
Oubangui-Chari, le pays qui n'existait pas
Fin 2016, les militaires français plient bagages. Trois ans plus tôt, dans le cadre de l'opération Sangaris, ils ont débarqué à Bangui, la capitale d'un pays oublié, le Centrafrique, pour lui éviter de connaître "un scénario à la rwandaise". C'était la septième intervention française depuis l'indépendance dans ce pays aux allures de fantôme où sept habitants sur dix vivent dans une pauvreté extrême et où l'espérance de vie a reculé de dix ans. Pays fantôme, le Centrafrique - baptisé Oubangui-Chari par le colonisateur français - l'a peut-être toujours été. Certes, il a une capitale et un nom - il en a changé à six reprises. Il possède quelques kilomètres de routes goudronnées, une langue nationale et des ambassades. Un temps, dans les années 1970, l'empereur Bokassa, un autocrate délirant et sanguinaire, lui a conféré une triste notoriété. Mais que cache le décor ? L'Oubangui-Chari est une invention française - A la fin du XIXe siècle, une poignée d'explorateurs et d'aventuriers-des militaires jeunes et exaltés, des missionnaires sans états d'âme, l'Evangile dans une main, le drapeau français dans l'autre - se sont élancés à la conquête du "dernier blanc de l'Afrique". De ce vaste et lointain territoire ont hérité des sociétés concessionnaires qui se sont payées sur la bête. Mais la bête n'était pas grasse et lorsque, au début des années 1960, "la Cendrillon de l'Empire" s'est vu octroyer l'indépendance, le pays avait tout pour se déliter, sous l'oeil de l'ancienne puissance coloniale, qui n'a cessé depuis de peser sur les hommes et les événements. Au terme d'une longue et minutieuse enquête, mélange de reportages, d'entretiens et de lectures, Jean-Pierre Tuquoi livre ici un récit surprenant et teinté de mélancolie, l'histoire romanesque et improbable de l'Oubangui-Chari.
| Nombre de pages | 286 |
|---|---|
| Date de parution | 31/08/2017 |
| Poids | 366g |
| Largeur | 137mm |
| EAN | 9782707188939 |
|---|---|
| Titre | Oubangui-Chari, le pays qui n'existait pas |
| Auteur | Tuquoi Jean-Pierre |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 137 |
| Poids | 366 |
| Date de parution | 20170831 |
| Nombre de pages | 286,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le dernier roi. Crépuscule d'une dynastie
Tuquoi Jean-PierreRésumé : Après trente-huit ans d'un règne despotique et fastueux dominé par la figure de Hassan II, les Marocains ont placé leurs espoirs en un jeune homme inconnu, discret et attachant : Mohammed VI. Dès son accession au trône, l'été 1999, le nouveau monarque, proclamé " roi des pauvres ", est paré de toutes les vertus. C'est un travailleur acharné, un démocrate sincère, un sportif accompli, un inconditionnel d'Internet. Mais passé les discours et les premiers gestes, que reste-t-il de cette icône médiatique si savamment sculptée ? Pour comprendre le nouveau roi, il faut plonger dans les coulisses du palais sous Hassan II. On découvre alors un monde de luxe et de ténèbres. C'est dans cette gangue secrète, une citadelle jamais décrite jusqu'ici, qu'a été modelé, pour le meilleur et pour le pire, Mohammed VI. Au terme d'une enquête serrée et cruelle, riche en révélations, Jean-Pierre Tuquoi pose la question : incapable de se remettre en question, impuissante à résoudre les véritables problèmes du royaume, la dynastie alaouite est-elle condamnée ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,15 € -

Majesté, je dois beaucoup à votre père.... France-Maroc, une affaire de famille
Tuquoi Jean-PierreIl y a toujours eu une relation unique entre la France et le Maroc. Cette alliance "sacrée" passe d'abord par les chefs d'Etat. Avant de disparaître, Hassan II avait ainsi demandé à Jacques Chirac de veiller sur l'héritier du Trône. Le président a tenu sa promesse. En toutes circonstances, quitte à se brouiller avec des pays amis, il a pris la défense de Mohammed VI. Au-delà de ce cercle, raconte Jean-Pierre Tuquoi, des Français ont conseillé dans l'ombre et participé souvent de près aux intrigues familiales. Par ailleurs, à Paris, les "amis du Maroc" , anciens ministres ou éditorialistes connus, sont solidaires d'un pays auquel les rattachent des liens particuliers. Ils ont leur capitale : Marrakech. Et puis il y a le poids des intérêts économiques croisés, des législations sur mesure et de la lutte contre l'islamisme qui rassemble les services secrets des deux pays. Ce livre, nourri d'une enquête dense, dévoile les aspects les plus cachés de cette complicité faite d'argent, de raison d'Etat et de services rendus. Car entre la France et le Maroc, rien n'est banal.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,10 € -

Paris-Alger, couple infernal
Tuquoi Jean-PierreRésumé : Depuis les accords d'Evian, les relations entre Paris et Alger ne se sont jamais apaisées, un mélange de douleur, mémoire, d'histoires personnelles et de contrats d'entreprises. Nos deux pays se détestent, se souviennent, se jalousent mais ils restent irrémédiablement proches et ne cessent jamais d'échanger. Jean-Pierre Turquoi nous raconte ici une histoire de famille cruelle et inattendue, dont Chirac, Bouteflika et Sarkozy sont les principaux protagonistes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,45 € -

Latche. Mitterrand et la maison des secrets
Tuquoi Jean-Pierre ; Harté YvesRésumé : C'est un lieu-dit non loin de la côte Atlantique, au coeur de la forêt landaise. Une petite route y mène, bordée de chênes-lièges et de pins : Latche. Ce qui n'était à l'origine qu'une bergerie en ruine acquise par le futur président dans les années soixante pour abriter ses amours avec la jeune Anne Pingeot devint, au fil des ans, le repaire de la Mitterrandie. Autour de Latche gravitaient la tribu du président et des personnalités politiques en visite sur les terres du dirigeant de gauche, tous et toutes soumises aux rituels obligés : visite au couple d'ânes et balade en forêt. Les courtisans comme les amis sulfureux s'y sont ainsi bousculés, de Jean-Jacques Servan-Schreiber à Jacques Attali en passant par Edith Cresson, Jean Daniel, François de Grossouvre et René Bousquet, l'ancien chef de la police de Vichy. Dormant sur place, pour leur dernier séjour en dehors de ce qui fut l'URSS, Gorbatchev et sa femme en repartirent avec des rêves de datcha tandis qu'Henri Kissinger, des années auparavant, avait quitté la propriété rassuré après une rencontre secrète avec le président d'une France passée à gauche. Ce livredresse autant le portrait aiguisé de la Mitterrandie que celui, intime, d'un homme qui avait fait de ce coin des Landes son autre pays à l'abri des bruissements élyséens. Les murs de la bergerie resteront à tout jamais chargés de ces petites histoires, anecdotes cocasses, drames personnels mais aussi grande Histoire qui, ensemble, construisirent le " mythe " Latche. Yves Harté, ancien journaliste à Sud Ouest, prix Albert Londres. Jean-Pierre Tuquoi, est un ancien journaliste du Monde.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,50 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Frantz Fanon. Une vie en révolutions
Shatz Adam ; Saint-Upéry MarcLa vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.EN STOCKCOMMANDER16,80 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-
![Ekoki ! [Ca suffit !] La colonisation belge au Congo à travers l'image](https://www.moliere.com/media/catalog/product/cache/f01b137ccd0b2a3a5fc4c28d01367f40/9/7/9782390650263_7.jpg)
Ekoki ! [Ca suffit !] La colonisation belge au Congo à travers l'image
Van den Abeele EricRésumé : Malgré un prise de conscience grandissante, l'opinion publique excuse ou oblitère volontiers une partie de la vérité historique de la colonisation du Congo en en minimisant les dommages : "Au fond, s'il y eut des erreurs, tout n'était pas mauvais dans le Congo colonial" . Ce livre prend sa source dans ce malaise et ces atermoiements. L'auteur montre comment l'affiche de propagande, l'imagerie populaire et la caricature ont façonné notre manière de voir la réalité en même temps qu'elles nous rassuraient et nous donnaient des raisons d'espérer que le "progrès" et la "civilisation" finiraient par l'emporter. L'auteur replace dans leur contexte historique les idées reçues, les préjugés et la stigmatisation qui ont cours à l'époque coloniale : l'assurance de la prééminence de la civilisation blanche, la conviction que la religion catholique l'emporte sur les religions traditionnelles africaines et la foi inébranlable en la supériorité des systèmes d'organisation et de pensée occidentaux. Ce livre est un livre choc, celui des images et des mots, celui des actions et des exactions que ces mots et ces images ont sous-tendues, édulcorées, minimisées. C'est l'histoire d'une couleur de peau, des moeurs et coutumes d'une époque, des manières de vivre d'un peuple que l'on a moqué, méprisé, infantilisé pour en exploiter les richesses et la force de travail. Ce livre entend participer à la "décolonisation des esprits" , "déterrer" les intentions coloniales, décrypter l'intention sous-jacente de l'image et participer à éducation du regard pour enfin "penser l'histoire autrement" . Tachant de faire la lumière sur le mécanisme des schémas mentaux qui se trouvent à l'arrière plan ou en marge de l'image, l'auteur vise à réconcilier les consciences et propose d'écrire ensemble, Africains et Européens, une autre page d'avenir, une page où nous regarderons enfin cette Histoire commune "les yeux ouverts" .EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Le Congo colonial. Une histoire en questions
Goddeeris Idesbald ; Lauro Amandine ; VanthemscheRésumé : "Le colonialisme suscite aujourd'hui bon nombre de discussions dans la société. Ces débats, souvent passionnés, sont marqués par leur méconnaissance des faits et du contexte. C'est pourquoi ""Le Congo colonial"" souhaite présenter les résultats de la recherche actuelle et les connaissances scientifiques d'aujourd'hui à un large public, et développer ainsi une nouvelle vision globale de la question. A l'aide de questions concrètes, des historiens belges, mais aussi étrangers, offrent un aperçu unique sur l'histoire du colonialisme belge. Par exemple : Comment l'administration autocratique de Léopold II a-t-elle fonctionné et que savons-nous des victimes ? Combien de profits ont été réalisés au Congo et à qui ont-ils été versés ? Comment les Congolais(es) ont-t-ils vécu la colonisation ? Comment ont-ils résisté ? Quel fut l'impact du colonialisme sur la nature ? .EN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Congo belge. Mémoires en noir et blanc (1945-1960)
AGES ET TRANSMISSIONDes témoignages justes, parfois durs, et toujours nuancés. Avec une grande première, me semble-t-il : la grande convergence de vue des Congolais et des Belges du Congo, qui dressent de part et d'autre un bilan lucide et sans concession sur cette période. Tout est dit, et souvent dans les mêmes mots : le racisme de certains, le paternalisme humiliant de beaucoup, la séparation érigée en système, et surtout, la distance mise par la plupart des Blancs entre eux et les Noirs. [...] Tout est dit, comme si nous pouvions commencer à esquisser une histoire partagée, échapper à la gène et assumer le passé, commencer à sortir des dénis mutuels, des autojustifications et des accusations. [...] Voilé un livre salutaire, loin des stéréotypes. François RyckmansEN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Les fantômes du roi Léopold. La terreur coloniale dans l'Etat du Congo, 1884-1908
Hochschild Adam ; Elsen Marie-Claude ; StraschitzDans les années 1880, le roi Léopold II de Belgique s'empare à titre personnel de l'immense bassin du fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population est soumise au travail forcé, subit tortures et mutilations, au point qu'on estime à dix millions le nombre de victimes africaines du monarque et de ses serviteurs. Au début du XXe siècle, des voix s'élèvent contre ces atrocités. Edmund Dene Morel et à sa suite une poignée de chefs rebelles, de voyageurs, de missionnaires et d'idéalistes vont donner naissance au premier mouvement international de défense des droits de l'homme et l'emporter sur le souverain mégalomane.EN STOCKCOMMANDER12,90 €
