Né en 1882 en Posnanie ou peut-être en 1890 à Chicago, B. Traven a été journaliste, comédien et révolutionnaire. Auteur mystérieux du célèbre Trésor de la Sierra Madre, il serait mort au Mexique en 1969.4e de couverture : Après des jours de marche au coeur de la jungle équatoriale, Gales, baroudeur énigmatique, s'arrête dans un petit hameau indien perché sur des falaises surplombant un fleuve impétueux. Un pont de fortune relie les deux rives, construit à la va-vite par les gringos des compagnies pétrolières, nombreuses dans la région.Le soir même, une fête se tient dans le village et un orchestre est attendu. Tous les indiens des environs sortent de la forêt. Certains viennent à dos d'âne, à cheval ou à pied et tous veulent s'amuser, danser et communier avec cette nature asphyxiante.Mais le drame survient : alors que les musiciens se font attendre et que les villageois se demandent si la fête aura lieu, un petit enfant disparaît. Très vite, les recherches s'organisent sous les yeux de Gales, impuissant. Le gamin reste introuvable pendant que les ténèbres tombent sur la jungle.Récit envoûtant, description minutieuse d'un drame se déroulant la nuit, Le pont dans la jungle brosse un tableau expressionniste des indiens d'Amérique centrale. Déroutant au premier abord, le dépouillement de l'intrigue et du style nous fait partager au plus près l'expérience existentielle du narrateur. Le lecteur s'éloigne progressivement de la civilisation et de ses chimères pour toucher au plus profond et au plus simple de l'existence humaine.
Nombre de pages
253
Date de parution
25/11/2004
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070426430
Titre
Le pont dans la jungle
Auteur
Traven B ; Simon Robert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
20041125
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Actuellement, la liberté de la presse n'existe pas. Les journalistes sont des crapules, manipulateurs de l'opinion qui trompent le peuple de crainte de se retrouver sans "revenu garanti". Ils ont peur d'avoir faim, de tomber dans la dèche. Etre ou ne pas être sujet à cette peur est affaire de personnalité. Tout homme n'a pas la capacité de rester droit, honnête et ferme dans ses convictions face à l'éventualité de ne pas manger à sa faim. Le journaliste, en tout cas, ne l'a pas. J'exige son indépendance économique immédiate à l'égard de son employeur. J'exige qu'on lui donne l'occasion de prouver qu'il peut être un brave type lorsqu'il n'est plus menacé de licenciement, et donc de faim. La presse doit être assumée par des hommes libres.
L'Indien observait les chiffres avec admiration, il lui semblait prodigieux que l'on pût aussi vite les aligner, les additionner, les diviser et les multiplier. Mais au fond, cela ne l'impressionnait guère, car il ne savait lire ni chiffres ni lettres, et le seul bénéfice qu'il retira de la subtile conférence à haute signification économique de l'Américain fut d'apprendre qu'un homme est capable de parler pendant des heures pour ne rien dire." On trouvera dans ce petit livre quatre textes de B. Traven traduits de l'allemand par Adèle Zwicker. Paraboles littéraires et politiques empreintes d'un grand souffle émancipateur, ces nouvelles permettent une première entrée dans l'oeuvre du grand et mystérieux romancier (décédé en 1969), indépassable auteur de classiques comme Le Trésor de la Sierra Madre, La Révolte des pendus et Le Vaisseau des morts. Elles complètent la biographie de Rolf Recknagel, B. Traven, romancier et révolutionnaire (Libertalia, 2018).
« L?homme en os tendit la bouteille à Macario.? Le liquide que contient cette gourde fera de toi le plus grand médecin du siècle. Une goutte, même infime, de cette potion suffit à guérir n?importe quelle maladie, y compris celles qui sont réputées incurables et mortelles. Mais souviens-toi bien que, lorsque la dernière goutte aura été versée, tu auras perdu tes dons de guérisseur.? Je ne sais pas si je dois accepter ce présent, avoua Macario. Vois-tu, compadre, je suis heureux, à ma manière. Il est vrai que j?ai eu faim toute ma vie, et que je me suis échiné sans cesse pour survivre. Mais c?est ainsi que vivent les gens de ma condition. »C?est d?un conte folklorique allemand, La Mort marraine, à peine enjolivé par les frères Grimm, que le romancier B. Traven a tiré Macario en 1950, transposant la fable morale au Mexique, en un temps où cette vaste contrée se nommait Nouvelle Espagne et gémissait sous le joug colonial. Un petit bijou oublié de l?auteur du Trésor de la Sierra Madre.4e de couverture : « L?homme en os tendit la bouteille à Macario.? Le liquide que contient cette gourde fera de toi le plus grand médecin du siècle. Une goutte, même infime, de cette potion suffit à guérir n?importe quelle maladie, y compris celles qui sont réputées incurables et mortelles. Mais souviens-toi bien que, lorsque la dernière goutte aura été versée, tu auras perdu tes dons de guérisseur.? Je ne sais pas si je dois accepter ce présent, avoua Macario. Vois-tu, compadre, je suis heureux, à ma manière. Il est vrai que j?ai eu faim toute ma vie, et que je me suis échiné sans cesse pour survivre. Mais c?est ainsi que vivent les gens de ma condition. »C?est d?un conte folklorique allemand, La Mort marraine, à peine enjolivé par les frères Grimm, que le romancier B. Traven a tiré Macario en 1950, transposant la fable morale au Mexique, en un temps où cette vaste contrée se nommait Nouvelle Espagne et gémissait sous le joug colonial. Un petit bijou oublié de l?auteur du Trésor de la Sierra Madre.
Quand B Traven se nommait Ret Marut. "Mais vous ne pouvez pas penser, parce qu'il vous faut des statuts, parce que vous avez des administrateurs à élire, parce que vous avez des ministres à introniser, parce que vous avez besoin de parlements, parce que vous ne pouvez pas vivre sans gouvernement, parce que vous ne pouvez pas vivre sans chefs. Prenez conscience de la sereine passivité que vous avez en vous, dans laquelle s'enracine votre invincible pouvoir. Laissez d'un coeur apaisé et insouciant s'effondrer la vie économique; elle ne m'a pas apporté le bonheur et elle ne vous l'apportera pas non plus. Laissez consciemment pourrir l'industrie, ou c'est elle qui vous pourrira".
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.