
Le promeneur à Paris au XVIIIe siècle
Parce qu'on la croit inscrite dans la ville et qu'elle semble apparaître comme une conséquence évidente de ses tracés mêmes (trottoirs, jardins, passages protégés, etc.), la promenade est aujourd'hui conçue comme une pratique ordinaire, normale et convenue. Le promeneur arpente le pavé de Paris. Il trouve plaisir et santé à user ses semelles sur ces dalles qui, dit-on, ne sont faites que pour marcher. Pourtant, se promener dans la ville est un comportement historiquement construit, la cité ne s'est pas toujours offerte au flâneur. Il importe de comprendre comment, chez l'être urbain, ce sentiment a pu se constituer et comment la ville a permis de maintenir cette habitude par des promenades publiques et des espaces protégés pour le piéton. Se dessine alors une habitude qui encourage l'individu à déambuler, à se mettre en marche, parfois en scène, à entrer dans le grand bal des sociabilités parisiennes. Une identité se construit, avec ses comportements, ses manières d'être, ses regards et sa gestuelle. Le promeneur s'avance, il prend place dans le Paris du XVIIIe siècle, précédant la figure emblématique du siècle suivant, chère à Walter Benjamin : il devient une figure qui définit la capitale française à l'époque moderne.
| Nombre de pages | 426 |
|---|---|
| Date de parution | 04/10/2007 |
| Poids | 572g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782070783663 |
|---|---|
| Titre | Le promeneur à Paris au XVIIIe siècle |
| Auteur | Turcot Laurent ; Farge Arlette |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 135 |
| Poids | 572 |
| Date de parution | 20071004 |
| Nombre de pages | 426,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sports et loisirs. Une histoire des origines à nos jours, 2e édition
Turcot LaurentDes sports et des loisirs, les sociétés occidentalisées ont fait des référents qui imprègnent toutes les dimensions de la vie. En écrire l'histoire, c'est toucher au coeur de chaque grand moment de l'Occident. Comment comprendre, en effet, les Jeux olympiques sans la culture du corps, la médecine et la philosophie antique ? les tournois médiévaux sans l'idéal du combattant et la société d'ordres ? ou encore les divertissements à la cour de Louis XIV sans l'absolutisme royal ? Impossible de détacher ces pratiques du cadre social dans lequel elles s'inscrivent. Si le sport occupe une telle place dans nos sociétés aujourd'hui, nous le devons beaucoup à cette vaste tranche chronologique qui va de la chute de l'Empire romain à l'orée de la révolution industrielle. Dans cette nouvelle édition de Sports et loisirs, Laurent Turcot revient sur ces manières d'être, de vivre et de penser qui furent autant d'acceptions de ce que l'on appelle aujourd'hui "sport" et "loisir".EN STOCKCOMMANDER12,60 € -

Sports et Loisirs
Turcot LaurentRésumé : Les sociétés occidentalisées ont fait des loisirs et des sports des référents et des modèles qui imprègnent toutes les sphères de la vie. Ces pratiques sont au croisement des grandes tendances politiques, économiques, sociales et culturelles de chaque époque. En faire l'histoire, c'est approcher l'essence même de chaque grand moment de l'Occident. Comment comprendre, en effet, l'avènement de la gymnastique au XIXe siècle sans prendre en considération la montée des Etats-nations ? Comment évaluer les divertissements à la cour de Louis XIV sans parler des fondements de l'absolutisme royal ? Que dire des tournois médiévaux si on ne prend pas la peine de les reconduire à l'idéal du combattant que les chevaliers incarnent dans cette société d'ordre ? Ou encore, comment analyser les Jeux olympiques antiques sans les rattacher à la culture du corps, à la médecine et à la philosophie qui se développent dans l'Antiquité ? Vouloir détacher ces pratiques des sociétés qui les fondent et les organisent est - à proprement parler - impossible. La société contemporaine invente les sports, mais sans aucune génération spontanée. Ainsi le sport doit-il beaucoup à cette vaste tranche chronologique qui va de la chute de l'Empire romain d'Occident à l'orée de la Révolution industrielle : on y relève des pratiques divertissantes et des formes d'exercices physiques auxquelles l'époque contemporaine a puisé. Cet ouvrage original revient, pour chaque époque, sur les manières d'être, de vivre et de penser qui furent autant d'acceptions différentes de ce que l'on appelle aujourd'hui "loisir" et "sport".ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,60 € -

L'ordinaire parisien des Lumières. Edition critique de trois textes du for privé parisien du XVIIIe
Turcot LaurentLe Paris de la seconde moitié du XVIIIe siècle compte près d'un demi-million de personnes, des hommes, des femmes qui tous ont leur quotidien, leur quartier, leurs amis, leurs espoirs, leurs déceptions et leurs drames. A l'occasion, au détour d'une rue, ils achètent du papier et inscrivent sur celui-ci des traces de leur existence. Ils se livrent, mais rarement dans l'idée de passer à l'histoire : ils notent pour expliquer, pour se rappeler ou encore pour informer des amis ou de la famille. Enfouis dans des boîtes d'archives et livrés à la poussière du temps, les trois textes qui constituent ce recueil (Détail de tout ce qui c'est (sic) passée Depuis le 30 mars 1774 ; Voyage qui n'est point sentimental, comme ceux de Mr Stern anglois ; Comptabilité d'une bourgeoise anonyme) revivent aujourd'hui et éclairent, chacun à sa façon, l'ordinaire de la vie parisienne.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER31,40 € -

Le Québec
Turcot LaurentGrâce à ce documentaire riche en images, apprends à mieux connaître le Québec : ses sublimes paysages, sa faune et sa flore, son Histoire et ses villes emblématiques... Au début du livre, découvre des vignettes à découper pour apprendre en t'amusant !Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,95 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €





