La patrie de Descartes est longtemps restée plus rebelle que toute autre à la psychanalyse. Même le premier psychiatre qui la toléra dans son service de Sainte-Anne la décrivait comme "choquante pour la délicatesse des sentiments intimes" et "inadaptée à la mentalité française". Seuls enthousiastes : certains cercles littéraires, notamment les surréalistes. Cette résistance tenace ne s'effondra que dans le courant des années soixante. Mais alors, ce fut un déferlement : médecins et psychiatres, psychologues et travailleurs sociaux, universités et cénacles intellectuels effectuèrent un brutal revirement. Et le langage, le mode de pensée, jusqu'au style de vie de tous les Français, avec l'aide puissante de la presse et de la télévision, se trouvèrent soudain totalement imprégnés de psychanalyse. Cette révolution française en psychanalyse porte le nom d'un homme : Jacques Lacan. Et elle coïncide étroitement avec le bouleversement culturel qui devait trouver sa plus vibrante expression en mai 1968. Double originalité, dont nous sommes trop familiers pour bien la mesurer. En même temps qu'une parfaite connaissance de la culture et de la société française, il fallait la distance d'une sociologue étrangère pour nous renvoyer cette fascinante image de nous-mêmes. Sherry Turkle enseigne la sociologie au Massachusetts Institute of Technology. Pour écrire ce livre, elle a fait en France des séjours fréquents et interviewé des centaines de personnes, dont de nombreux psychanalystes et Jacques Lacan lui-même.
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Nombre de pages
312
Date de parution
03/03/1982
Poids
376g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246235118
Titre
La France freudienne
Auteur
Turkle Sherry
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
376
Date de parution
19820303
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : A l'heure où les appareils connectés ont totalement envahi notre quotidien et où une toute nouvelle génération d'enfants a grandi entourée de tous ces objets numériques, Sherry Turkle se questionne sur l'impact de cette hyper-connexion sur notre vie privée, mais aussi sur notre gestion des émotions et nos relations interpersonnelles. Malgré un constat qui pourrait paraître sans appel, l'autrice apporte une solution simple en apparence mais aux effets indéniablement multiples : se réapproprier la conversation. Ainsi on pourra reprendre notre place dans le débat public, redevenant acteur à part entière de nos démocraties.
Résumé : Comment les nouvelles technologies ont-elles redessiné le paysage de nos vies affectives et de notre intimité ? Telle est la question centrale de Seuls ensemble. Pour y répondre, l'anthropologue Sherry Turkle a étudié pendant quinze ans nos relations avec les objets technologiques. Elle a observé chez les utilisateurs de robots de compagnie une tendance à les considérer comme vivants et à se laisser duper par leurs réactions pré-programmées. Un nouveau fantasme est ainsi en train d'émerger, où des substituts technologiques, sûrs et sans surprises, pourraient bientôt remplacer les relations interpersonnelles, éprouvantes et imparfaites. Elle a constaté qu'une dynamique similaire était à l'oeuvre dans nos rapports aux nouvelles technologies en général. L'ultra-connectivité s'accompagne de comportements compulsifs qui mettent en péril les bienfaits d'une certaine solitude, nécessaire à la construction de soi. Ses enquêtes sur les adolescents révèlent leur dépendance accrue aux smartphones et leur tendance à préférer les interactions médiatisées à celles en tête-à-tête - considérées comme trop risquées et trop exigeantes. Ce livre captivant a eu un grand retentissement aux Etats-Unis, car il montre, preuves à l'appui, comment nous nous coupons de ce qui est au fondement de toute relation humaine : l'altérité et sa part d'imprévisibilité, de risques et de plaisirs, à jamais inaccessibles à des systèmes informatiques.
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Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
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