Le grand divorce. Pourquoi les Français haïssent leur économie
Turin Michel
CALMANN-LEVY
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EAN :9782702136805
Partout dans le monde, l'économie de marché est considérée comme une donnée, sauf à Cuba, en Corée du Nord... et en France. Les Français ne l'aiment pas, cette économie "capitaliste', et, comme rien ne peut se construire sans amour, la France passe à côté de la croissance mondiale, qui n'a jamais été aussi rayonnante depuis trente ans, et des bénéfices de la mondialisation. Elle s'est ruinée à essayer de démontrer la viabilité d'une illusoire"troisième voie"qui faisait la part belle à l'État actionnaire, à ses énarques, à sa fonction publique et aux syndicats du service public, qui rêvent de grand soir tout en vivant grassement aux crochets de la collectivité. D'où nous vient cette haine d'une économie de marché qui pourtant nous nourrît? À droite, de nos vieux fonds paysan et catholique qui diabolisent l'argent et le commerce? À gauche, de notre tradition égalitariste issue de la Révolution, qui culpabilise la réussite individuelle? Ou d'un mélange toxique des deux? Toujours est-il que la moitié de l'économie française vit hors marché, et que l'autre moitié le récuse, avec des conséquences calamiteuses: perte de prestige et d'influence de la France sur la scène internationale, PME sous-capitalisées et sous-financées, grandes entreprises aux mains d'actionnaires majoritairement étrangers, régimes de retraite exsangues, chômage de masse, fuite des cerveaux et des capitaux, etc."La France est un pays soviétique qui a réussi', disait-on encore il y a dix ou vingt ans en manière de plaisanterie. Aujourd'hui, la blague fait rire jaune. Pas à cause de la première partie de l'énoncé. À cause de la seconde. Michel Turin décortique cette drôle d'allergie, depuis ses causes profondes jusqu'au pronostic vital, en passant par une description féroce des symptômes. Biographie de l'auteur Michel Turin est journaliste économique aux Echos. Il a été longtemps chroniqueur économique à Radio Classique. Il a publié La Planète Bourse dans la collection "Découvertes" chez Gallimard.
Nombre de pages
418
Date de parution
27/09/2006
Poids
610g
Largeur
150mm
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EAN
9782702136805
Titre
Le grand divorce. Pourquoi les Français haïssent leur économie
Auteur
Turin Michel
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
150
Poids
610
Date de parution
20060927
Nombre de pages
418,00 €
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En France, les start-up sont devenues l’objet d’un véritable culte. Elles font rêver les jeunes diplômés comme les investisseurs en tous genres… et les hommes politiques. On s’extasie à juste titre sur les « licornes » françaises : Doctolib, BlaBlaCar, Criteo… Mais ces réussites incontestables sont l’arbre qui cache la forêt des start-up (il y en aurait plus de 10 000 !) – celles pliées aussi vite qu’elles ont été créées, celles qui végètent, puis s’étiolent après un départ fulgurant. Pourtant, ce n’est pas faute de financements : par l’entremise des business angels et des venture capitalists, l’argent coule à flots dès qu’est prononcé le mot magique de « start-up ». Et l’État n’est pas en reste. Pour que la France accède au statut de « start-up nation » que le président appelle de ses vœux, il arrose l’écosystème de la French Tech d’aides en tous genres. Pourtant, tout devrait éveiller la méfiance des investisseurs : les start-up sont évaluées non pas en fonction de leurs profits – inexistants – mais de nouveaux critères non orthodoxes inventés pour les besoins de la cause. Certes, dira-t-on, mais n’est-ce pas la seule façon de voir émerger des Amazon, des Google ou des Uber européens ? Hélas, plusieurs experts nous expliquent pourquoi l’écosystème français est structurellement incapable de donner naissance à de tels géants. Les start-up sont-elles au moins utiles à l’économie du pays ? Pas davantage. Petits employeurs, gros consommateurs de subventions, championnes de la précarité, elles font (dans le meilleur des cas) la fortune de leurs seuls fondateurs, qui cherchent à vendre leurs parts le plus vite possible, souvent aux grosses sociétés dont elles « challengent » le business model…Le crash est imminent, nous avertit Michel Turin. Vous avez aimé l’éclatement de la bulle de l’internet en 2000 ? écrit-il. Vous allez adorer celle des start-ups !
Economistes, financiers, ministres... les experts n'ont rien vu venir, et pourtant ils continuent de nous asséner leurs prévisions avec un aplomb incroyable. Plus grave encore, ils persistent dans l'erreur. La crise mondiale de 2008 ? La guerre de 14-18 prévue pour durer six mois ? La - fausse - baisse annoncée du chômage ? L'explosion inévitable des inégalités ? Le retour soi-disant imminent de la croissance ? Toutes ces aberrations, ces prévisions ridicules prêteraient à sourire si elles n'avaient conduit à des catastrophes dont nous payons chaque jour les conséquences.
Dès juin 2011, Michel Turin a entrepris d'enquêter sur le Halal, un énorme business aux contours et aux règles flous dont la justification religieuse (l'abattage rituel) est souvent occultée par des intérêts purement mercantiles ou identitaires. C'était avant que Marine Le Pen ne lance son pavé dans la mare et que le sujet ne devienne anthropologique, psychosocial... Et politiquement explosif! Avant d'être pris en otage par la classe politique comme "symbole de la fracture identitaire" (Gilles Kepel), le Halal a été instrumentalisé par la grande distribution, par des escrocs à la petite semaine et même par le grand banditisme. C'est que le marché du Halal est en forte croissance avec le repli communautaire d'une partie de la population musulmane, qui croit se réinventer une identité à travers ses modes de consommation. Comme il est paradoxalement plus expéditif et donc plus économique d'abattre les animaux sans les étourdir au préalable, le Halal rencontre un vif succès auprès de la filière viande, au point que nous mangeons tous parfois Halal sans le savoir! Halalucinant! est le premier livre à explorer toutes les facettes de ce "fait de société": économique, technique, religieux, symbolique et politique, sans oublier une dimension souvent négligée, celle de la souffrance animale. L'auteur puise ses informations aux sources les plus variées (dont certaines souhaitent rester anonymes, car tout ce qui touche à l'abattage est tabou): vétérinaires, directeurs d'abattoirs, pouvoirs publics, imams, bouchers, philosophes, sociologues, directeurs marketing... Le résultat, assez effrayant, nous confronte à une névrose révélatrice d'un tournant dans le "vivre ensemble" qui a longtemps servi de mantra républicain.
Profession escroc dresse le portrait des plus grands escrocs de l'Histoire, de Charles Ponzi à Bernard Madoff. Michel Turin nous raconte leurs escroqueries et analyse leurs extraordinaires destins. Il étudie leurs méthodes mais aussi les rapports souvent particuliers qu'ils entretiennent avec leurs " escroqués ", et montre que la récente et célèbre " affaire Madoff " n'est que le point d'orgue d'une longue série de fraudes financières géantes à chaque fois révélées par une crise. Etonnant et instructif, Profession escroc est riche d'exemples et d'anecdotes. Il annonce aussi l'arrivée des cyberescrocs dont nous risquons vite de devenir les nouvelles victimes si nous n'apprenons pas à déjouer leurs pièges.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !