Faire, agir, contempler. Contrepoint à la Condition de l'homme moderne de Hannah Arendt
Trottmann Christian
SENS ET TONKA
20,00 €
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EAN :9782845341722
Cet ouvrage se met en quête d'un alter-humanisme alternatif à une mondialisation économique. Hannah Arendt a montré la perte de sens opérée par la réduction de l'action politique et de l'?uvrer humain au travail industriel. Pourtant. travailler et ?uvrer demeurent deux manières de faire, ce qu'Aristote appelait "poiésis". Si nous voulons retrouver le sens de cette activité, il faut repartir d'une analyse qualitative de l'activité artistique qui n'en sera que mieux distinguée de l'action politique et d'abord éthique dansa sa gratuité. Si Hannah Arendt a repris à Aristote la distinction du faire et de l'agir, de la "poiésis" et de la "praxis". elle omet de rappeler que ces deux activités tirent leur inspiration d'une troisième: la contemplation. Il n'est pas neutre, à l'heure de la technoscience de rendre par ce terme de contemplation la "noésis" irréductible à son savoir intéressé. Par-delà l'alter-mondialisme, la question du monde détourne l'attention de l'urgence de rendre à l'homme sa dignité et en particulier dans ses trois activités essentielles: " faire. agir, contempler". La Renaissance s'est-elle contentée de renverser les valeurs, abandonnant la contemplation pour s'engouffrer dans une action réduite aux progrès de la technoscience? N'était-elle pue plutôt en quête d'un équilibre entre les genres de vie: active et contemplative, voire de volupté?
Nombre de pages
305
Date de parution
06/02/2008
Poids
318g
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EAN
9782845341722
Titre
Faire, agir, contempler. Contrepoint à la Condition de l'homme moderne de Hannah Arendt
Auteur
Trottmann Christian
Editeur
SENS ET TONKA
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Poids
318
Date de parution
20080206
Nombre de pages
305,00 €
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La volonté se présente d'abord à l'esprit comme force de caractère. Comment expliquer alors que dans l'histoire de la philosophie antique, elle émerge d'abord comme faiblesse avec le thème aristotélicien de l'intempérance ou la volonté divisée d'Augustin ? Le Moyen Age est le temps mal connu de sa grandeur et de sa misère. Il théorise les actions accomplies librement, mais à contrec?ur. Anselme montre qu'approuver ce n'est déjà plus vouloir activement, permettre c'est ne pas vouloir s'opposer à ce qu'on tolère, voire à ce qu'on doit supporter. Bernard de Clairvaux, avant Descartes découvre dans la volonté infinie l'image de Dieu, mais il en dénonce la faiblesse, même chez saint Pierre. Descartes, dont la conception du sujet est annoncée par les grands penseurs renaissants, voit dans cette volonté infinie l'image de Dieu, mais aussi la source de nos erreurs. Dans ces concessions tardives à la liberté d'indifférence, ne peut-on percevoir un retour discret et ironique du thème de l'intempérance ?
La mort est l'échéance qui préoccupe tout homme. Pour certains c'est la fin de tout et la disparition dans le néant. L'espérance des chrétiens est tout autre. Ils espèrent la résurrection des corps et le retour du Christ en gloire au jugement dernier. Mais en attendant, que deviennent les âmes ? Cette question s'est posée tout au long de l'ère chrétienne, mais c'est le troisième pape d'Avignon, Benoît XII qui fut amené à définir en 1336 la doctrine de l'Eglise à ce sujet dans la constitution Benedictus Deus, au terme d'une controverse théologique qui agita toute l'Europe de son temps. Sa constitution garde une actualité aujourd'hui encore non seulement pour les chrétiens, mais encore pour tous ceux qui se soucient d'une vie après la mort.
Pourquoi la vie de Socrate est-elle exemplaire? Pourquoi y a-t-il une affaire Heidegger? Pour la même raison, au fond: on crédite le premier d'avoir, jusqu'à la mort, conformé sa conduite aux préceptes que lui prête son disciple (qui est aussi son biographe le plus fameux); on ne pardonne pas au second d'avoir, en des temps d'horreur, acquiescé à des principes qu'aucune philosophie, du moins soucieuse de son étymologie, ne saurait prôner. Car on postule toujours, le nom d'un philosophe étant prononcé, qu'il s'est efforcé sa vie durant à la sagesse. Tant il est vrai que la philosophie est - doit être - affaire de vie: vie de tous les vivants raisonnables, a fortiori vie du philosophe lui-même. Le présent volume a donc deux objets: le concept de vie philosophique et le récit de vie du philosophe. Objets qu'il convient certes de distinguer précisément mais qu'il importe aussi d'envisager dans leur relation problématique. Qu'ils parlent de Platon ou de Foucault, qu'ils évoquent Deleuze ou Montaigne, Kant ou Arendt, les saints philosophes du haut Moyen Age ou Schopenhauer, Pic de la Mirandole ou un moine pèlerin contemporain, les philosophes de l'Antiquité ou Spinoza, les auteurs du présent recueil ont eu à coeur de ne jamais disjoindre les dimensions spéculative et narrative de la pensée. Ils n'ont pas même craint de prononcer les noms de personnages fictifs (don Quichotte, Gauvain) pour donner l'idée de ce que doit maintenir embrassé la quête philosophique: un souci conceptuel aigu, certes, une rigueur infaillible dans la définition; mais aussi l'exigence indéfectible d'une vie qui s'y conforme.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.