Aminata D. Traoré, psychosociologue et femme d'entreprise, artiste décoratrice à ses moments perdus, s'est fait connaître sur la scène internationale par ses prises de position affirmées sur la situation critique de l'Afrique et sur la condition de la femme africaine. Aujourd'hui ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, elle n'a rien abdiqué de ses convictions. Son livre est une chronique : le regard tendre et lucide qu'elle porte sur la société dans laquelle elle vit, donne aux anecdotes du quotidien toute leur portée. C'est aussi un essai, où l'analyste expose avec clarté et concision la situation dans laquelle se trouvent son pays, le Mali, et son continent, l'Afrique. Mais c'est surtout un cri d'alarme et un plaidoyer politique. Poids exorbitant de la dette, rôle ambigu du FMI, l'auteur répond par la reprise en main des décisions, par le refus d'une démocratie régulée de l'extérieur et par la singularité culturelle africaine. Au c?ur de l'action, Aminata Traoré éprouve quotidiennement l'urgence de trouver des solutions et le besoin de transformer le monde : les propositions qu'elle énonce sont courageuses et novatrices, vont à l'encontre des idées reçues et révèlent, par-delà le pragmatisme de la femme de pouvoir, la profonde humanité d'une femme de c?ur, qui se trouve, pour reprendre le titre d'un de ses chapitres, "au c?ur de l'être".
Nombre de pages
185
Date de parution
31/12/1998
Poids
199g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742720323
Titre
L'ETAU. L'Afrique dans un monde sans frontières
Auteur
Traoré Aminata
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
199
Date de parution
19981231
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il n'est rien de plus encombrant ni aliénant qu'une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des désirs et du discours des autres. Depuis plus de quarante ans, l'Afrique cherche sa voie, mais en vain. Elle est dans l'impasse. Les violences de l'Histoire ayant fait des vainqueurs et des vaincus, des gagnants et des perdants, les rapports entre nations riches et nations pauvres demeurent des rapports de domination qui se perpétuent à travers des mots clés, qui ne sont que mots d'ordre. Pillée et marginalisée, l'Afrique est invitée par les maîtres du monde à se penser pauvre, à se comporter en région pauvre. Les Etats du continent, surendettés et interpellés par une demande sociale forte, se voient contraints d'adopter et d'appliquer des remèdes dont le coût social et humain est exorbitant. Or l'Afrique est la seule à détenir les remèdes à ses maux. Plus que de capitaux, de technologies et d'investisseurs étrangers, elle a besoin de retrouver cette part d'elle-même qui lui a été dérobée : son humanité. Car, contrairement à l'Homo oeconomicus, en se mondialisant, l'humain qui est en chacun de nous et que les Africains revendiquent s'enrichit mais enrichit surtout les autres et met la planète à l'abri de bien des saccages. La grande voix africaine, ancienne ministre malienne de la Culture, signe ici un livre bouleversant sur la douleur d'une Afrique mutilée par la mondialisation libérale.
Appuyé sur la riche expérience de l'auteur, de missions de développement en responsabilités ministérielles, en passant par les rencontres de Porto Alegre, ce livre est une analyse sans concessions de la situation actuelle de l'Afrique et souligne les effets ravageurs de la mondialisation néo-libérale. Il dénonce l'inadéquation et les conséquences néfastes des remèdes proposés par les institutions internationales (Banque mondiale et FMI), ainsi que leur confiscation par des " élites " autochtones corrompues, et propose une stratégie de développement endogène. Celle-ci fondée sur la capacité des Africains à redevenir des sujets de leur histoire, passe par l'affirmation d'une fierté nouvelle et la redécouverte de valeurs et d'un imaginaire propres.
Qui n'a pas gardé en tête la violence des images diffusées en septembre et octobre 2005 sur toutes les chaînes de télévision du monde, montrant de jeunes Maliens, Camerounais, Ivoiriens, etc., se lançant à l'assaut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. La plupart ont été refoulés, dans des conditions souvent inhumaines. Certains y ont trouvé la mort, et les survivants traînent leurs blessures. Pourquoi partent-ils ? Quel désespoir les pousse à tout abandonner pour venir se heurter aux murs d'une forteresse nommée Europe ? Cet ouvrage collectif, qui tente de répondre à ces questions, est le résultat des journées commémoratives de Ceuta et Melilla, organisées à Bamako du 29 septembre au 6 octobre 2006 par le Forum pour un autre Mali (FORAM). Il s'efforce de mettre en lumière le lien entre réformes néolibérales, chômage, appauvrissement et émigration clandestine.
Quatrième de couverture Le chômage, la pauvreté, la violence, mais aussi les dictatures ou les génocides, sont le lot de nombreux états postcoloniaux, qui cherchent à sortir de l'étau... Avec clarté et concision, Aminata Dramane Traoré, psychosociologue et femme d'entreprise, ex-ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, révèle la situation critique de l'Afrique noire, soumise à des réformes économiques et structurelles draconiennes. Questionnant les enjeux de l'ouverture économique et politique de l'Afrique subsaharienne à un monde qui se veut sans frontières, elle dénonce ici une mondialisation synonyme de négation et d'oppression. Poids exorbitant de la dette, rôle ambigu du FMI, ingérence extérieure... autant de problèmes brûlants auxquels elle tente de répondre, pour redéfinir le pari démocratique dans ces pays. Chronique sociologique et essai politique écrit "à coups de douleurs, de larmes et de pourquoi", ce texte résonne comme un véritable cri d'alarme.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.