayer de changer les règles du jeu".