À la veille d'une réforme importante de la Politique agricole commune (PAC), les débats se multiplient sur sa légitimité. Comment justifier les 40 milliards d'aides européennes agricoles versés par an ? Un « deuxième pilier » de la PAC, consacré formellement au développement rural, a été créé en 1999 pour répondre aux besoins du monde rural et aux impératifs environnementaux. Depuis, il n'a cessé de prendre de l'importance sur le plan politique et budgétaire : aides à l'installation et à la modernisation des exploitations, aides agro-environnementales, aides aux zones défavorisées et à la diversification des activités rurales, etc. Quel bilan tirer de cette politique européenne de développement rural ? Mis en oeuvre selon des principes très différents du premier pilier de la PAC consacré au soutien des marchés agricoles, le deuxième pilier propose-t-il réellement une alternative ? Pour la première fois, un ouvrage réunit une vingtaine de spécialistes, chercheurs, responsables administratifs et de bureaux d'études, pour présenter de façon didactique, l'histoire, les enjeux et la mise en oeuvre de ce deuxième pilier de la PAC, mais également les débats et les contradictions qui le traversent.
Nombre de pages
336
Date de parution
20/08/2011
Poids
459g
Largeur
220mm
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EAN
9782875740311
Titre
Le développement rural en Europe. Quel avenir pour le deuxième pilier de la Politique agricole commu
C'est bien connu : le bonheur et l'amour sont dans le pré. Ces images bucoliques nourrissent notre imaginaire, pourtant, depuis des décennies, le monde agricole ne cesse de subir une brutalité quotidienne : celle des marchés. Cette réalité a des retombées concrètes dans nos champs et nos assiettes. S'appuyant sur quinze ans d'expériences associatives et professionnelles, Aurélie Trouvé retrace ici de façon pédagogique l'essor de l'agro-business et sa mainmise sur l'alimentation. Comment les multinationales et les fonds financiers en ont fait un instrument de profit, détruisant au passage l'emploi et la nature tout en utilisant des slogans pseudo-écologistes, voire éthiques. Mobilisations contre la ferme des 1 000 vaches et le barrage de Sivens, contre les OGM et l'accord transatlantique, réquisition de terres, développement du bio, de circuits courts ou de coopératives locales. Le business est dans le pré veut plus que jamais témoigner des luttes et alternatives qui transforment déjà nos façons de produire, de consommer et d'échanger.
Partout, la colère monte ; partout, l'aspiration à un changement profond se fait entendre. Après vingt années d'engagement au coeur des mouvements sociaux, Aurélie Trouvé analyse dans ce livre comment l'exigence d'égalité réelle exprimée par les populations dominées est en train de bouleverser l'ordre établi. En s'engageant frontalement, sans le concours des médiations traditionnelles, ces dernières heurtent le vieux monde de la politique. Mais cette puissance qui se dégage du côté de l'écologie dissidente, des insurrections populaires, des luttes antipatriarcales et antiracistes et des mouvements syndicaux reste fragmentée, incapable de se constituer en véritable force politique. L'hypothèse de ce livre est que la radicalité des prises de position actuelles est en réalité un facteur d'inclusion, et non de déliaison. Car cette radicalité est aussi celle des urgences écologiques, économiques et sociales, qui sont liées entre elles et qui requièrent de nous que nous nous hissions collectivement à leur hauteur. En 1969, à Chicago, la Rainbow Coalition rassemblait Black Panthers, Young Lords et Young Patriots. Cette alliance en apparence modeste d'organisations jusqu'alors désunies pour lutter contre la ségrégation raciale et sociale fit trembler les fondations de la démocratie bourgeoise états-unienne. Il est temps de renouer avec la stratégie du Bloc arc-en-ciel et de créer les conditions d'un exercice résolument démocratique du pouvoir politique.
Transgressant les lois de la biographie historique en plaçant dans la bouche même d'un empereur romain le récit qu'il fait de sa vie, Marguerite Yourcenar inaugure, avec Mémoires d'Hadrien, un genre littéraire original : celui de l'autobiographie fictive. De ce fait, dans ce beau roman inscrit au programme des agrégations de lettres classiques et modernes, la question de " l'écriture de soi " s'avère singulièrement diffractée. A la différence de l'autobiographie traditionnelle - qui postule une identité entre auteur, narrateur et personnage - le " soi " peut renvoyer ici à l'empereur qui se raconte tout comme à l'écrivain qui interroge, à travers son personnage, sa propre identité. L'auteur de cet ouvrage propose donc une étude de cette " mise en scène " subtile de l'écriture de soi dans une ?uvre qui se situe délibérément à la frontière du réel et de la fiction et dont la modernité consiste précisément à faire voler en éclats les distinctions convenues entre roman, biographie et autobiographie.
Comment expliquer la popularité du football à l'échelle européenne ? Une des pistes pour répondre à cette question est d'étudier le rôle de l'Union des associations européennes de football (UEFA) qui n'a eu de cesse d'agir en vue de renforcer les échanges footballistiques au niveau européen. À partir du dépouillement d'archives inédites, ce livre répond à un vide historiographique en proposant de retracer la genèse et la formation de l'UEFA dans une perspective globale et qui privilégie le long terme. Nous défendons ici la thèse que la mise en place de cette organisation au milieu des années 1950 est un tournant dans l'histoire du football européen. Trois axes principaux complémentaires sont développés tout au long de cet ouvrage. Le premier traite du rôle de la FIFA (Fédération internationale de football association), puis de l'UEFA dans le développement d'une dynamique européenne du jeu. Le deuxième questionne la possibilité qu'ont les dirigeants du football de créer un organisme qui transcende les barrières de la Guerre froide (à sa fondation, l'UEFA compte une trentaine de pays européens). Finalement, le troisième interroge les raisons de la constitution de l'UEFA durant les années 1950 ainsi que le modèle d'organisation choisi par ses promoteurs.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.