Ces poèmes ont plus de mille ans d'existence. C'estla première fois qu'ils sont publiés en France. De tradition orale, les dainas ont été transmises essentiellement par les femmes. Il se pourrait même que cette littérature soit l'oeuvre des femmes. En composant ces quatrains, en les récitant et en les chantant pendant des siècles - on a identifié plus d'un million de textes et trente mille mélodies - des générations de femmes auraient maintenu le souvenir d'une mythologie qui, en son épanouissement, a dû rivaliser d'éclat et de poésie avec les plus belles mythologies des peuples indo-européens. Les dainas sont beaucoup plus qu'une tradition littéraire. Ce sont des chants de résistance et d'affirmation incarnation d'un legs unique laissé par des identitaire, ancêtres auxquels l'histoire avait refusé d'autres formes d'expression plus tangibles. Ces "chants des origines" sont donc au coeur del'identité lettonne. Symbole de la Lettonie, les dainas ont joué un rôle déterminant dans les événements connus sous le nom de "révolution chantante" qui ont conduit, en 1991, à la libération du pays - presque sans violence et sans effusion de sang.
Nombre de pages
78
Date de parution
08/11/2004
Poids
136g
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EAN
9782914453394
Titre
DAINAS. POEMES LETTONS
Auteur
Vitols Dixon Nadine
Editeur
MINOTAURE
Largeur
0
Poids
136
Date de parution
20041108
Nombre de pages
78,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ces dessins muets viennent de loin, d'un monde qui n'a plus rien à voir avec le nôtre. L'obscurité de leur origine accentue encore cette distance. Ce défilé d'images sans créateur est sui generis. Qui l'a produit? Personne: le temps, l'obscurité, les vieux papiers. C'est cela que nous cherchons, aussi, en contemplant ces images, cette épaisseur du temps qui se creuse jusqu'à ces images, cette sensation d'éloignement qu'accentuent les intermédiaires, les éditions, les commentaires, le silence, l'inconnu, et pourtant cette présence immédiate, cette évidence du monstre." Biographie de l'auteur PIERRE JOURDE a publié quatre romans dont Festins secrets en 2005, pour lequel il a reçu le Prix Renaudot des Lycéens ainsi que le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres. Il s'est également adonné au pamphlet sur la littérature contemporaine avec La Littérature sans estomac. Il est l'auteur, en outre, de divers essais littéraires dont Géographies imaginaires, Empailler le toréador, Littérature et authenticité.
Pierre lourde est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont Pays perdu. Prix de la Société des Gens de Lettres, Prix Renaudot des Lycéens, Prix Valéry Larbaud pour son roman Festins secrets, il s'est également illustré dans le pamphlet sur la littérature contemporaine avec LaLittérature sans estomac, Prix de la critique de l'Académie française.
D'où viennent les Gitans? Quand se sont-ils installés en Andalousie? Où et comment est né le flamenco? Quelle a été son évolution jusqu'à nos jours? A quels critères reconnaît-on la qualité d'un cantaor, d'un tocaor ou d'une bailaora? Voici quelques unes des questions auxquelles le présent livre apporte des réponses claires et documentées. Introduction à l'art du flamenco, il a pour but de faire mieux connaître et aimer cet art sublime, trop souvent mal compris. Il y a quelque chose que les mots ne peuvent dire: la grâce, l'inspiration, le duende- ce miracle qui n'arrive jamais au lieu et au moment où on l'attend. Alors les mots doivent s'effacer derrière les images, qui seules peuvent rendre ce qu'il y a de merveilleux dans l'éclair d'un instant. Le merveilleux: tel est précisément ce qui donne leur unité aux photographies d'Ariane Delacampagne. Cent photos prises en Espagne, en France, aux États-Unis, au fil de longues errances qui relèvent presque autant du voyage initiatique que du reportage. Ariane Delacampagne ne s'est pas contentée d'explorer la planète flamenca comme une terre inconnue. Elle a réussi - Leica en main, sans flash et sans faire poser ses sujets - à passer de l'autre côté du miroir pour nous montrer, par-delà les clichés, la foule des amateurs, enthousiastes et aficionados en tout genre (sans oublier les Gitans des Saintes-Maries-de-la-Mer) pour lesquels le flamenco n'est pas la distraction d'un soir mais une manière d'être, une façon de vivre et de prier, le moyen le plus pur de dire la joie et la douleur. Elle a moins cherché l'exotique, le pittoresque ou l'anecdote que l'art d'atteindre le fond de l'âme flamenca - un art qui nécessite, lui aussi, du duende.