Le 25 août 2003, le docteur Laurence Tramois a aidé Paulette, sa patiente, à mourir après des semaines et des mois de souffrance. Paulette était la belle-mère de Sophie Tramois, la s?ur de Laurence. Mais, en France cet acte d'amour est considéré comme un crime. Aujourd'hui, Laurence est accusée de délit d'empoisonnement et cette famille si digne et discrète se retrouve confrontée à la justice. Alors, les deux s?urs ont décidé de parler. Unies dans la vie, unies devant le drame, elles ont voulu que leurs voix se rejoignent dans un même livre. Elle nous offrent deux témoignages exceptionnels et complémentaires. Celui de Sophie, aide-soignante, si proche de Paulette qu'elle a accompagnée jour après jour. Elle l'a soignée, écoutée, rassurée, veillée juqu'à l'épuisement. Son v?u le plus cher était que Paulette s'en aille dans la dignité, comme celle-ci le lui avait demandé. Celui de Laurence, la grande s?ur, le médecin de la famille. Elle témoigne aussi de cette fin de vie dans la souffrance, du cancer qui finit par gagner, des médicaments qui n'ont plus d'effet sur la douleur et des demandes répétées de Paulette de mourir dignement. Son choix a été de pratiquer jusqu'au bout une médecine humaine. Leurs témoignages, sincères et sans concession, forcent le respect et apportent des éléments de réflexion à cette douloureuse question qui nous concerne tous. Et, comme le dit le docteur Frédéric Chaussoy dans sa préface: "Ne serait-il pas plus facile d'agir au nom de la souffrance pour que l'individu soit le seul habilité à décider de sa propre fin?"
Quel spectateur peut résister à un film ou une série « d’Agatha Christie » ? Vues, revues et multirediffusées, les adaptations à l’écran de la célèbre romancière ponctuent l’histoire de la production cinématographique et télévisuelle depuis… 1928, et attirent un public fidèle, conquis par l’atmosphère très « Cluedo » de ces « whodunit », intrigues policières tarabiscotées menées tambour battant au sein de demeures chicissimes. Et pourtant, Agatha Christie détestait le cinéma ! Pas rancuniers, tous les grands noms du 7e art se sont bousculés au générique des films tirés de ses romans : Billy Wilder, Sidney Lumet, Guy Hamilton, Kenneth Branagh, René Clair, Pascal Thomas, côté réalisateurs, et, côté vedettes, Marlène Dietrich, Liz Taylor, Sean Connery, Maggie Smith, Bette Davis, Peter Ustinov, Jane Birkin, Lauren Bacall, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Catherine Frot, André Dussollier, François Morel, Danielle Darrieux, Charles Aznavour… Et ces tournages, comme les histoires dont ils s’inspirent, sont riches de petits secrets plus ou moins avouables et d’anecdotes croustillantes livrés avec perfidie entre les pages de ce premier ouvrage consacré en France aux films et séries d’Agatha Christie… à l’exemple de ces quelques indiscrétions glanées dans les coulisses du Crime de l’Orient-Express : Star de Témoin à charge (Billy Wilder, 1957), Marlène Dietrich ne figurera pas au générique du Crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 1974) : à l’époque, son principal talent réside dans son aptitude à lever le coude… Albert Finney (l’Hercule Poirot du Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, 1974) refuse de réendosser la défroque du détective belge pour Mort sur le Nil (1978). La raison : il craint que son maquillage fonde sous le soleil égyptien… Lors du grand déballage occasionné par le procès du couple Depp-Heard, l’agent de l’acteur a confirmé que Johnny avait touché 10 millions de dollars pour incarner, dans Le Crime de l'Orient-Express (Kenneth Branagh, 2017)… la victime, qu’on ne voit guère plus de 20 minutes à l’écran. Faites le calcul : environ 500 000 dollars la minute !
Pierre Arditi, acteur de toutes les scènes, homme de cinéma, amoureux de belles choses, est un grand gourmet. Un hédoniste buveur de plaisirs qui a pour le vin et la bonne chère une bouche aimable. Ne cherchez pas ici les commentaires d'un oenologue professionnel, mais simplement les sentiments passionnés d'un trinqueur de raison, sincère, qui vous invite à découvrir que derrière chaque belle bouteille, chaque mets de goût, propice à porter tous les rêves, se cache le travail d'un homme ou d'une femme de coeur. Dans ce livre, cet "amateur" très éclairé choisit de nous faire partager ses plus grandes émotions, son goût pour les vins admirables et sa cave idéale. Pas forcément des flacons de grand prix, mais également des petites merveilles issues de l'amour du travail bien fait. Pierre Arditi nous permet de franchir par le biais de ses témoignages les portes des domaines qui lui sont chers et nous propose de rencontrer tous les vignerons et restaurateurs qui lui ont offert d'immenses plaisirs et des instants de bonheur mémorables. Tous ceux qui font ces vins et ces mets que la planète tout entière nous envie et qui vous procurent les plus belles émotions gustatives. Et puis, "comme on est savant quand on boit bien", en sa compagnie, nous allons apprendre à déguster avec raison, et surtout à apprécier le vin et sa saveur souveraine, mais en tout abandon, loin des jargons hermétiques. En partant de simples mots, nous allons découvrir toutes les subtilités de ce précieux breuvage. Alors, les coudes sur la table, je vous propose de retrousser les manches et de vous laisser enivrer par les péripéties d'un bon vivant qui sait si bien raconter, avec poésie, l'âme de ce pampre qui chante dans nos verres.
Plongée secrète dans la Corée du Nord de Kim Jong Il Kenji Fujimoto est un chef sushi japonais qui a la singularité d'avoir été le cuisinier personnel de Kim Jong Il entre 1988 et 2001. Une position qui a fait de lui un témoin privilégié du régime le plus opaque au monde. Courses alimentaires autour du globe, voyages en jet, mets les plus raffinés, banquets somptueux et luxueuses villas, Kenji Fujimoto est au coeur du pouvoir et raconte le quotidien de l'élite nord-coréenne comme sa vie dans l'intimité de Kim Jong Il, ce personnage énigmatique et gourmet qui, au fil des années, devient son ami, son compagnon de fête, son confident. En Corée du Nord, Kenji Fujimoto mène grand train. Jusqu'au jour où il est soupçonné d'espionnage pour le compte de l'ennemi japonais... Changement de décor. Le cuisinier finira par s'enfuir, prétextant se rendre à Hokkaid? pour y acheter des oursins.
Julien Moreau a relevé un challenge complètement fou : accomplir le plus long triathlon au monde (plus de 6 000 km) à travers la France pour mobiliser la population et les politiques en faveur d'une écologie citoyenne engagée.Adepte des éco-aventures (ascension du Stok Kangri en Himalaya en 2013 ; tour de la Bretagne à pied et à vélo et traversée Jersey/Saint-Malo à la nage en 2016 ; tour de la Bretagne en paddle en 2017...), Julien Moreau se lance un défi complètement fou en 2018 : accomplir, en France, le plus long triathlon au monde.Au menu : 4 500 km à vélo de Paris à Marseille, avant 375 km de nage jusqu'à Monaco, puis 1 150 km de course à pied jusqu'au siège de la Fondation pour la Nature et l'Hommecréée par Nicolas Hulot, son mentor et ami.C'est cette incroyable odyssée à travers la France que raconte ce récit.Une aventure autant sportive et humaine qu'écologique.Mais son plus grand défi, c'est bien sa capacité à se mobiliser chaque jour pour parler à la jeunesse d'écologie citoyenne. À l'initiative de Julien, une loi pour la suppression des bouteillesen plastique dans les cantines scolaires françaises a d'ailleurs été adoptée par les parlementaires.La preuve que tout est possible à qui sait aller au bout de ses rêves.
Tignous a croqué la vie politique française et internationale pendant plus de 30 ans. Lorsqu'il a été assassiné en 2015, le Parti Socialiste était à nouveau au pouvoir et notre Président François Hollande avait promis de s'attaquer à la finance. En 2017, nous avons élu la finance au pouvoir en la personne d'Emmanuel Macron que nous avons surnommé le Président des riches. Pas sûr qu'il ait été le seul. Cela fait des décennies que les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, que la classe moyenne disparaît et la classe ouvrière et ses valeurs avec elle. Les dessins de Tignous sont d'une incroyable actualité, insolents et pertinents. Grâce à lui, on en pleure... de rire.
La téléréalité fascine autant qu'elle rebute. S'il est facile d'étiqueter ses participants comme stupides, narcissiques et vulgaires, personne ne connaît réellement les coulisses de cette industrie sans pitié qui attire des jeunes gens en leur faisant cette promesse : changer leur vie à tout jamais. Morgane Enselme a participé à Secret Story en 2011. Son objectif était de dévoiler un secret qui lui tenait à coeur : "Mon père s'appelle Brigitte". Elle est fière de son papa transgenre et voulait prouver à tous qu'un enfant peut s'épanouir dans n'importe quel schéma familial, tant qu'il reçoit de l'amour et de l'attention. Mais une fois à l'intérieur, elle comprend que rien ne tourne rond dans la Maison des secrets. Privation de liberté et d'intimité, insalubrité, mensonges et manipulations... Les candidats doivent être disponibles sans interruption, le cerveau aussi vide que possible et les nerfs à vif, pour s'assurer qu'ils exploseront à la moindre occasion. Morgane va vivre treize semaines sous le feu des projecteurs, dans un monde où aucun des codes de la vie réelle n'a de valeur et où tout est fait pour pousser les candidats à bout.
J'ai du mal avec les gens qui se résument uniquement à leur appartenance religieuse, qui sont juifs avant d'être tout le reste, qui sont musulmans avant d'être tout le reste, qui sont chrétiens avant d'être tout le reste. Je comprends qu'on puisse être juif, chrétien ou musulman, je m'en fous." Charb Pour Charb critiquer la religion, c'était critiquer des dogmes, des idées et non des personnes, et seule la laïcité le permet. Il défendait ardemment la laïcité indispensable à notre démocratie comme le sont la liberté, l'égalité et la fraternité. Il usait du droit au blasphème pour nous faire réagir, il utilisait l'humour pour lutter contre l'ignorance, la bêtise et la brutalité, pour rire sans tabous ni retenue.
Tout le monde l'admet à présent : il y a une " question noire" en France. En revendiquant une " citoyenneté à part entière et non plus entièrement à part ", ou de façon violente, comme lors des émeutes urbaines de l'automne zoos, les Français noirs cherchent à sortir de leur statut paradoxal de " minorité invisible ". De la traite esclavagiste à la colonisation, des enjeux de mémoire sont au c?ur de leurs affirmations identitaires qui prennent parfois le tour de reconstructions historiques victimaires. Ce livre retrace la genèse de la France noire, issue des Département d'Outre-mer (DOM) et de l'immigration africaine. Il nous rappelle aussi que la présence noire en France a un long passé, depuis les " zoos humains ", la vogue nègre et la participation des troupes coloniales aux deux guerres mondiales. Il ouvre ainsi la perspective sur une conscience nationale, ni " blanche " ni " noire ", qui aurait raison des discriminations raciales.