Fille de Rodolphe Scazzèthes, un richissime Français d'Istanbul, Eugénie croit d'abord à la permanence du bonheur et du luxe en épousant, par défi, le ténor balte Strozzi, qui lui donnera une fille, la petite Tilda, avant d'être assassiné par une folle. La fin du monde ne tarde pas à rattraper Eugénie. L'Orient fabuleux de son enfance et de sa jeunesse explose, la révolte des Turcs contre les Grecs décime la population avant que n'éclate la dernière guerre. Tilda, qui avait épousé entre-temps un banquier d'origine française, est arrêtée avec les siens par les nazis parce que juive. Ils sont tous emmenés en déportation. Mais la jeune femme, qui pressent la tragédie de leur fin, empoisonnera elle-même ses petits pour leur épargner la torture des camps. Eugénie, elle, vieillissante et déchirée, s'est exilée en Californie : elle s'y laissera mourir, emportée au large de l'Océan, mettant ainsi un terme à l'opulente saga des Scazzèthes qu'une immense fortune n'a pas su préserver des atroces réalités de l'Histoire. Foisonnant d'épisodes et de personnages, peignant un univers et une époque romanesques, ce roman réussit la gageure d'allier un grand raffinement intellectuel au tumulte des passions et de l'Histoire.
Nombre de pages
240
Date de parution
14/05/1987
Poids
285g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708420
Titre
Les Enfants dissipés
Auteur
Tubeuf André
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
285
Date de parution
19870514
Nombre de pages
240,00 €
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En 100 courts chapitres pénétrants, André Tubeuf revient ici sur son compositeur fétiche. Car, nous explique-t-il, il y un miracle Mozart, permanent, et qui à chaque fois recommence. Et sous ce miracle se tient un mystère, celui de la bonté de Mozart, de sa charité, " du bien qu'il nous fait, quand il nous adresse ces messagers que sont ses personnages de théâtre ". Il sera donc question des opéras. Mais aussi des Concerto pour piano. Ou des Quintettes. Mozart leur infuse ce que Richard Strauss appelle " la mélodie de l'âme humaine ", jamais entendue ailleurs... Oui, l'affirme Tubeuf, Mozart est bien cet Ange de Rilke, ce " Visiteur " qui laisse vivre en nous les plus belles des musiques, celles qui nous aiment et nous consolent. Grâce à ce nouvel essai, Mozart n'a jamais été aussi haut dans nos coeurs. Ni si proche. "Un Mozart de plus ? Pour qui, et pourquoi ? Tout ce que nous avons besoin de savoir de lui a été rassemblé, communiqué, et souvent bien dit. Moi-même j'ai essayé voici presque trente dans un " Mozart, chemins et chants " que certes je ne renie pas, et qui devrait me suffire. Mais l'angle... Si un angle vraiment neuf se présente, et qui oblige à voir autrement, alors le paysage, les perspectives changent et un Mozart apparaît ; non pas un autre, mais vu d'ailleurs, vu autrement." André Tubeuf
Une nouvelle étude sur le compositeur de La Traviata? Oui, mais pas seulement. C'est un véritable parcours avec Giuseppe Verdi (1813-1901) que nous offre André Tubeuf. Cette quête personnelle, qui débute par une analyse stimulante du célèbre Requiem, nous emporte très loin sur les sentiers de la révélation. Au bout du chemin, nous redécouvrons un grand génie du théâtre lyrique - une grande voix de la musique, tout simplement. Comme tous les volumes de la collection "Classica", ce Verdi est enrichi d'un index, de repères bibliographiques et d'une discographie.
Relirais-je tout Platon, pour me permettre d'en parler ? Je n'ai plus guère les yeux, ni la patience, ni peut-être le temps. J'ajoute que je n'en éprouve pas la nécessité. Je n'ai jamais prétendu tout savoir de Platon, je n'ai pas tout lu, les Lois, le Parménide aussi, me sont tombés des mains. Mais ce que j'ai lu je l'ai bien lu, comme on fait forcément quand on doit expliquer à d'autres, dont l'attention critique est impitoyable, et qu'on ne saurait payer d'à peu près. Simples angles, pour entrer dans la citadelle par des accès qui parlent. Je n'ai jamais pratiqué un enseignement savant, j'ai essayé de pratiquer un enseignement stimulant. A chacun ensuite de se trouver en lui-même, des raisons, des façons d'aller plus loin. Dans sa propre voie. Sinon, n'est-ce pas, l'acte d'écrire n'irait pas plus loin que ce qu'on a mis sur le papier. D'autres le font beaucoup, et sont définitifs ou rien. Je ne peux pas. J'ai trop longtemps été oral, et seulement oral. Trop longtemps j'ai eu en face de moi cette chose incomparable : des jeunes gens qui écoutent avec leurs yeux, des yeux qui écoutent.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.