Pourquoi les luttes ouvrières ont-elles été au centre de notre vie sociale pendant plus d'un siècle; pour quelles raisons et dans quelles conditions ont-elles produit le mouvement social de la société industrielle? Et, ce rôle central, le syndicalisme l'occupe-t-il encore; ou bien, s'il faut parler de déclin du mouvement ouvrier, quelles sont les nouvelles fonctions de l'action syndicale...Ce livre, fondé sur une intervention sociologique menée pendant deux ans avec des groupes de militants syndicalistes, apporte des réponses précises à ces deux interrogations. A ceux qui refusent l'idée d'un conflit central et évitent de parler de classes et de lutte de classes, il répond par une analyse précise de la conscience et de l'action de classe ouvrières. A la vieille tentation française de subordonner les mouvements sociaux aux partis et aux idéologies politiques, il oppose la réalité d'un mouvement proprement ouvrier, qui n'est ni la base ni l'instrument d'une force politique. A ceux qui remplacent des réalités historiques par l'image intemporelle d'une classe ouvrière sacralisée, il oppose l'étude des formes de passage du mouvement ouvrier aux politiques syndicales.La simplicité de son titre l'indique: ce livre, plus qu'aucun autre, présente l'ensemble des pratiques syndicales du point de vue de leur signification la plus élevée: la formation, le développement, puis la crise du mouvement ouvrier.Il ne parle pas seulement du passé et du présent, mais impose cette question décisive: dans la société post-industrielle qui se forme sous nos yeux, existe-t-il, peut-il exister un mouvement social capable d'occuper la place centrale que tenait le mouvement ouvrier dans la société industrielle...
Nombre de pages
448
Date de parution
22/02/1984
Poids
608g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213013619
Titre
Le Mouvement ouvrier
Auteur
Touraine Alain
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
608
Date de parution
19840222
Nombre de pages
448,00 €
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Contre un économisme brutal qui menace d'en finir avec les sciences sociales, c'est de l'idée de modernité qu'Alain Touraine nous invite à repartir pour penser notre époque. Il s'agit d'abord de reconstruire une conception de l'action sociale fondée sur l'être historique de l'homme issu de la modernité, l'homme capable, par l'expérience et l'exercice de la volonté, de transformer son environnement social et la condition humaine elle-même. Il s'agit ensuite de concentrer l'attention sur la société nouvelle qui prend, sous nos yeux, la place de la vieille société industrielle. Or, là où certains n'aperçoivent qu'une chute de notre vieux monde dans la postmodernité, Alain Touraine met au contraire en évidence son entrée dans l'hypermodernité, avancée qui recèle, certes, de terribles périls attachés aux nouvelles formes de domination, mais qui est porteuse aussi de nouveaux mouvements sociaux affirmant plus directement que par le passé les droits des Sujets humains. Il donne, ce faisant, la mesure de l'importance des mouvements de libération des femmes et désigne la question de l'accueil ou du rejet des populations issues de cultures différentes comme l'enjeu principal des politiques nationales. Fondamentalement, et à rebours du fatalisme économique de ceux qui gouvernent la planète, Alain Touraine entreprend d'associer réélaboration des objets centraux de l'analyse sociologique et connaissance du monde pour redonner vie aux mouvements de libération.
Le mouvement de Mai "Ce n'est qu'un début. Comment dire ces mots sans reconnaître à la fois en mai la naissance d'un nouveau mouvement social et les confusions ou les déviations d'une action dont ni les acteurs, ni les adversaires, ni les objectifs ne pouvaient être nettement définis par le mouvement lui-même. Le soulèvement de mai fut plus un mouvement social qu'une action politique. Il est, un siècle après le socialisme utopique et la naissance de la société technocratique, l'expression du communisme utopique." Publié pour la première fois en 1968, ce livre a constitué la première étude d'ensemble, documentée et critique, du mouvement de Mai. A cinquante ans de distance, l'analyse de cet événement comme irruption de la culture dans le champ politique conserve toute son acuité.
Une seule grande recherche sociologique a pu être menée en Pologne sur Solidarité. Une équipe franco-polonaise dirigée par Alain Touraine a reçu le double appui du Centre de Recherche de Solidarité et de l'Université de Varsovie. Appuyée sur la méthode de l'intervention sociologique, elle a formé, d'avril à novembre 1981, des groupes de militants d'entreprise dans six villes: Gdansk, Szczecin, Varsovie, Lodz, Katowice et Wroclaw. Les chercheurs ont aidé ces membres actifs de Solidarité à mener l'analyse de leur propre action et à la confronter avec celle d'autres groupes, puis ils ont soumis à leur tour leurs hypothèses et étudié les effets qu'elles produisaient sur eux. Les comptes-rendus de ces centaines d'heures de travail en commun constituent un document de valeur exceptionnelle sur le mouvement qui a soulevé et transformé la société polonaise.Ce livre n'est ni un récit, ni un simple témoignage de sympathie, si forts que soient les liens qui attachent tous les chercheurs à l'action exemplaire de " Solidarité ". C'est à la fois une analyse approfondie de la nature et de l'évolution d'un mouvement dont l'importance est immense, et une réflexion sur quarante ans d'histoire des régimes communistes en Europe et des poussées sociales qui en ont fait éclater l'illusion totalitaire.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).