Paris jouit d'une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d'élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d'images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c'est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d'immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d'un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s'enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d'immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l'ordre, de peurs et de haines. C'est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l'extérieur vers l'intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd'hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental : la Zone.
Nombre de pages
184
Date de parution
06/06/2025
Poids
300g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782494983304
Titre
La Zone. Une histoire alternative de Paris
Auteur
Tribillon Justinien ; Saint-Upéry Marc
Editeur
B42
Largeur
139
Poids
300
Date de parution
20250606
Nombre de pages
184,00 €
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Résumé : A l'heure où les villes sont appelées à des mutations sans précédent, l'ambition de cet ouvrage est de contribuer à extirper l'urbanisme du carcan juridique qui l'enserre actuellement afin de lui redonner une forte capacité d'innover pour assurer une plus grande cohésion de la société. Il s'agit ni plus ni moins que de rendre à la science de la fabrication des villes, l'urbanisme, la capacité d'expérimenter au regard des exigences pressantes et légitimes tant de la participation que du développement durable. Si auparavant, le droit a assagi l'urbanisme en l'introduisant dans la cité et ainsi lui a permis de produire plus d'effets, aujourd'hui il lui interdit de préparer la " transition urbaine " qui sera le défi du siècle à venir. Jean-François Tribillon formule une critique des rapports entre l'urbanisme et le droit de l'urbanisme. Le droit, à l'origine, a beaucoup fait pour l'efficacité de l'urbanisme mais, aujourd'hui, il l'anesthésie et le bureaucratise, d'autant que la nécessité d'un développement urbain durable autrement exigeant se profile à l'horizon. L'ouvrage compte trois parties. La première partie expose en les commentant les principaux aspects et dispositions du code de l'urbanisme. La seconde propose une relecture critique des excès et entraves qu'il impose à la fabrication de la ville. La troisième partie, à vocation conclusive, consiste en l'élaboration de propositions de réforme afin de mettre les règles existantes en accord avec les attentes de la société en matière de gouvernance partagée tout comme en matière de ville durable.
Cette troisième édition a été actualisée pour y intégrer les innovations législatives et réglementaires françaises qui modifient les pratiques professionnelles. Elle a également été remaniée pour décrire la diversité des urbanismes, des manières de mettre en ordre la ville. L'auteur a mis à contribution son expérience professionnelle et internationale pour dresser un tableau des procédés d'urbanisme appliqués de par le monde, des plus classiques aux moins orthodoxes; ce sont bien les procédés qui ont retenu son attention et non les produits urbains (paysages, formes, tours et gratte-ciel...). Il a mis à profit son expérience d'enseignant et tenu compte des habitudes de lecture du public qui peut ainsi parcourir les chapitres séparément et dans le désordre.
Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes Dans les années 1970, Pascal grandit au sein d'une famille de militants communistes. Sensibilisé très tôt par ses parents à l'idée de justice sociale, il vit de l'intérieur tout ce qui fait l'essence de la lutte : les manifs, les distributions de tracts, les assemblées générales, le collage d'affiches sauvages, la fête, Pif et l'espoir des lendemains qui chantent. Le communisme, c'est tout cela, et bien plus encore ! De son regard naïf et innocent, il dresse ainsi un inventaire de ces obstinations, de ces rêves, de ce ridicule parfois, de ce dogmatisme souvent, mais aussi de cette réelle camaraderie, de cette générosité débordante et de cet enthousiasme aveugle, écrivant le récit d'une lutte aussi farouche que belle et joyeuse. Pascal Thivillon nous livre le récit autobiographique de ses chroniques au sein d'une famille communiste dans les années 1970. De ses souvenirs, il offre le témoignage tendrement nostalgique d'une époque vue à travers le prisme de la jeunesse. Un album léger, drôle et touchant, tout sauf militant.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.