Quand les guerriers eurent tous été déportés, les femmes restées seules baptisèrent l'emplacement du nom de Jigin'tan : "Ceux qui n'ont aucun appui, aucun soutien". Au fil des années, inexorablement, la cité s'était clochardisée, mendiants, paysans transplantés et sans travail, jeunes délinquants, prostituées y avaient élu domicile. Tout cela s'était fait en moins d'une génération, faisant des cités accrochées aux flancs de la ville comme des milliers de niches assiégeant un arbre esseulé et mort. Tous avaient répondu à l'appel de la ville et... attendaient, au milieu de ces misérables abris faits de tôle, de bouts de cartons, de carcasses de voitures. Peut-être espéraient-ils secrètement que la ville leur concède une parcelle de cette dignité a laquelle ils avaient été arrachés. Et aujourd'hui, Limpo, le crieur public, battait tambour à travers toute la cité. Le chef du village les convoquait à une palabre ; les rumeurs les plus alarmantes circulaient... L'Autorité projetait de construire une usine, de raser leurs baraquements, détruire la cité... les chasser ...
Nombre de pages
175
Date de parution
03/05/2000
Poids
206g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858022113
Titre
Les ruchers de la capitale
Auteur
Traore Ismaïla Samba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
206
Date de parution
20000503
Nombre de pages
175,00 €
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Bardés de médailles et auréolés de gloire, les anciens combattants attendaient beaucoup de l'accession de leur pays à l'indépendance. Ils furent pourtant les grands oubliés de l'Afrique des indépendances. Dans ce récit, les anciens combattants de Diabougou se sont sentis abandonnés et humiliés parce que leurs pensions ne sont pas reversées. Ils décident de reprendre les armes et d'investir la ville. Zanguè et ses compagnons sont plein d'assurance : les devins leur ont prédit la victoire.
L'auteur a retranscrit dans cet ouvrage un texte de l'orateur Daye Baba Diallo, décédé en 1987, qui représente la tradition littéraire de Ségou au Mali.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...