Il y a dans le monde ordinaire de Göran Tunström une naturelle disposition à l'extraordinaire, et nul ne saurait s'étonner que Pétur, narrateur de ce livre, ait été mis au monde par une "maman sismique", morte avalée par la montagne. Ou que, grandissant à l'adresse prédestinée du 12, traverse des Poètes, il ait reconnu en son père un buveur de lait de lune. Il n'est pas moins logique qu'un ambassadeur de France déclare possession nationale un ballon tombé dans son jardin, et que, devenu adulte, Pétur lui rende la monnaie de sa pièce en lui prenant sa fille - après s'être lancé dans le commerce d'un poisson au nom appétissant : le "rat de mer". Pour raconter cette histoire - la jeunesse d'un fils, la vieillesse d'un père, dans une Islande qu'on dirait éberluée de sa récente accession à l'Indépendance - Göran Tunström a entremêlé souvenirs, faits divers, lettres, et mis en scène une galerie de personnages aussi lumineux qu'illuminés. Une tendre folie parcourt ce roman pourtant méditatif, où les notes graves - la fuite du temps, la solitude, l'approche de la mort - alternent avec les éblouissements de la musique et de la poésie. Mais Le Buveur de lune témoigne surtout du pouvoir narratif de Tunström, de son immédiate perception des scintillements magiques de l'existence, qui donnent à voir autrement la réalité, et qui l'enchantent.
Nombre de pages
302
Date de parution
04/06/1999
Poids
305g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742713400
Titre
BUVEUR DE LUNE
Auteur
Tunström Göran
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
305
Date de parution
19990604
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Piétinée par un troupeau de vaches, Solveig, la soprano, ne pourra prendre sa place à Sunne dans L'Oratorio de Noël. Autour de ce drame fondateur va s'orchestrer, dans la Suède de notre siècle, le destin de trois générations de Nordensson - leurs tribulations, leurs rêves, leurs souffrances, leurs transgressions et leurs désirs visionnaires qui, au fil du récit, se déploient en un véritable oratorio. Car tel est le motif de ce roman foisonnant, intense et lyrique, qui nous entraîne aux confins de l'éblouissement, de la folie, de la mort et de l'amour, et qui valut à Göran Tunström la consécration en Suède, lors de sa parution en 1983, puis en France (Actes Sud, 1987).
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Il y a dans le monde ordinaire de Göran Tunström une naturelle disposition à l'extraordinaire, et nul ne saurait s'étonner que Pétur, narrateur de ce livre, ait été mis au monde par une "maman sismique", morte avalée par la montagne. Ou que, grandissant à l'adresse prédestinée du 12, traverse des Poètes, il ait reconnu en son père un buveur de lait de lune. Une tendre folie parcourt ce roman méditatif, où les notes graves - la fuite du temps, la solitude, l'approche de la mort - alternent avec les éblouissements de la musique et de la poésie. Mais Le Buveur de lune témoigne surtout du pouvoir narratif de Tunström, de son immédiate perception des scintillements magiques de l'existence, qui donnent à voir autrement la réalité, et qui l'enchantent.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
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