Premier roman de Fotini Tsalikoglou a être traduit en français, Huit heures et trente-cinq minutes est l'épopée sur plusieurs générations d'une famille de la diaspora grecque aux États-Unis qui interroge magnifiquement la transmission du trauma de l'Histoire et la manière dont on peut le surmonter.4e de couverture : Huit heures et trente-cinq minutes, c'est la durée du vol qui emporte Jonathan de New York à Athènes. Au cours de ce trajet, le jeune trentenaire américain d'origine grecque est assailli par les souvenirs de son enfance : celui qui se rend pour la première fois au pays de ses ancêtresa une enquête à mener. Comment expliquer que du jour au lendemain sa mère Frosso, née aux États-Unis de parents grecs immigrés, ait sombré dans l'alcoolisme, changé de nom et refusé d'entendre parler de la Grèce?De la Grande Catastrophe de 1922 à la crise de la dette de 2008, l'histoire éclatée de cette famille se fait miroir déformant de celle de toute la diaspora grecque du xxe siècle. Brouillant les lignes entre histoire et mémoire, Fotini Tsalikoglou interroge la transmission du trauma et les moyens de le surmonter.8 heures et 35 minutes est, de Manhattan à l'Égée, une traversée des silences familiaux autant que des non-dits de la migration.
Depuis qu'elle a croisé la route du mystérieux Coenraad, la vie de celle qui se fait désormais appeler Lola Montez a pris une autre saveur, plus piquante : celle de l'aventure. Grâce à un code d'une diabolique simplicité, Lola et son amant peuvent se retrouver en toute impunité n'importe où, à Hong Kong, Tikal, Marseille ou Chicago. Mais quand il finit par lui donner rendez-vous à Toronto, la ville où elle réside, Lola bascule la tête la première dans son passé. En arpentant les rues de son enfance, elle glisse ses souliers dans les pas de la petite fille qu'elle a été. Que fuit-elle depuis tout ce temps ? Détour après détour, Lola remonte la piste de ses blessures, pour sonder ce que, au fond, elle cherche depuis toujours : son propre désir. Dans ce roman traduit pour la toute première fois en français, Helen Weinzweig décortique avec humour la mécanique du sentiment amoureux, tout en étrillant la société patriarcale et les rôles assignés aux femmes. Qu'il s'agisse de l'épouse, de la mère ou de la maîtresse, toutes sont tenues à la discrétion. C'est précisément contre ces silences que Helen Weinzweig écrit, faisant entrer dans l'histoire le récit bouleversant d'une illustre inconnue, devenu depuis un classique de ta littérature nord-américaine.
Résumé : Tandis qu'à Chypre les blés montent en épi et que les fraisiers fleurissent, des centaines et des centaines d'hommes, femmes et enfants de confession juive sont débarqués sur l'île, quelques mois seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Parqués dans des camps de fortune, ils attendent de pouvoir reprendre la mer pour s'exiler en Palestine. Face aux fantômes de la mémoire et à la barbarie, que peut la littérature ? En faisant se croiser des personnages aux existences radicalement différentes - un ? journaliste, une rescapée de la Shoah, ou encore une paysanne de l'île - Nassia Dionyssiou nous laisse entrevoir tout autant l'enchevêtrement des destins que leur interchangeabilité. Contre la noirceur du silence et de l'oubli, se dressent ainsi la puissance de la compassion et de la poésie, mais aussi celle de la mer, éternelle consolatrice.
Fascinée par une boîte de négatifs dont elle a fait l'acquisition sur un marché à Berlin, une femme s'efforce d'en deviner les motifs. A travers les ombres et les contrastes, elle guette les signes qui lui permettent de les dater et y distingue la silhouette d'une autre femme, dont elle imagine l'existence : celle d'une personne ayant grandi sous le régime nazi, formatée par cette idéologie de la "normalité" et de la performance. Mais à cette réflexion sur le conditionnement social, sur la valeur des images, ce qu'elles fabriquent et transmettent, vient se greffer une interrogation sur la propre trajectoire de la narratrice : pourquoi a-t-elle été attirée par cette femme et ces photos ? N'a-t-elle pas elle-même été considérée comme "différente", inapte à interagir avec les autres ? Si les dictatures sont connues pour contraindre les trajectoires individuelles, au nom d'un idéal supérieur, les sociétés contemporaines sont-elles exemptes de critiques quant aux catégorisations qu'elles créent et aux modalités qu'elles imposent ? Au fil de cette double enquête historique et sensible, Sandra de Vivies traque les trajectoires perçues comme non conventionnelles et interroge les possibilités de leur existence.
Résumé : Tandis qu'à Chypre les blés montent en épi et que les fraisiers fleurissent, des centaines et des centaines d'hommes, femmes et enfants de confession juive sont débarqués sur l'île, quelques mois seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Parqués dans des camps de fortune, ils attendent de pouvoir reprendre la mer pour s'exiler en Palestine. Face aux fantômes de la mémoire et à la barbarie, que peut la littérature ? En faisant se croiser des personnages aux existences radicalement différentes - un ? journaliste, une rescapée de la Shoah, ou encore une paysanne de l'île - Nassia Dionyssiou nous laisse entrevoir tout autant l'enchevêtrement des destins que leur interchangeabilité. Contre la noirceur du silence et de l'oubli, se dressent ainsi la puissance de la compassion et de la poésie, mais aussi celle de la mer, éternelle consolatrice.
Dans ce roman écrit entre 1941 et 1943, aux heures les plus sombres de l'histoire de la Grèce moderne, Nikos ? Kazantzaki, presque sexagénaire, dresse le bilan d'une existence placée sous le signe du conflit intérieur et de la quête philo-? sophique. Loin de sa version folklorique popularisée par le film de Cacoyannis et l'interprétation qu'en a donnée Anthony Quinn, l'Alexis Zorba du romancier grec apparaît surtout comme le prétexte à une interrogation sur les formes et le sens de la liberté. Il préfigure la célèbre épitaphe choisie par son auteur : " Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre. " " Crois-moi, être un homme, c'est ça : être libre ? ! " Zorba
Depuis sa maison perchée dans les hauteurs de Skiathos, Skévo a le regard rivé sur l'horizon, attendant désespérément des nouvelles de son fils parti en mer depuis de longs mois. Au loin, un bateau inconnu, amarré près de l'île du Grand Tsoungrias, attire inexplicablement son regard. C'est alors que la rumeur qui gronde dans le village remonte jusqu'à elle : des navires revenant de l'étranger ont amené le choléra, obligeant marins et passagers à rester en quarantaine sur l'île voisine, transformée en lazaret. Alors que toutes sortes de colportages font monter la peur chez les habitants, Skévo, malade d'inquiétude, sait qu'elle doit aller vérifier par elle-même ce qu'il advient de son fils. Mais face aux railleries des marins qui refusent d'emmener une vieille femme comme elle jusqu'à l'île, il lui faut emprunter des chemins détournés. Quelques jours plus tard, un étrange personnage, qui dit porter le nom d'un défunt, se présente au lazaret en proposant ses services comme gardien...