Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen (21 février 1431 - 30 mai 1431)
Trémolet de Villers Jacques ; Sers Olivier
BELLES LETTRES
29,90 €
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EAN :9782251445618
L'originalité de cet ouvrage tient en trois caractères : - le texte des actes du procès de Rouen est intégral, vérifié aux meilleures sources, complété quand c'est nécessaire par les dépositions du procès d'annulation ; - l'auteur conduit le lecteur dans la salle d'audience et, fort de son expérience d'avocat de causes criminelles et politiques, lui explique le déroulement de l'affaire, la stratégie des juges et celle de Jeanne ; - au fil du déroulement des séances du procès, le lecteur fait vraiment connaissance avec Jeanne. L'accusée lui apparait dans toute sa vivacité, son charme, son audace et aussi, ses faiblesses ; la beauté de la langue qu'elle emploie, la précision de sa mémoire et la profondeur, théologique, voire mystique, de ses réponses la font vivre aujourd'hui aussi présente qu'il y a presque six cents ans. Dans un " envoi " en forme de conclusion, l'ouvrage dessine les traits intemporels de Jeanne, aussi actuels aujourd'hui qu'en son temps. Les questions que ses juges lui posent sont celles que son histoire nous inspire encore. Jour après jour, Jeanne se fait plus présente à nous et, dégagée de toutes les controverses, caricatures ou raideurs hagiographiques, elle vient à notre rencontre, encore plus jeune et plus entraînante que nous l'imaginions. Sainte-Beuve disait que toute famille française devait avoir dans sa bibliothèque la Bible et Les fables de La Fontaine. Il faut y ajouter, comme livre indispensable à la compréhension de notre histoire et de notre être, le procès de Jeanne d'Arc.
Nombre de pages
315
Date de parution
13/01/2016
Poids
542g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445618
Titre
Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen (21 février 1431 - 30 mai 1431)
Auteur
Trémolet de Villers Jacques ; Sers Olivier
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
542
Date de parution
20160113
Nombre de pages
315,00 €
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Dans Les fleurs d'Ulysse, j'avais consacré un court chapitre à Pierre-Antoine Berryer, l'avocat des plus grands et le plus grand des avocats. Mais pouvait-on dire en quelques pages qui était Berryer ? Il m'a semblé qu'à une heure où la France, la justice, le barreau, l'Eglise même, s'interrogent sur leur passé pour mieux voir ce qu'il faudrait être dans l'avenir, la figure de cet avocat, catholique, député qui connut toutes les causes de son temps et sut les défendre sans jamais perdre ce qu'il appelait la juste satisfaction de soi-même, méritait un regard plus attentif. J'ai donc cherché qui était Berryer, dans ses discours et dans sa vie, à travers son époque et ses amis. Il m'est apparu beaucoup plus grand que je ne l'imaginais, beaucoup plus proche aussi que je ne le pensais. Le connaissant mieux, je l'ai aimé et admiré plus encore. L'admiration rapproche les intelligences. L'amitié unit les coeurs. Ainsi s'effacent les distances que font entre les hommes la diversité des temps et l'inégalité des talents. Alors, j'ai osé dessiner son visage au milieu des décors qu'anima sa parole : dans le recueillement de son cabinet et dans la gaieté de son château d'Augerville, au théâtre ou à l'Opéra, à la Conciergerie ou aux Tuileries, à la tribune ou à la barre, aux marches du palais. J.T.V.
J'ai rassemblé ces poèmes pour les hommes de mon âge. Je ne parle pas des femmes, car, on le sait, les femmes dont pas d'âge. Mais si je leur en parle, aux hommes et aux femmes, ce n'est certes pas pour jouer, en quelque manière, le rôle du professeur. C'est simplement parce que, étant compagnons, il peut nous être doux, en rompant le pain de la halte et en fumant le tabac de la pause, de communier un instant dans l'éternel présent des filles de mémoire. C'est la nostalgie, on le sait, qui donne son charme à ces instants. Mais la nostalgie, seule, risquerait de sombrer dans une certaine mélancolie. Ce ne serait pas sans danger ni affectation. Notre époque, qui pratique beaucoup trop le chiqué, ne manque pas de ce romantisme. Je dois l'avouer, rien ne m'est plus étranger. Que ce soit dans les dernières lueurs de l'été ou dans le jour pâle du plus froid hiver, j'ai toujours senti la germination du printemps. Dieu veuille que cet optimisme, qui est le petit nom de l'espérance, ne m'abandonne jamais. Si les facultés vitales, en s'estompant, venaient à l'affaiblir, il me suffirait alors de contempler, avec une meilleure attention, les enfants. Mes enfants et ceux des autres. Tous les enfants. Comme ils sont les princes de notre âge mûr, ils sont aussi les princes de la poésie. Ils règnent sur elle - à dire la vérité, ils sont la vraie poésie de la vie. C'est à eux que ce livre est dédié. C'est pour eux, qu'à travers leurs parents ou leurs aînés, il est écrit.
Résumé : Aux dires de certains experts autoproclamés, le conte et la nouvelle seraient des genres littéraires en voie de disparition. Telle n'est pas l'opinion de Jacques Trémolet de Villers qui livre ici neuf contes, dont les personnages se croisent sans se rencontrer et emmènent le lecteur de Paris à Ajaccio, des fêtes du royaume d'Arles à la montagne corse, du Haut Anjou à l'Andalousie. Le conte veut une plume rapide qui suggère sans insister, favorise le rêve sans épuiser l'attention. Parce qu'il n'appuie pas, évite la démonstration et n'a rien à prouver, il est ami du c?ur autant que de l'esprit. Il adoucit d'un sourire ce que son intelligence aurait de trop cruel. Bref, il est ailé, comme les paroles des chants d'Homère et comme le casque des guerriers de cette tribu qu'on dit en voie de disparition mais qui n'en finit pas de se moquer de la défaite et de l'ennui, les Gaulois, nos ancêtres. Il se pourrait bien que, défiant les pronostics des tristes marchands de papier, les contes soient le genre ailé qu'il faut aux lettres de notre temps.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).