Les intellectuels catholiques dans la société française. Le centre catholique des intellectuels fran
Toupin-Guyot Claire
PU RENNES
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EAN :9782868476982
La seconde moitié du XXe siècle a été marquée par les "Trente glorieuses des intellectuels français" et les intellectuels catholiques y ont tenu une place importante et originale. L'histoire du Centre catholique des intellectuels français (CCIF) permet d'en restituer tout le poids puisque cette institution, fondée en 1945 pour rendre intelligible la foi dans une société sécularisée, réussit à accueillir en son sein la majeure partie de ceux qui ont compté dans l'histoire de l'intelligentsia française. Dans un contexte politique et culturel marqué par l'exclusivisme, le CCIF a choisi de pratiquer le dialogue entre chrétiens, l'a étendu aux non-croyants et a réuni en trente ans près de trois mille intervenants autour de ses activités. De François Mauriac à Michel de Certeau, de Raymond Aron à Georges Balandier, une grande partie des réseaux intellectuels français sont touchés car le CCIF n'a cessé de participer au bouillonnement intellectuel et théologique de la seconde moitié du XXe siècle. Carrefour de recherches, il a joue un rôle de plate-forme de l'intelligence en s'engageant dans les principaux débats des Quatrième et Cinquième Républiques. Ses prises de position sur les grands problèmes, qu'il s'agisse du procès Rosenberg, de la torture en Algérie ou de la construction européenne, en témoignent. Son travail s'est également accompli au c?ur du renouveau théologique par la défense du laïcat, de la liberté de recherche et de l'autonomie de la conscience. Ces choix ont parfois éveillé les soupçons de Rome qui a cherché à imposer d'autres principes et d'autres intervenants, sans succès. La ligne de conduite choisie a permis au CCIF de précéder le Concile tout en faisant connaître les principaux théologiens qui y ont joué un rôle déterminant. Alors que de nombreux ouvrages s'interrogent sur le déclin du christianisme et sur le silence de ses élites, l'ouvrage de Claire Toupin-Guyot permet de retracer l'itinéraire de tous ces intellectuels chrétiens qui n'ont pas ménagé leur peine pour intégrer les valeurs du monde moderne au sein de l'Eglise catholique.
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Nombre de pages
370
Date de parution
18/09/2002
Poids
678g
Largeur
154mm
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EAN
9782868476982
Titre
Les intellectuels catholiques dans la société française. Le centre catholique des intellectuels fran
Auteur
Toupin-Guyot Claire
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
678
Date de parution
20020918
Nombre de pages
370,00 €
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Les formations ne servent-elles qu'à réussir les épreuves qui les sanctionnent ? Comment les connaissances qui y sont enseignées seront-elles utilisées efficacement plus tard, quand le formateur ne sera plus là et qu'il faudra affronter des situations professionnelles imprévues, prendre des initiatives, s'adapter à des contextes nouveaux, travailler en équipe et faire face à des difficultés que l'on ne soupçonnait pas ? Autant de questions qui, on en conviendra, sont tout à fait essentielles. Autant de situations qui, on en conviendra, sont out à fait essentielles. Autant de questions qui interrogent, tout à la fois, la légitimité des institutions de formation et les pratiques pédagogiques des formateurs. Louis TOUPIN s'affronte ici à ces problèmes et s'interroge sur les conditions qui permettent de transférer dans l'action les connaissances acquises en formation. Il montre qu'il y a une exigence fondamentale qui impose de prendre en compte la question du transfert tout au long de la formation et de repenser, par là, l'acte d'apprentissage tout entier. Il propose, pour cela, un modèle articulant les concepts de compétence, de pertinence, de contexte et d'identité analysant à la lumière de celui-ci les différentes formes de transferts possibles. Mais à terme - et au-delà des nombreuses propositions concrètes -, il permet de penser de nouveaux modes de communication et de relation dans les organisations humaines. Dès lors, la question du transfert rejoint celle de l'éthique car elle doit composer avec les problèmes d'exclusion, de marginalisation et de recomposition sociale. Les praticiens de la formation, les enseignants, les chercheurs en sciences humaines, mais aussi tous ceux qui s'intéressent aux questions d'apprentissage et connaissances en la matière, des outils pour transformer la formation au quotidien et repenser en profondeur les enjeux terriblement actuels de la formation des hommes.
Le présent numéro de la Revue constitue le deuxième volet sur la thématique Transcrire, Ecrire, Formaliser. Les contributions qu'éditent Catherine Collin et Fabienne Toupin s'inscrivent dans le mouvement d'une réflexion méthodologique autour de la transcription, et évaluent les variations au sein de la formalisation et de la transcription. Les questions que soulève cette thématique reçoivent des réponses variées à la fois en termes de langues étudiées (français, anglais, mo piu, langue des signes italienne), mais également au regard d'approches linguistiques et de réflexion sur les problèmes que posent la formalisation et la transcription, qu'il s'agisse de conceptualisations à différentes époques (histoire de la linguistique structurale, réflexion autour de l'écriture de la resémantisation.
Résumé : Cest par devoir de mémoire quest publié cet ouvrage. Il propose, à juste titre, de revisiter un mouvement féministe aujourdhui tombé dans loubli. Un mouvement dont la revendication de base était agitée à lépoque comme un véritable épouvantail : un salaire au travail ménager ! A laube des années 1970, en pleine émergence du féminisme radical, naît le réseau du Collectif féministe international. Intersectionnels avant la lettre, ces groupes réunissent des femmes blanches hétérosexuelles, mais aussi des lesbiennes, des femmes racisées, des assistées sociales, des serveuses, des infirmières et des mères. Lobjectif est scandaleux et révolutionnaire : il faut refonder la lutte féministe sur de nouvelles bases, à commencer par la reconnaissance et la rémunération du travail domestique invisible. Accusé de piéger les femmes en les renvoyant à leurs fourneaux, ce courant fut voué aux gémonies par la plupart des féministes. Et enterré. En replongeant dans les idées et les actions dun mouvement qualifié d "embryon dInternationale des femmes" , Louise Toupin remet à lavant-scène loriginalité et la force politique de cette pensée, qui sest incarnée notamment en Italie, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Suisse et au Canada. Le salaire au travail ménager, fruit de plusieurs années de recherche, réinscrit dans lhistoire des idées féministes un chapitre évanoui, tout en offrant des outils critiques à nombre denjeux actuels dont le partage des tâches, le travail de soins, la division sexuée du travail, la conciliation emploi-famille, la sexualité comme travail et la reproduction sociale à léchelle mondiale. Avec des entretiens accordés par les théoriciennes et pionnières Mariarosa Dalla Costa et Silvia Federici.
Missionnaire chez les Hurons et Français du Détroit (Windsor) de 1744 à 1781, le jésuite belge Pierre Potier (1708-1781) a laissé une documentation considérable. Robert Toupin nous livre ici ces écrits jusqu'à aujourd'hui dispersés dans plusieurs fonds d'archives. Documents indispensables pour l'étude de la formation des missionnaires jésuites et du travail d'évangélisation en Nouvelle-France, les écrits de Potier touchent la théologie, la philosophie, la morale, l'Ecriture sainte, les langues (latine, française, huronne), les sciences, l'administration de la mission (livres de compte, registres de catholicité des Hurons et des Français), sans parler des notes sur les ouvrages de piété ou de dévotion, des itinéraires de voyages et de la correspondance. La partie la plus originale demeure toutefois le lexique des "façons de parler" en Nouvelle-France, un répertoire terminologique de première importance. Une description commentée de la bibliothèque personnelle de Potier complète l'étude. Excellent ouvrage de référence pour les historiens, ce livre s'adresse également aux linguistiques, aux anthropologues, aux ethnologues et aux spécialistes de la toponymie dans l'empire français d'Amérique. C'est un corpus situé à la frontière de la culture savante, bien ancré dans le territoire du savoir encyclopédique. Publié en français
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.