Quand les guerriers eurent tous été déportés, les femmes restées seules baptisèrent l'emplacement du nom de Jigin'tan : "Ceux qui n'ont aucun appui, aucun soutien". Au fil des années, inexorablement, la cité s'était clochardisée, mendiants, paysans transplantés et sans travail, jeunes délinquants, prostituées y avaient élu domicile. Tout cela s'était fait en moins d'une génération, faisant des cités accrochées aux flancs de la ville comme des milliers de niches assiégeant un arbre esseulé et mort. Tous avaient répondu à l'appel de la ville et... attendaient, au milieu de ces misérables abris faits de tôle, de bouts de cartons, de carcasses de voitures. Peut-être espéraient-ils secrètement que la ville leur concède une parcelle de cette dignité a laquelle ils avaient été arrachés. Et aujourd'hui, Limpo, le crieur public, battait tambour à travers toute la cité. Le chef du village les convoquait à une palabre ; les rumeurs les plus alarmantes circulaient... L'Autorité projetait de construire une usine, de raser leurs baraquements, détruire la cité... les chasser ...
Nombre de pages
175
Date de parution
03/05/2000
Poids
206g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858022113
Titre
Les ruchers de la capitale
Auteur
Traore Ismaïla Samba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
206
Date de parution
20000503
Nombre de pages
175,00 €
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Bardés de médailles et auréolés de gloire, les anciens combattants attendaient beaucoup de l'accession de leur pays à l'indépendance. Ils furent pourtant les grands oubliés de l'Afrique des indépendances. Dans ce récit, les anciens combattants de Diabougou se sont sentis abandonnés et humiliés parce que leurs pensions ne sont pas reversées. Ils décident de reprendre les armes et d'investir la ville. Zanguè et ses compagnons sont plein d'assurance : les devins leur ont prédit la victoire.
L'auteur a retranscrit dans cet ouvrage un texte de l'orateur Daye Baba Diallo, décédé en 1987, qui représente la tradition littéraire de Ségou au Mali.