Dictionnaire pratique du créole de Guadeloupe (Marie-Galante). Suivi d'un Index français-créole
Tourneux Henry ; Barbotin Maurice ; Tancons Marie-
KARTHALA
50,00 €
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EAN :9782811100223
Par le biais de la chanson, les langues créoles ont réussi, au cours de la décennie écoulée, une percée remarquable sur les ondes et sur les scènes de tous les pays. Le guadeloupéen, quant à lui, est la langue maternelle et même la langue-mère de plus d'un demi-million de personnes, partagées entre les Antilles et l'Europe. Longtemps considérés comme des baragouins, les créoles sont le mode d'expression d'une civilisation jeune où se métissent l'Amérique, l'Afrique, l'Europe et l'Inde. Le présent dictionnaire a été conçu principalement à l'intention de ceux qui veulent découvrir ou apprendre le créole guadeloupéen. L'orthographe pratique retenue s'inspire, pour une très large part, de celles qui ont cours dans les écrits récents. Les quelques modifications adoptées l'ont été dans le souci de faciliter la lecture et de réduire au minimum les règles orthographiques. Le sous-titre intérieur de l'ouvrage (Marie-Galante) s'explique par le fait que toute l'enquête lexicale a été menée avec des locuteurs marie-galantais, mais il n'existe aucune différence fondamentale entre le parler de cette petite île et celui de la Guadeloupe proprement dite.
Nombre de pages
486
Date de parution
01/02/2009
Poids
690g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811100223
Auteur
Tourneux Henry ; Barbotin Maurice ; Tancons Marie-
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20090201
Nombre de pages
486,00 €
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Depuis le rapport de la Banque mondiale sur le développement (2004), la réussite ou l'échec des projets se voient explicitement corrélés au degré d'implication des populations "pauvres" concernées dans le processus de prise de décision relatif à leur mise en oeuvre. Il est donc capital de se demander en quelles langues ces "pauvres" peuvent faire entendre leur voix. Généralement, la pauvreté s'accompagne de ce que l'on peut appeler une "dépendance communicationnelle", accentuée par la fragmentation linguistique due au fort multilinguisme de la plupart des pays africains. Cette dépendance n'affecte pas uniquement les groupes linguistiques très minoritaires; elle reflète la marginalisation de toutes les langues africaines par rapport aux langues officielles d'origine européenne. Si la maîtrise des ressources communicationnelles constitue un critère essentiel pour la durabilité du développement local, comment peut-il se faire que la question linguistique en général, et la langue localement principale en particulier (celle que la communauté locale emploie le plus), soient ignorées ou voient leur rôle minimisé, comme le démontre le silence qu'observent sur ce sujet les spécialistes de la communication pour le développement ainsi que la majorité des sociologues de l'éducation? Deux positions se font face lorsqu'il s'agit de résoudre le problème de la fragmentation linguistique. La première recommande d'employer une langue qui transcende cette fragmentation; ce peut être la langue léguée par la colonisation, ou une langue africaine véhiculaire - les tenants du panafricanisme vont même jusqu'à prôner l'emploi d'une seule langue africaine à l'échelle du continent. L'autre option est celle de la durabilité communicationnelle, qui implique la maîtrise locale des questions d'intérêt local, exprimée par l'usage d'une langue locale; elle implique également l'égalité en matière de communication et l'égalité dans l'accès à l'information. Si les experts admettent d'emblée la première option (n'allant toutefois pas jusqu'à préconiser l'emploi d'une langue véhiculaire africaine, en général), ils écartent a priori la seconde, qui les dépouillerait de leur pouvoir linguistique. L'écoute des "pauvres" dans leur propre langue et suivant leur propre code culturel, permet une nouvelle compréhension des problèmes que leur cause la fragilité de leurs conditions de vie; elle permet encore de comprendre leur réactivité d'un point de vue englobant (holistique) et non pas sectoriel (purement technique). Biographie de l'auteur Henry Tourneux est directeur de recherche au CNRS (LLACAN, Langage, langues et cultures d'Afrique noire, UMR 8135 CNRS-INALCO), mis à disposition de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) au Cameroun, dans l'UR "Acteurs et systèmes de santé en Afrique". Les contributeurs du volume (Joseph Baya, Thomas Bearth, Alain Bentolila, Mélanie Bourlet, Anne-Marie Dauphin-Tinturier, Issa Diallo, Marcel Diki-Kidiri, Michel Lafon, Norbert Nikièma, Mamadou Lamine Sanogo, Lydie Vé Kouadio) ont tous une expérience directe de recherche pour le développement dans le domaine des langues et de la culture.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.