Dans l'Italie déclinante de la fin des années 1990, deux frères, adolescents attardés, traînent leur déso euvrement et vivotent en vendant au compte-goutte les maigres biens laissés par leur père à leur mère. Ils n'ont pas commencé à travailler et n'en ont pas l'intention; Les jours passent, vacants, dilapidés entre les séances de Playstation et les films américains, les combines foireuses et les virées sur le front de mer. Ils y croisent le cousin Nicola et son ami Claudio, deux lycéens qui, livrés à eux-mêmes, se frottent au monde de la nuit et à ses transactions sordides. Punks à chiens et putains des deux sexes, junkies et dealers, forment un précipité de la société, révélant ses tares et ses dangers. On pense au Mean Streets de Martin Scorsese ou à la faune décrite par Hubert Selby Jr. Dans ses nouvelles. Mais les personnages d'Alessandro Tota sont plutôt des descendants des Vitelloni de Fellini et des ragazzi de Pasolini. Ils cherchent à tâtons une issue à leur vie, se cognent aux barreaux d'une cage invisible et fument des joints en attendant que le destin se manifeste. Car le pire serait que rien ne change. Alessandro Tota nourrit le récit de ses souvenirs mais refuse les affèteries de l'autofiction. Loin de tout formalisme, la narration, simple et directe, privilégie la précision du décor et la complexité des personnages. Et si Fratelli chronique une époque charnière de l'Italie et sa jeunesse sans espoir, il analyse aussi le sentiment profond et difficile, le lien étrange et redoutable, qui unissent une fratrie, biologique ou choisie. Ce par quoi il touche à l'universel.
Nombre de pages
100
Date de parution
25/08/2011
Poids
416g
Largeur
173mm
Plus d'informations
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EAN
9782360810208
Titre
Fratelli
Auteur
Tota Alessandro ; Schmid Aurore
Editeur
CORNELIUS
Largeur
173
Poids
416
Date de parution
20110825
Nombre de pages
100,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A Bari, petite ville balnéaire du sud de l'Italie, un groupe de jeunes punks tue son ennui dans un parc à coup de Rohypnol et de gin tonic. Au centre de la bande, un curieux personnage semble capter toutes les attentions. Habillé d'une redingote ornée d'un noeud papillon, son style tranche avec les vestes en cuir cloutées et les crêtes colorées. Le poète Charles Baudelaire, débarqué tout droit de son 19e siècle quelque temps plus tôt - à moins qu'il ne s'agisse d'un duplicata produit sur place - s'est rapidement intégré à la petite troupe, devenant pour la bande de traîne-savates un véritable maître à penser. Son caractère atrabilaire, ses condamnations misanthropes et ses postures anti-conformistes trouvent une résonance dans l'esprit enfumé des jeunes clampins, qui se disputent son amitié. Construit comme une chronique de l'adolescence, jouant des codes de la comédie et du sitcom, Charles cache derrière sa désinvolture un regard acéré sur le désespoir social qui ravage le sud de l'Italie en produisant des souches d'individus sans espoirs et sans repères. Les sentences du poète désabusé, qui pose sur ce monde en décomposition un oeil dont le temps n'a pas altéré l'acuité, offrent au petit groupe un dérivatif à la désillusion qui froisse peu à peu ces âmes trop sauvages ou trop candides. Alessandro Tota livre avec cette facétie douce-amère un aller-retour saisissant entre deux époques ; le lecteur convaincu d'être du bon côté du Temps y trouvera matière à se rappeler que la technologie nous a peut-être fait changer de monde mais qu'elle n'a pas réussi à faire changer l'Homme.
Certes il existe des femmes à barbe, mais combien d'enfants au monde portent la moustache? Ne cherchez pas: un seul. C'est Umbro. À force de l'admirer et de se retourner sur son passage, les habitants de son pays décident de porter cet original à la présidence, pour remplacer l'affreux Chapellon qui fait de l'ombre à tout le monde. Un débat télévisé est organisé. Umbro séduit par son silence éloquent. Et le voilà élu président! À trois ans! Et avec un enfant au pouvoir, on peut espérer que tout va être différent...Alessandro Tota, né à Bari, vit à Paris depuis sept ans. De nombreux voyages et déménagements ont déterminé son caractère: «J'étais toujours un enfant qui venait d'ailleurs.» C'est peut-être ce qui lui a appris à relativiser et à s'étonner. Et c'est sans doute pour ça que ses histoires commencent presque toutes par l'arrivée d'un personnage «étrange» et font chaque fois le portrait d'une communauté, que ce soit en bande dessinée en mêlant ses dessins aux images de sa femme - photographe - ou encore ici, dans ce premier livre pour enfants, qui est dédicacé à sa fille née ce printemps (le bébé est superbe et imberbe!).
Depuis qu'il habite Bagnolet, le magicien Trombon adoucit la vie des habitants par mille petites magies prodiguées à son cabinet, ou même à domicile. C'est beaucoup de travail. Aussi, un jour qu'il a trop à faire, il demande à son assistant, le paresseux Joseph, de le remplacer? tait-ce vraiment une bonne idée ? Pour pouvoir retourner à sa sieste plus vite, Joseph n'a pas hésité à livrer tous les secrets de magie aux habitants de Bagnolet ; Et que chacun se débrouille, pour le meilleur, ou pour le pire? Ou pour le meilleur, finalement (mais pour le meilleur, la magie seule ne suffit pas.) ; à partir de 5 ans.
Tota Alessandro ; Brachet Pierre-Jean ; Pellegrini
En août, à Bari, une bande de punks squatte la grand-place. Claudio quitte le groupe pour vivre son amour estival avec Cloe. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Un roman graphique revisitant "Roméo et Juliette" dans une version contemporaine sur fond de lutte des classes
Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est le premier héros délibérément négatif de l'ére moderne, séduisant le public par son abscence de scrupules et son talent a faire du crime une figure de style. Mais si ce dandy du mal a marqué si durablement l'inconscient collectif de son empreinte, devenant au fil du temps la matrice d'une longue série de monstres romantiques, c'est moins pour ses crimes que pour la quête d'absolu et la dimension esthétique qu'il y insuffle. En donnant sa version intime et décalée de Fantômas, Benoît Preteseille retourne aux sources du personnage et escamote sa philosophie pour la pervertir, transformant « le crime est un Art » en « l'Art est un crime ». Enrôlant dans cette aventure son panthéon artistique personnel, il met en place un jeu de références et de fausses pistes propre a tourner en dérision l'Art, ses conventions bourgeoises et leurs disciples médiatiques. Sarcastique ou idéaliste, le Fantômas de Benoît Preteseille est le héros postmoderne par excellence, rassemblant tous ceux qui l'ont précédé, monstres ou monstres sacrés, et les détruisant d'un même geste négligent. En compagnie du lecteur, il contemple son oeuvre, anéantissement nihiliste dont les décombres disent mieux que les pamphlets l'état d'un monde peuplé de bien-pensants pas moins monstrueux que Lucifer.?
Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.
Biographie de l'auteur Dans la petite ville côtière Sakai-minato du sud-ouest du Japon., il connaît dans cette province tranquille une enfance libre et heureuse, période faste dont il s’inspirera à de nombreuses reprises dans ses mangas.Très tôt, il montre des aptitudes étonnantes pour le dessin, talent encouragé sans réserve par ses parents.Il a à peine vingt ans lorsque la guerre vient interrompre ses espoirs de carrière. Il est enrôlé dans l’armée impériale japonaise et est envoyé dans la jungle de Nouvelle-Guinée, où il va vivre un véritable cauchemar : il contracte rapidement la malaria, assiste à la mort de la plupart de ses camarades et perd le bras gauche dans un bombardement... Il puisera dans cette tragédie pour dessiner Opération Mort, son chef d’œuvre (Cornélius). Détenu sur place à la fin de la guerre, il se lie avec les membres d’une tribu locale, amitié qui le sauvera de la famine, de la maladie et de la folie.Ce n’est finalement qu’en 1957, après une vie déjà trop riche de souvenirs et de blessures, que Mizuki entame la carrière de manga- ka qui a fait de lui l’un des plus grands raconteurs d’histoires de son pays.Auteur singulier et généreux, fin connaisseur des cultures populaires, des yôkaï et du surnaturel, il ne cesse d’explorer tout au long de son œuvre les univers qui se cachent derrière notre monde pour mieux dire sa profonde compréhension de l’âme humaine, et communiquer à ses lecteurs l’empathie qu’il éprouve pour toutes les formes de vie.