Chroniques théâtrales ( les lettres françaises 1948-1951 )
Triolet Elsa
GALLIMARD
14,80 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782070240227
S'il fallait d'un mot caractériser le propos critique d'Elsa Triolet, celui de générosité conviendrait sans doute le mieux. Il y a toujours, par tradition ou par tempérament, une critique tatillonne et quinteuse, toute rechignée, qui se donne comme la forme la plus achevée de la mondanité. Une critique des cours secs. Rien de tel ici. La critique d'Elsa Triolet est celle de l'encouragement, c'est-à-dire du respect par principe du travail d'autrui, de la disponibilité à aimer. Attentive aux plus grands, Barrault, Jouvet, Vilar ou Christian Bérard, elle ne l'est pas moins aux inconnus (et certains d'entre eux sont les grands d'aujourd'hui) des jeunes troupes qu'un concours rassemble à Paris ; le geste premier chez elle est celui de la sympathie. Peu ou pas de préjugés, ni sur les gens ni sur les genres. Le récital de Maurice Chevalier (comme, plus tard, tel show de Johnny Hallyday) vaut comme un grand spectacle, en aucun cas minorisé. Une critique du plaisir qui n'est pas une critique d'humeur. Non pourtant qu'elle se laisse duper ; le regard est vif, aussi vif à repérer tel rôle, cette silhouette, encore, qui va s'appeler bientôt Gérard Philipe, qu'à percevoir le clinquant ou le creux, le rabâchage solennel et le truquage. Parfois l'erreur, ou ce qui paraît relever de l'erreur. Et cela entraîne moins à condamner qu'à interroger ou s'interroger, moins à trancher qu'à proposer un dialogue. Le discours critique est profondément pédagogique en ce sens qu'il exprime la même estime pour la scène et pour la salle, pour les gens du métier et pour le public. Il tend perpétuellement à établir des passerelles entre l'auteur et l'acteur, et les spectateurs.
Nombre de pages
328
Date de parution
24/04/1981
Poids
365g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070240227
Titre
Chroniques théâtrales ( les lettres françaises 1948-1951 )
Auteur
Triolet Elsa
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
365
Date de parution
19810424
Nombre de pages
328,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La nature a beaucoup donné à Martine, les hommes peu. Elle est belle, elle a le rare don d'aimer. Mais à notre âge de nylon, elle est venue au monde dans des conditions de l'âge de pierre. Aussi le confort moderne, le cosy-corner, seront-ils son premier idéal, et le métier de manucure parmi les miroirs et les parfums d'un salon de coiffure suffit à ses rêves de beauté. Elle est en cela semblable à des millions d'êtres. Daniel Donelle, l'amour de Martine, est déjà au-delà de cet idéal électroménager. Rosiériste, touché par l'aile de la science, il rêve à une rose nouvelle qui aurait la forme de la rose moderne, et le parfum inégalable de la rose ancienne. Un jour, Daniel créera la rose parfumée Martine Donelle, mais elle ne sera plus un hommage qu'à la souffrance.
Je me suis encore réveillée à midi. C'est que je n'ai pas dormi de la nuit. Une insomnie noire. Le monde nage dans le sang, n'empêche qu'un clou dans mon soulier me fait tout aussi mal, n'empêche que dans cet aujourd'hui de mitrailleuses, on peut trouver la mort en glissant sur une peau de banane. Oui, le coeur peut battre à l'unisson avec des millions d'hommes et avoir en même temps des battements secrets qui ne dépassent pas les limites du coeur. Il y a des crimes passionnels en temps de guerre. Oui, oui, il y en a... Un petit crime dans un coin, malgré la grande machine à hacher la viande. Cette disproportion me dérange bien plus que l'idée du crime même... Une insomnie noire."
Le roman d'un grand amour, d'un amour qui dépasse la mesure d'un homme ou d'une femme, roman qui aborde de front le problème immense du patriotisme et de l'internationalisme. Sur les pages de ce roman, au coeur même de la France, parmi les Français, se sont rencontrés Espagnols, Russes, Américains du Nord, Polonais, Arméniens, Italiens, Juifs errants... Accents étrangers du langage, de l'aspect, de la pensée, désordre de destinées qui ont déraillé en cours de route : un général espagnol sans armée, une Russe solitaire et trop belle pour l'être, un jeune astronome apatride, veilleur de nuit au fond d'un grand hôtel d'où l'on ne voit pas le ciel nocturne, un peintre américain employé dans une maison d'import-export, tous ceux qui ne font pas ce pour quoi ils ont été faits, et des mineurs polonais qui seraient mineurs où qu'ils aillent... D'autres, d'autres encore, étrangers, Français de fraîche date, Français de toujours. Ceux qui ne vivent pas là où ils sont nés, leur inconfort, et ceux qui vivent dans l'écrin de leur pays, en confiance avec la terre et les hommes... Mal du pays, mal d'amour. Amour deux fois malheureux, et du pays natal et de la patrie d'adoption. Mais l'amour malheureux est encore de l'amour, et ceux qui ont de l'amour ne sont pas seuls au monde.
Résumé : Dans une démocratie populaire imaginaire, le gouvernement commande à un sculpteur un monument à Staline. L'artiste devient ici le siège des questions que pose l'art dans une société nouvelle. Va-t-il les résoudre ? Un problème ne se pose pas en dehors du temps et de l'espace. Nous ne sommes plus à l'époque des contes philosophiques où l'on avait loisir d'en situer les données dans un Orient de pure convention. Ici, cadre, événements et personnages sont vraisemblables, le drame est celui d'une étape datée : le roman se termine l'année de la mort de Staline. Mais le propre d'une étape est d'être dépassée. Comment la franchiront Lewka, le sculpteur, ce joyeux garçon né dans un pays de statues et d'architectures, et Torsch, le vieux révolutionnaire, qui a payé de longues années de prison le rêve d'y faire cesser la misère et la faim ?
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Adichie Chimamanda Ngozi ; Damour Anne ; Bayiha As
Résumé : "En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord, mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant. Durée d'écoute : env. 19h30 min
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Quatre grands prophètes - Les Douze petits prophètes - Les Trois livres poétiques - Les Cinq rouleaux - Les Deutérocanoniques. Traduction de l'hébreu par Jean Koenig, Édouard Dhorme, Frank Michaéli, Jean Hadot et Antoine Guillaumont.