Le carnaval, la fortune et la folie. La rencontre de Paris et Venise à l'aube des Lumières
Toutain-Quittelier Valentine ; Rosenberg Pierre
PU RENNES
39,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753558861
[... ] en vérité c'est à Venise qu'il faut venir pour trouver de véritables peintres". C'est par ces mots que le jeune Pierre-Jean Mariette s'enthousiasme pour l'art vénitien en 1718. La cité lacustre et ses territoires de terra ferma attirent au début du XVIIIe siècle de nombreux artistes français comme Louis Dorigny, Jean Raoux, Guy Louis II Vernansal et Nicolas Vleughels. Un surprenant moment d'échange se noue, marqué par une réciprocité intense. La régence de Philippe II d'Orléans (1715-1723) en est le point d'orgue. Soutenus par le mécénat des grands financiers comme Pierre Crozat et encouragés par la prospérité économique du Système, Rosalba Carriera, Gianantonio Pellegrini et Antonio Maria I Zanetti s'installent à Paris. Peu de temps avant, Sebastiano Ricci leur avait ouvert la voie. Qu'ils soient Français à Venise ou Vénitiens à Paris, ancrés dans une carrière à long terme ou seulement de passage, que recherchent-ils si loin de leur terre d'origine ? Venise rencontre Paris, le Carnaval rencontre la Fortune. Mais la Folie de 1720, caractérisée par l'éclatement chaotique de la bulle spéculative et l'abandon des chimères financières de John Law, bouleverse ce fragile édifice. En cette aube des Lumières où les frontières s'atténuent pour favoriser la mobilité des hommes et des oeuvres, une première République des Arts se dessine. L'auteur brosse le portrait de deux écoles artistiques tournées l'une vers l'autre, de leurs moments d'éclats communs à leurs inéluctables désaccords. Participant au renouveau pour une période injustement appelée "de transition", ce livre met en lumière la densité des échanges transnationaux et esquisse un peu plus les contours d'une première Europe esthétique avant d'être politique.
Nombre de pages
375
Date de parution
02/11/2017
Poids
1 613g
Largeur
225mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753558861
Titre
Le carnaval, la fortune et la folie. La rencontre de Paris et Venise à l'aube des Lumières
Auteur
Toutain-Quittelier Valentine ; Rosenberg Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
225
Poids
1613
Date de parution
20171102
Nombre de pages
375,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A ?l'aube du XVIIIe siècle, la brillante Venise vibre au rythme de fêtes, célébrations, carnavals et spectacles qui mêlent faste et allégresse et attirent de nombreux visiteurs venus de toute l'Europe. On y cultive le goût de la mascarade, des intrigues galantes, de l'insolite et du mystère, mais aussi de toutes les formes d'art. La ville offre ainsi un terreau fertile dans lequel s'épanouissent de multiples talents pour le plus grand plaisir d'une société friande de nouveautés. Bien qu'affaiblie par une situation politique et économique de plus en plus difficile, la Sérénissime continue d'éblouir les Vénitiens et les visiteurs. Sous la forme d'une gazette illustrée, cet album propose de parcourir la cité des doges à la rencontre des peintres, sculpteurs, compositeurs de musique, cantatrices et chanteurs qui ont fait sa grandeur et ont contribué à construire le mythe de Venise.
Toutain-Quittelier Valentine ; Rauseo Chris ; Méro
Je ne sais quoi, agrément, charme, poésie, innocence, mais aussi faveur, voire élection divine. Il existe de nombreuses variantes au mot grâce qui se révèle difficile cerner. Il s'agit d'une notion dont la définition même est sujette à une multitude d'interprétations. Pourtant, ce vocable semble être l'adjectif récurrent pour qualifier l'art de Jean-,Antoine Watteau (1684-1721). De tous les mots employés couramment pour dépeindre son oeuvre si énigmatique. il a l'avantage d'avoir déjà connu des tentatives de définition et de précision. avant de s'incarner dans les dessins et les tableaux d'un artiste unique: unique. malgré ses prédécesseurs. ses émules et successeurs, et cela sans doute par la puissance de son imagination dans la représentation (le ce qui. justement, demeure insaisissable. Des études que nous proposons clans le présent volume rassemblent les actes des colloques tenus à Valenciennes en 2009 et 2010, qui étaient consacrés à la grâce puis à la danse. Elles interrogent la polysémie de la grâce chez Jean-Antoine Watteau et ses contemporains. qu'elle soit artistique. littéraire. musicale, philosophique mais aussi spirituelle. Sa fortune critique et artistique du XVIIIe au XXe siècle est aussi évoquée. De l'étude du geste gracieux, le volume étend son analyse vers la danse en étudiant la notion de mouvement puis de métamorphose du corps. Car comme les esthétiques qui la suivent ou l'accompagnent, la grâce évolue, se meut. La beauté peut être immobile: la grâce. elle, ne se révèle que dans le mouvement. aussi subtil soit-il.
Depuis les années 1980, la plupart des pays industrialisés sont confrontés au délicat problème de la gestion des retraites - vieillissement de la population, dégradation de la situation de l'emploi des travailleurs âgés. Les réformes mises en œuvre à l'étranger amènent chacune leurs solutions, leurs originalités mais aussi d'éventuels problèmes, qui permettent de mieux éclairer les réformes françaises. En France, face au déficit grandissant et prévisible des régimes de retraite, le gouvernement Balladur a engagé en 1993 une réforme ne visant que le secteur privé. Dix ans après, la loi Fillon de 2003 reprend la réforme, portant cette fois sur le secteur public. L'insuffisance de ces réformes incitera à l'avenir à de nouvelles mesures certainement plus restrictives. A la lumière des réformes étrangères, la réforme française n'apparaîtrait-elle pas lente, partielle et à faible impact financier ? Les réformes apparaissent comme des tests de gestion du vieillissement des populations avant une perspective d'harmonisation des législations à l'échelle européenne. Les réformes menées aux Etats-Unis, au Japon mais aussi en Chine apportent un éclairage complémentaire sur d'autres modes de gestion du vieillissement.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.