T comme Trac: Le trac c'est cette sensation diffuse qui vous envahit le bas-ventre lorsque la représentation s'approche avec ces gros sabots de salle qui se remplit. C'est une solitude de derrière le velours, personne ne peut plus rien pour vous, alors vous faites le tour de tout plusieurs fois, à commencer par le texte que vous savez pourtant depuis longtemps. Vous vous le récitez en italienne, très vite, en marchant dans les décors, le tour des loges pour serrer des mains moites, étreindre des corps en instance de costumes, taper des épaules, des paumes, faire des clins d'oeil, des sourires qui peinent à décoller vers la décontraction. Vous faites le tour de vos accessoires: oui, le mouchoir est bien dans la poche, oui, la lettre aussi. Oui, tout est là et vous le savez mais vous savez aussi que vous allez encore le vérifier au moins trois fois pendant le quart d'heure qui vous sépare de l'appel d'air. Certains s'isolent, moi je papillonne en espérant un jour faire comme eux, rester au calme dans ma loge et écouter de la musique adéquate, regarder la photo de mes enfants et de ma femme et leur sourire lorsque le régisseur annonce le début du spectacle. Mais je n'y arrive pas. Pardon. J'ai peur. Et personne ne me rassurera, surtout pas les gens que j'aime. Ma peur me rend sauvage et blessé, mais mes blessures, je les choisis et je ne les échangerais pour aucun confort. Le trac c'est ENFIN. Le trac c'est tant pis ou tant mieux. Le trac c'est maintenant et c'est bon que ce soit maintenant. Le trac vous raccroche à l'enfance et à son ignorance dans un monde tellement savant. C'est être définitivement puceau.
Nombre de pages
245
Date de parution
04/11/2009
Poids
230g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782234063334
Titre
Petit lexique amoureux du théâtre
Auteur
Torreton Philippe
Editeur
STOCK
Largeur
130
Poids
230
Date de parution
20091104
Nombre de pages
245,00 €
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Philippe Torreton a passé quelques nuits avec le Samusocial. Des nuits de maraude dans Paris, aux côtés des infirmiers, des travailleurs sociaux et des gens qui vivent dans la rue. Les signalements, les déplacements en ambulance, les conversations : Philippe Torreton a tout enregistré, pour ne rien trahir, pour restituer au plus près ce qu'il a pris comme une claque. De ces heures transcrites, il tire un long poème en prose qui n'a rien d'emprunté ou d'artificiel. Il raconte au contraire avec une vivacité saisissante la misère, la spirale infernale, la folie parfois, ou l'exil, mais aussi l'engagement, l'espoir, l'amitié et l'impuissance de ceux qui se battent, la colère de ne pouvoir faire plus. L'inanité de la parole politique aussi. Un texte singulier qui nous met aux prises avec la réalité de la pauvreté, celle qu'on croise tous les jours sur les trottoirs.
Résumé : Jacques, enfant, a subi la guerre en Normandie. Envoyé en Indochine, l'absurdité du monde lui saute aux yeux. Comment vit-on la violence lorsqu'on est un homme simple aspirant à une vie calme ? Plein d'humanité et d'émotion, porté par une écriture enflammée unique, ce livre de Philippe Torreton est dans la lignée de son best-seller. Mémé. Le chant d'amour d'un fils pour son père.
Résumé : Oui, ce livre peut contenir des traces de colère et je m'en excuse... Je me suis investi en politique, comme on dit. J'ai soutenu des candidats, fait des discours devant des foules, je me suis même inscrit sur une liste municipale. Depuis tout petit j'imagine des plans d'action pour sauver le devenir humain l La vie des gens me passionne, mais j'ai de la peine à voir le monde tel qu'il est et me dire que "c'est comme ça" : Or, aujourd'hui, comme beaucoup, je suis déçu, dépité, désappointé, consterné, accablé. J'ai le sentiment qu'une élection a eu lieu mais que rien ne s'est passé normalement. Philippe Torreton
Résumé : Lire Shakespeare, c'est lire le monde. J'adorais ça : ces rois et ces reines inconnus, ce théâtre qui allait voir au-dehors, qui ne s'arrêtait pas aux portes capitonnées d'un salon... Je voulais tout jouer, Roméo ET Juliette, je n'arrivais pas à me décider. J?étais un athlète de l'art dramatique, prêt à en découdre. Je pouvais mourir d'amour, envahir la France, renier mes filles, réclamer un cheval, voir une forêt bouger, tuer ma femme dans son lit, j?étais prêt. De l?éblouissement de ses premières lectures au souvenir vivace des grands rôles qui ont marqué sa vie, Philippe Torreton nous livre "son" Shakespeare. Tour à tour intime, touchant et drôle, il transmet avec délicatesse sa passion pour le plus grand des dramaturges, qui, à quatre siècles de distance, s'adresse encore à chacun d'entre nous.
Australie-Occidentale, 1958. Depuis des générations, les MacBride vivent à Meredith Downs, une ferme de cinq mille hectares perdue au coeur de l'outback. Quand, sur une route déserte, le patriarche Phil dévie de sa trajectoire pour éviter un kangourou, c'est toute la famille qui vole en éclats. A travers les vies d'âmes isolées cherchant refuge face aux tempêtes de l'existence, M. L. Stedman explore comme nulle autre les liens qui fédèrent une communauté. Un roman époustouflant sur la résilience et le dévouement dont nous sommes capables pour protéger ceux que nous aimons. Traduit de l'anglais (Australie) par Odile Demange
J'ai perdu la foi et mes clés le même jour. J'ai vite retrouvé mes clés. Dans la serrure. Mais pas du bon côté." Voilà Apolline enfermée, le soir du Nouvel An, dans son minuscule studio parisien. Le concierge est parti en vacances, son père pêche le saumon en Alaska et ses voisins ignorent ses cris de détresse. La jeune romancière doit pourtant se rendre à ce réveillon : son avenir en dépend. A mesure que l'heure du rendez-vous approche, qu'une pluie de mésanges charbonnières s'abat sur la ville et que les raisons d'espérer se font rares, Apolline remonte le fil de sa journée pour tenter de comprendre comment elle en est arrivée là.
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin
Dans sa maison de Barfleur, le narrateur vivait sans le savoir avec des fantômes du passé. Seule une photo, prise à la veille de la Première Guerre mondiale, représentait une famille à l'air figé, marquée par le drame. Le jour où il découvre par hasard une liasse de correspondances et de poèmes non signés, commence une enquête opiniâtre, drolatique, qui, partant du trait de côte normand, nous mène dans un sanatorium de la Creuse où dansent des femmes flamboyantes promises à la mort, chez des instituteurs communistes dans le sud de la France, jusqu'aux portes de l'enfer des camps de concentration. Quelle réalité, faite de tragédies intimes et historiques, ces vies minuscules, dures au mal, peuvent-elles recouvrir ? Avant que les eaux ne submergent Barfleur comme l'oubli submerge notre mémoire, Christophe Boltanski leur tend par-delà les âges une main fraternelle et compatissante.