Mingo, tu sais lire, je le sais, simplement tu ne le montres pas. Ce livre-ci. Il est aussi exempt de mièvrerie, d'enjolivures, aussi peu rassurant - et, dans sa forme, tout aussi noble que toi. Il existe sûrement des hommes-chats et des hommes-chiens. Est-ce que tu aimes les chiens? Moi non plus. Ils braillent toute la journée, détruisent, par tout ce bruit inutile qu'ils font, les plus beaux silences et, en fait d'indélicatesse, ils ne sont surpassés que par leurs propriétaires (Protestation de la Ligue nationale des amis des chiens - Coucher!). On ne peut pas t'attraper, je sais. Mais n'es-tu pas tout entier enfermé dans cette phrase?"Le chat est un aristocrate anarchiste, avec le sain élan vital d'un prolétaire". Cela, c'est toi. Bon, je me relève donc. Et me retrouve tout d'un coup assis dans la grisaille argentée de Paris, et je pense à toi; aussi à ce matou angora gris-bleu, si petit au début qu'il n'avait même pas encore de nom; il pouvait juste s'approcher, tout chancelant, quand on entrait dans la pièce; et puis il n'a plus rien mangé du tout, et il est mort, et maintenant il est enterré dans mon jardin en retraite de Fontainebleau. Salut, Mingo! Salut à toi, et à tout ce qui est beau et énigmatique, superflu et gracieusement cambré, insondable et solitaire, et éternellement séparé de nous: aux chats, donc, et au feu, et à l'eau, et aux femmes. Avec une bonne caresse sur ton pelage, Et bien des salutations aux Messieurs et Dames qui habitent chez toi".
Nombre de pages
125
Date de parution
18/11/2011
Poids
142g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782842423216
Titre
Rheinsberg. Un livre d'images pour les amoureux
Auteur
Tucholsky Kurt ; Maillard Claude
Editeur
CIRCE
Largeur
121
Poids
142
Date de parution
20111118
Nombre de pages
125,00 €
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Résumé : Son éditeur commande à Tucholsky une petite histoire d'amour, un livre léger. L'auteur s'apprête justement à partir en vacances en Suède accompagné d'une jolie jeune femme, Lydie, surnommée "La princesse". Sur place, le couple loue un château, le château de Gripsholm. La bonne humeur et la joie de vivre vont régner sur leur séjour. Il fait beau, l'été est lumineux. La venue du meilleur ami de l'auteur n'est pas de nature à griser Lydie, pas plus que la visite de Billie, camarade de Lydie, ne trouble le narrateur. S'ensuit une triade aussi amoureuse que sensuelle.
Agréable surprise pour le lecteur moderne de découvrir ou redécouvrir Kurt Tucholsky, cet auteur berlinois des années 1920 tellement lié à son époque, à son pays et à sa langue, mais aussi tellement universel ! De la période d'efferverscence dont il brosse le portrait, il a les contrastes, tiraillé entre la créativité débridée des Années folles et le quotidien de la République de Weimar, fait de tensions tant politiques qu'économiques et sociales. Armé de sa machine à écrire, ce maître de la forme courte met en garde contre tout assoupissement intellectuel et moral ; il veut en même temps rire et faire rire, par une écriture créative, jeu de mots, jeu avec les mots.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'elle-même. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de Part originale. Pour Rodin, Simmel était, tout simplement, le "penseur" ... Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, leur correspondance ainsi que divers compléments permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".