Poème en prose, poème de voyage. Nous suivons la narratrice en Equateur, duquel elle dresse un tableau entre description de ses habitants et paysages et subjectivité d'une expérience intérieure, d'une rencontre avec l'autre mais aussi avec soi. Ce qui nous touche dans la poésie de Laura Tirandaz, c'est cette capacité à tirer des visages, des portraits, tout en nous laissant dans un certain vague, dans un questionnement ouvert sur notre imagination et notre propre expérience de la rencontre. Elle joue habilement entre le récit et le poétique. Nous sommes à la fois dans un contexte tout à fait concret et pourtant onirique. Elle cherche à interroger le monde, l'existence, le lien puissant qui nous lie à la Terre, à la mémoire, aux autres. Voyage empreint de l'enfance et du temps que l'on met à grandir et à perdre une certaine naïveté. Comment intégrer l'expérience vécue dans une existence en dedans de soi ? Qu'est-ce que cela dit de nous ? A quoi appartient-on finalement : à ses souvenir ou à son présent ?
Nombre de pages
54
Date de parution
26/04/2019
Poids
210g
Plus d'informations
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EAN
9782354390969
Titre
Signer les souvenirs
Auteur
Tirandaz Laura ; Slacik Anne
Editeur
AENCRAGES ET CO
Largeur
0
Poids
210
Date de parution
20190426
Nombre de pages
54,00 €
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J'étais dans la foule", la phrase revient au fil des pages, au gré des mouvements des passants et des passantes. Là où le "je" se perd à imaginer les drames et les plaisirs que cachent les corps anonymes. Paysages de jour et de nuit, habités par ce désir anxieux de multiplicité, par la douceur trompeuse de l'anonymat. Les mots se confrontent à cette ambivalence, subissant cet effet d'attraction ou de répulsion. On s'absente parfois en regardant la circulation lointaine des lumières blanches, des silhouettes brumeuses, dans ces heures d'affluence où les hommes et les femmes se croisent avant de s'éparpiller au hasard des rues. J'étais dans la foule est un recueil qui travaille de manière entêtante autour de ce motif, comme une spirale. Couleurs, animaux, nouvelles du monde lointain, actualités glaçantes, chaque poème joue des contrastes à l'instar de cette foule disparate, qui contraint et échappe, qui inquiète et ravit.
Inspire? d'un port de Me?diterrane?e, Sillons est une promenade dans une ville, au travers de ses rues, ses places, ses sce?nes de la vie quotidienne. Dans ce poe?me en prose, diffe?rents motifs se croisent et certains personnages reviennent, une femme avec un enfant, une autre qui attend, un homme a? une terrasse. Sillons entraîne le lecteur dans une re?alite? capte?e toute entie?re a? travers la matie?re du corps, des visages et des gestes. Ce pre?sent qui e?chappe et que l'oeil cherche a? de?celer, avec avidite? et inquie?tude, avant que le soir ne tombe. Le poe?me tisse une toile ou? tout est lie? : regard, forme, souvenir et souffle. Un pre?sent englouti par le regret de ce qui n'est plus ou pas encore.
Martina. - Il ne faut pas approcher des maisons. Les hommes vont trouver tes traces de pas, vont se douter de quelque chose. Il faut fuir, loin, le plus loin possible, pour ne plus entendre ton prénom dans la nuit. Loin des bêtes sauvages. Loin des sangliers. Ils viendront avec toute la meute, avec des lampes. Les chiens aboient. Les hommes les sifflent. Moi je les laisse, je m'en vais. Ils feront de cette forêt un paysage si terrible... Il faudra reconstruire, feuille par feuille, branche par branche, le tumulte des bois.
Farrokhzâd Forough ; Tirandaz Laura ; Tirandaz Ard
Quel que soit leur âge, il n'est pas rare que des Iranien. ne. s connaissent par coeur des vers de Forough Farrokhzâd. Sa poésie, émaillée d'allusions à sa vie amoureuse mouvementée, à ses aventures ouvertement vécues, échappe heureusement à la mise en scène complaisante du scandale à laquelle aimaient la rabaisser certains de ses contemporains. Une autre naissance est le recueil le plus célèbre de Farrokhzâd, le dernier publié de son vivant. Avec lyrisme, ses poèmes dénoncent sans fard l'hypocrisie d'une société en quête de modernité factice, porte en éloge les émotions et le ressenti, voix de femme dans un monde qui leur est sourd. Les conflits, les doutes, mais aussi l'élan amoureux en forment le terreau fertile. Ses vers, faisant parfois référence à la poésie persane classique, ont aussi l'allure d'un chant de prisonnière où le désir ne cesse de chercher des brèches, des échappées dans un quotidien oppressant.
Inspire? d'un port de Me?diterrane?e, Sillons est une promenade dans une ville, au travers de ses rues, ses places, ses sce?nes de la vie quotidienne. Dans ce poe?me en prose, diffe?rents motifs se croisent et certains personnages reviennent, une femme avec un enfant, une autre qui attend, un homme a? une terrasse. Sillons entraîne le lecteur dans une re?alite? capte?e toute entie?re a? travers la matie?re du corps, des visages et des gestes. Ce pre?sent qui e?chappe et que l'oeil cherche a? de?celer, avec avidite? et inquie?tude, avant que le soir ne tombe. Le poe?me tisse une toile ou? tout est lie? : regard, forme, souvenir et souffle. Un pre?sent englouti par le regret de ce qui n'est plus ou pas encore.