L'Amérique que nous avons en tête, Raymond Loewy l'a créée. En soixante-dix ans d'une prodigieuse carrière, ce Français naturalisé Américain, fasciné par la vitesse et inventeur du design industriel, a fait jaillir de son crayon la plupart des objets mythiques du Nouveau Monde: les cars Greyhound, les camions distributeurs de Coca-Cola, les sigles BP, Shell, Newman, le paquet de cigarettes Lucky Strike, les carrosseries des Studebaker, des locomotives à nez d'obus... Pourtant, grisé par son succès, l'auteur du best-seller La Laideur se vend mal, se laissa prendre à son art de l'artifice. Il se "designa" une légende. Alors, pour rendre justice au talent comme à la vérité, Philippe Trétiack exhume du sublime emballage signé Loewy la réalité captivante et cachée d'un personnage à la taille du siècle.
Date de parution
13/11/2002
Poids
390g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782843230806
Titre
LOEWY
Auteur
TRETIACK PHILIPPE
Editeur
ASSOULINE
Largeur
163
Poids
390
Date de parution
20021113
Disponibilité
Epuisé
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Les architectes sont-ils nuls ? Beaucoup le pensent. Devant le spectacle affligeant de la Bibliothèque nationale de France, la désolation des quartiers sur dalle, comme Montparnasse ou Euralille, la prétention du ministère des Finances, la pesante médiocrité de l'Opéra Bastille, les quartiers de barres et de tours... on ne peut que faire chorus avec la foule. Pourtant le jugement est expéditif. L'architecte est un bouc émissaire facile. Il y a d'autres coupables : maires mégalomanes, entreprises déficientes, juridiction écrasante, pots-de-vin, inculture des maîtres d'ouvrages et poujadisme du public. Faut-il pendre les architectes ? dresse le constat sévère d'un système qui n'en finit pas de produire des erreurs monumentales. Les architectes qui s'en sortent n'en sont que plus méritants. On peut se pendre à leur cou.
S'il vous arrive : de téléphoner au volant, de crépiter du fax et du portable, de vous brûler les doigts dans le micro-ondes, d'écraser l'accélérateur, d'être pris d'exaltation subite, de vous inquiéter des modes, des looks, des tendances de courir du matin au soir, de sauter d'un TGV dans un avion, d'avoir une, deux ou plusieurs liaisons en même temps ne cherchez plus : vous êtes un Agité. Est-ce grave ? Non, car si l'agitation est une drogue, notre maladie fin de siècle, c'est aussi une source d'intense jubilation. Ce Traité de l'agitation ordinaire est un guide à l'usage de tous ceux qui brûlent d'un trop-plein d'énergie. C'est un hymne à l'ivresse, au mouvement, au swing, au style derviche.
Avant de faire la une de la presse avec l'affaire des costumes de François Filon, Arnys fut une marque mythique de vêtements masculins plébiscitée par les élites françaises. Intellectuels, artistes, hauts fonctionnaires et membres du gouvernement, tous aimèrent s'y croiser pour y refaire le monde entre deux essayages. De 1933 à 2012, l'histoire de la maison reflète ainsi l'évolution des moeurs de la société tout entière. Créé par des émigrés juifs russes, Arnys a traversé l'Occupation, les Trente Glorieuses, les années quatre-vingt et la gauche caviar. Philippe Trétiack est lui-même issu de cette émigration juive mais si sa famille oeuvra dans la confection elle n'y connut ni gloire ni succès, à la différence des fondateurs d'Arnys. En tissant les histoires de ces deux familles, il déploie avec humour et lucidité le foisonnant portrait d'une épopée française.