Premier roman de Fotini Tsalikoglou a être traduit en français, Huit heures et trente-cinq minutes est l'épopée sur plusieurs générations d'une famille de la diaspora grecque aux États-Unis qui interroge magnifiquement la transmission du trauma de l'Histoire et la manière dont on peut le surmonter.4e de couverture : Huit heures et trente-cinq minutes, c'est la durée du vol qui emporte Jonathan de New York à Athènes. Au cours de ce trajet, le jeune trentenaire américain d'origine grecque est assailli par les souvenirs de son enfance : celui qui se rend pour la première fois au pays de ses ancêtresa une enquête à mener. Comment expliquer que du jour au lendemain sa mère Frosso, née aux États-Unis de parents grecs immigrés, ait sombré dans l'alcoolisme, changé de nom et refusé d'entendre parler de la Grèce?De la Grande Catastrophe de 1922 à la crise de la dette de 2008, l'histoire éclatée de cette famille se fait miroir déformant de celle de toute la diaspora grecque du xxe siècle. Brouillant les lignes entre histoire et mémoire, Fotini Tsalikoglou interroge la transmission du trauma et les moyens de le surmonter.8 heures et 35 minutes est, de Manhattan à l'Égée, une traversée des silences familiaux autant que des non-dits de la migration.
Lindgren Astrid ; Heikkilä Cecilia ; Renaud Cather
Astrid Lindgren, la célèbre créatrice de Fifi Brindacier, nous raconte, avec toute la malice et l'humour qui ont fait son succès, son Noël de 1913 dans sa région natale, dans le sud de la Suède ? un Noël merveilleux, magnifiquement rendu par les illustrations de la talentueuse Cecilia Heikkilä.
Après le succès des aventures des inséparables Carl et Elsa, l'illustrateur Jesús Verona nous revient, cette fois-ci accompagné de l'autrice Lisa Bjärbo, pour le début d'une nouvelle série d'albums mettant en scène les aventures quotidiennes d'un petit garçon prénommé Eddie. Dans ce premier tome, Eddie découvre les joies - et les nombreuses surprises - des fêtes de Noël.
Dans le premier livre de la talentueuse Australienne, 200 planches hautes en couleur se succèdent pour explorer avec humour et acuité les affres de la vie moderne féminine, les moments intimes liés à l'amitié, l'amour ou la solitude. Rire et identification garantis.
Aujourd'hui est un grand jour : Petite Souris a invité tous ses amis pour fêter son anniversaire ? et il trépigne d'impatience. Avec ce nouveau tome de la série à succès de Riikka Jäntii, enfants et parents pourront continuer à suivre le quotidien de Petite Souris, à mesure que les mois passent et que Petite Souris grandit en compagnie de ses nombreux amis.
En 1949, alors que Chypre est encore sous domination britannique, le Ledra Palace ouvre ses portes, dotant l'île d'un hôtel grandiose où affluera bientôt une richissime clientèle. Dans les couloirs, la salle de bal ou le jardin aux jasmins, se croiseront au fil des ans Elizabeth Taylor, Youri Gagarine, le poète Georges Séféris, ainsi que toute une kyrielle d'illustres anonymes : un concierge, des femmes de chambre, des maquisards, puis des Casques bleus, lorsque l'hôtel se retrouvera sur la Ligne verte coupant l'île en deux. Car on ne vient pas seulement au Ledra Palace pour déguster ses célèbres Brandys sour au bord de la piscine. On peut aussi y entendre quelques confessions et secrets, plus ou moins sensibles ou douloureux. Et pourtant, dans la langue d'une infinie douceur de Constantia Sotiriou, les allées du Ledra Palace conservent toute leur fraîcheur, une fraîcheur douce-amère, comme celle de la nostalgie des uns et des autres et des rêves les plus fous.
Sous la direction d'Hélène Monsacré, directrice du Département des Sciences humaines des Editions Albin Michel et qui a publié, notamment, Les Larmes d'Achille (1984, 2010). Avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert, Christine Hunzinger, Pierre Judet de La Combe, Gérard Lambin, Silvia Milanezi, Hélène Monsacré et Heinz Wismann.
L'exil, le déracinement, la vie problématique de milliers de Grecs vivant à l'étranger depuis la guerre civile ou le coup d'Etat d'avril 1967, les nouvelles aventures du Placier errant, amorcées dans Le Fusil-harpon, tels sont quelques-uns des thèmes de ce nouveau recueil de Vassilikos. On y découvre un monde d'exilés, celui de la Grèce de l'ombre, qui s'étend déjà sur deux générations. Dans l'extrême diversité des cas particuliers se retrouve un thème constant, celui de la lancinante nostalgie, de l'impossible oubli de cette Grèce que l'on a fuie. Il donne à ce livre sa véritable unité et sa profonde et communicative conviction.
Quand le généticien Albert Zimmermann fait état de sa dernière découverte au congrès d'Ottawa, ce n'est pas seulement la communauté scientifique qui s'en trouve bouleversée, mais toute l'industrie culturelle. Car Zimmermann affirme avoir identifié, au terme de. ses recherches, le gène de l'artiste. Il se fait fort désormais d'indiquer à tout un chacun s'il est né musicien, peintre, écrivain - ou non. Le monde de l'art est en émoi. Chaque artiste, ou prétendu tel, se . voit contraint de passer le test de Zimmermann afin de prouver ses prédispositions géniques. Dans le milieu littéraire surtout, ce changement fait des ravages. On ne publie plus que les auteurs " certifiés", tandis que les autres, déboutés par la science, deviennent de parias. Les éditeurs, tout comme les critiques littéraires, sont au chômage. Mais la résistance s'organise, et James Wright, auteur à succès avant cette révolution scientifique, choisit de rejoindre ceux qui, refusant de se soumettre au diktat du test de Zimmermann, se constituent en une sorte de société parallèle, les " Artistes Anonymes ". C'est ce récit sous forme de confession hautement romanesque - quoiqu'assortie d'une réflexion sur le rôle de la science dans nos sociétés, sur la définition de la valeur artistique d'une ?uvre - que nous propose Nicos Panayotopoulos ici, dans un livre drôle et attachant.