On fait tout pour son ami comme pour soi, non par devoir mais par délice, écrivait Rousseau. A d'autres moments, le devoir s'impose, alors que le délice est absent. De l'un à l'autre oscille notre vie à tous. « Au fur et à mesure que nous avancions dans nos entretiens, je me suis aperçu que j'avais mené une vie de passeur de plus d'une façon : après avoir traversé moi-même les frontières, j'essayais d'en faciliter le passage à d'autres. Frontières d'abord entre pays, langues, cultures ; ensuite entre domaines d'étude et disciplines scientifiques dans le champ des sciences humaines. Mais frontières aussi entre le banal et l'essentiel, le quotidien et le sublime, la vie matérielle et la vie de l'esprit. Dans les débats, j'aspire au rôle de médiateur. Le manichéisme et les rideaux de fer sont ce que j'aime le moins. » Tzvetan Todorov Directeur de recherche au CNRS, né en Bulgarie en 1939, Tzvetan Todorov vit en France depuis 1963 et est l'auteur de nombreux ouvrages traitant de littérature, d'histoire, de politique et de morale. Père de trois enfants, il est marié à la romancière Nancy Huston. Catherine Portevin. Née en 1962, est journaliste à Télérama, où elle dirige la rubrique " Débats ".
Nombre de pages
394
Date de parution
12/01/2006
Poids
240g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020679121
Titre
Devoirs et Délices. Une vie de passeur
ISBN
2020679124
Auteur
Todorov Tzvetan ; Portevin Catherine
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
240
Date de parution
20060112
Nombre de pages
394,00 €
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Après la fin des utopies, sur quel socle intellectuel et moral pouvons-nous bâtir notre vie commune? Pour Tzvetan Todorov, il n'y en a qu'un: le versant humaniste des Lumières. Ce petit essai majeur ne se contente pas de dégager dans une synthèse limpide les grandes lignes de ce courant de pensée: il le confronte aux événements tragiques du XIXe et du XXe siècle avant d'interroger sa pertinence face aux défis de notre temps.
L'homme est bon à l'état de nature, c'est la société qui le corrompt. Telle est la grande idée de Rousseau. Et si l'homme était bon à l'état de nature, c'est parce qu'il était seul et solitaire. Ce qui le corrompt dans la société, c'est le regard des autres. D'où cette impasse : l'état de nature est impossible (et peut-être n'a jamais existé), mais il serait préférable ; l'état de société est bien réel, mais il est décevant. Deux solutions s'offrent donc : soit devenir pleinement et uniquement citoyen, au risque de dénaturer l'homme - c'est la voie explorée dans Du contrat social ; soit devenir individu solitaire, au prix de la sociabilité - voie explorée dans Les Confessions et Les Rêveries. Or, Rousseau ne suggère-t-il pas lui-même une voie médiane, notamment dans l'Emile ? une issue qui promettrait un "frêle bonheur", mais un bonheur tout de même ? Avec une éblouissante hauteur de vue, Tzvetan Todorov livre ici une incomparable introduction à une couvre protéiforme, mettant au jour sa grande cohérence et explicitant les réponses que Rousseau a apportées aux grands problèmes qui se posent à la condition humaine.
Réflexions, toujours stimulantes, sur l'art littéraire, par un groupe de brillants jeunes critiques et linguistes russes: Viktor Chklovski, Roman Jakobson, Youri Tynianov, Boris Eichenbaum et quelques autres. « L'objet de la science littéraire n'est pas la littérature mais la littérarité, c'est-à-dire ce qui fait d'une oeuvre donnée une oeuvre littéraire» (Roman Jakobson, 1919.)
Un roman à énigmes à la mécanique diabolique... Par l'écrivain japonais le plus vendu au Japon. Plus on regarde, plus ça devient étrange... Un blog inquiétant, un enfant qui disparaît, un cadavre massacré, une jeune fille dans un centre de redressement... Quelle vérité choquante se dissimule dans ces "étranges images" qu'on nous donne à voir ? "Uketsu brosse une intrigue ingénieuse et machiavélique". LE POINT "Un polar dont tous les indices sont dessinés. Grand frisson assuré ! " LE SOIR Uketsu est l'écrivain le plus vendu au Japon et le leader de la nouvelle vague des auteurs de thrillers et d'horreur. Artiste complet, il écrit, dessine, publie des vidéos d'horreur et de suspense et compose de la musique. On ne connaît pas sa véritable identité, il apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc. Traduit du japonais par Silvain Chupin
Un roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric Boury