Les révoltes étudiantes des années soixante ne furent pas marquées par la seule conviction que "tout est politique". Au-delà des utopies messianiques, qui occupèrent le devant de la scène, de nouvelles aspirations éthiques se firent jour, qui avaient pour principal motif le thème de "l'authenticité". Partout s'affichait le "souci de soi", la volonté d'être enfin réconcilié avec le corps, avec l'intimité de son psychisme, de vivre en harmonie avec la nature, d'en finir avec l'aliénation du Moi dans des formes de vie extérieures aux individus. La vague, ici désignée sous le nom d'éthique de l'authenticité, fut et reste sans doute encore, d'une portée considérable. Le livre de Lionel Trilling, le premier d'une longue série qui passe par les noms de Daniel Bell, Richard Senett, Charles Taylor ou Gilles Lipovetsky, a cherché comme nul autre à retracer l'histoire intellectuelle de cette nouvelle sensibilité démocratique. {Lionel Trilling fut, jusqu'à sa mort (en 1975) professeur de philosophie à l'Université de Columbia. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, une vaste postérité intellectuelle se réclame de ses ouvrages parmi lesquels figurent} The Liberal Imagination, Freud and the Crisis of our Culture {et} Beyond Culture. Sincérité et authenticité {est le premier de ses livres traduit en français}.
Nombre de pages
210
Date de parution
03/11/1994
Poids
257g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246456315
Titre
Sincérité et authenticité
Auteur
Trilling Lionel
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
257
Date de parution
19941103
Nombre de pages
210,00 €
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Cet essai, à distance de la psychanalyse appliquée au sens courant du terme, réalise une sorte de tressage auquel l'anglophonie de Jacques Trilling communique une subtilité particulière. Une première publication de l'essai, en revue, avant le décès de l'auteur, a immédiatement été remarquée, tant par les joyciens que par les psychanalystes. Le thème qui le sous-tend, les rapports entre écriture et fantasmes concernant le maternel (mère /maternité), n'a rien perdu de sa portée comme le montre la longue préface de Jacques Derrida (La Veilleuse) qui, outre qu'elle constitue en elle-même une étude passionnante sur ce sujet met admirablement en valeur ces différentes caractéristiques de l'essai de Trilling.
Loore Frédéric ; Meissonnier Martin ; Trilling Rog
Résumé : Pourquoi des centaines de milliers d'anciens combattants américains, mais aussi anglais, français, canadiens, sénégalais, etc., sont-ils aujourd'hui dévorés par un mal étrange connu sous l'appellation de " syndrome de la guerre du Golfe " ? Pourquoi les militaires et politiques responsables de ce conflit refusent-ils d'admettre que ces maladies sont liées à cette guerre alors que des maux similaires frappent les populations civiles des régions concernées ? Pourquoi a-t-on laissé les mêmes causes produire les mêmes effets et parle-t-on aujourd'hui du " syndrome des Balkans " dont souffriraient des militaires français, belges, italiens, espagnols, canadiens, suisses... ? Parmi toutes les causes envisagées, l'utilisation des armes à l'uranium appauvri est régulièrement dénoncée. Deux camps s'affrontent. Ceux qui sont convaincus que l'utilisation de ces armes est un crime contre l'humanité et ceux qui pensent que l'uranium appauvri ne présente aucun danger sérieux. Qui croire ? Il a fallu deux ans d'enquête passionnante et mouvementée à Martin Meissonnier, Frédéric Loore et Roger Trilling pour démêler les ressorts de l'imbroglio qui s'est tissé autour de cet étrange métal. Ces trois journalistes d'investigation - un Français, un Belge, un Américain - sont allés aux quatre coins du monde. Ils ont rencontré, interrogé et poussé dans leurs derniers retranchements tous ceux qui étaient en mesure de répondre aux questions que chacun est en droit de se poser.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Résumé : Toute course en avant vers des buts trop élevés mène à l'abîme. Les mystificateurs qui affirment l'inverse en falsifiant le réel sont nombreux ; aussi, quand débute cette histoire, on ne sait trop si l'on entre dans un conte fantastique ou dans la plus cruelle des réalités. Jean et Sarah n'ont pas encore vingt ans. Quelque part aux îles Moluques, ils rencontrent Mathilde, une vieille dame étrange, perdue dans le labyrinthe d'une quête impossible ; depuis sa jeunesse, elle parcourt le monde à la poursuite d'un mythe qui s'évanouit sans cesse : une mer inconnue que le poète Grec Pindare aurait atteinte il y a vingt-cinq siècles, pour y découvrir qu'elle seule permettait aux hommes d' "épuiser le champ du possible" , comme il le chantait dans ses vers. Nul ne sait où se trouve cette mer, mais certaines légendent la situent aux confins des territoires glacés du Grand Nord, dans un pays qu'aucune carte ne mentionne... Jean et Sarah décident de suivre Mathilde dans sa quête. Aux îles de l'Amirauté, ils croisent la route du capitaine Ha Ha et de son équipage embarqués sur le cargo Hourra dans une aventure aussi folle que la leur. Commence alors le plus singulier des voyages. Roman philosophique sur l'absurde, Dernière lutte avant l'aube est une interrogation sur l'espoir et les illusions qui ne cessent de hanter notre imaginaire en dépit de la précarité des entreprises humaines.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.