Les corps transfigurés. Mécanisation du vivant et imaginaire de la biologie
Tibon-Cornillot Michel
EDITIONS MF
22,00 €
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EAN :9782915794458
Dès sa parution, il y a vingt ans, Les corps transfigurés ouvrait des perspectives nouvelles sur les performances de la biologie. En explicitant l?omniprésence des approches réductionnistes dans tous les secteurs des sciences de la vie, Michel Tibon-Cornillot définissait d?une part les principales structures selon lesquelles se développe de plus en plus rapidement la mécanisation du vivant, et il faisait apparaître d?autre part l?étrangeté du projet occidental de contrôle des organismes.Aujourd?hui plus qu?hier, des milliers de chercheurs tentent de construire des machines capables de simuler des pans entiers de l?activité physique et mentale des animaux et des hommes dans d?autres laboratoires, leurs collègues font entrer des parts fondamentales du vivant dans des procédures techniques. Automates vitalisés et vivants mécanisés convergent et semblent fusionner. Les développements de la biologie contemporaine visent toujours plus profondément la transformation de l?homme par l?homme, la mutation, cette fois-ci organisée par elle-même, de l?espèce Homo sapiens. Quels que soient les mobiles avancés, thérapeutiques pour l?essentiel, une question demeure incontournable pourquoi la raison scientifique a-t-elle évolué vers de tels projets de contrôle. Quelles en sont les sources dans l?imaginaire occidental. Placé à l?intersection des techniques, des sciences et de la philosophie, cet ouvrage a gardé pleinement son aura symbolique et son actualité. A l?évidence au moment où s?accélère l?entreprise de transformation des corps humains, et plus généralement, des organismes vivants, sa réédition s?imposait.
Nombre de pages
402
Date de parution
04/10/2011
Poids
450g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782915794458
Titre
Les corps transfigurés. Mécanisation du vivant et imaginaire de la biologie
Auteur
Tibon-Cornillot Michel
Editeur
EDITIONS MF
Largeur
130
Poids
450
Date de parution
20111004
Nombre de pages
402,00 €
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Doit-on craindre aujourd'hui une épidémie planétaire contre laquelle les antibiotiques ne pourront rien ? D'un côté, les bactéries, innombrables, un million de milliards de millions, installées pratiquement dans toutes les niches écologiques terrestres. En face, les hommes, " seulement " 6,5 milliards d'individus. Pendant une période extrêmement courte, le dernier demi-siècle, la guerre entre ces deux opposants a fait rage. Des centaines de milliers de tonnes de produits antibiotiques ont été déversés dans l'environnement ou ingérés par le corps humain et les animaux. Le résultat de cette lutte est aujourd'hui sans appel : les bactéries ont muté et sont de plus en plus résistantes. Quant aux laboratoires pharmaceutiques, ils ont pratiquement épuisé leurs armes, produisant désormais de manière massive leurs médicaments selon une logique de déferlement, une fuite en avant qui laisse de moins en moins de place à la recherche fondamentale. Pour la première fois un chercheur de renom et un éminent anthropologue ont réussi à marier leurs analyses dans une synthèse qui fera date. Revenant sur l'histoire fascinante des antibiotiques, analysant les enjeux de leur production, ils explorent les solutions envisageables. Et nous rappellent au passage que dans un corps humain en pleine santé, il y a plus de bactéries que de cellules...
Résumé : Au petit matin du 7 octobre, quand ils sont réveillés par le sifflement des missiles, Amir Tibon et son épouse vivent dans le kibboutz Nahal Oz depuis plusieurs années et ils connaissent les règles : il suffit de se précipiter dans la pièce sécurisée de la maison et d'attendre que la situation se calme. Mais ce samedi-là ils comprennent que la journée sera différente de toutes les autres alertes qu'ils ont connues. Amir Tibon fait le récit des heures qui suivent avec une simplicité poignante : il faut tout d'abord calmer leurs deux filles âgées de trois ans et de vingt mois. Communiquer avec les autres membres du kibboutz. Joindre les proches à Tel Aviv. Ne pas paniquer quand on crible la maison de balles. Rester calmes même quand on apprend les massacres commis dans le voisinage immédiat. En alternance avec son témoignage, Amir Tibon nous propose ici son analyse du conflit israélo-palestinien et sa vision implacable de la gouvernance Nétanyahou. Son exposé des faits est limpide et passe notamment par le prisme de l'histoire du kibboutz Nahal Oz qui devait fêter ses 70 ans le soir du 7 octobre. Un récit profondément personnel et un grand livre d'Histoire.
Paradisiaca. Un Lac-Opéra est un livre sur la région du Lac de Constance (Bodensee), troisième Lac d'Europe situé à la frontière de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Ecrit sur une période de cinq ans avec de multiples séjours sur place, le livre propose une exploration du Lac qui est un haut-lieu d'eau et de lumière, de culture et d'art. C'est un livre de la résistance écrit contre la morosité ambiante. Cette résistance ne s'exprime pas à travers un discours activiste ou un discours-contre, mais à travers la conviction à la fois écologique, philosophique et poétique que notre vie future, si elle veut être harmonieuse (ce correspond au sens même du mot kosmos'), doit renouer avec les lois de la terre, de l'eau et de l'air. Le récit est porté par de multiples voix qui font vivre la région du Lac dans sa spécificité et sa multiplicité. Le texte est un hybride : à la fois journal, récit de voyage, récit d'un amour pour la terre et un homme mais aussi théâtre de marionnettes (spécifiques de la région de Constance) décliné sous forme de poèmes qui sont autant de chants. Le commun consiste en ces voix qui se lèvent ensemble, s'écoutent, résonnent, se répondent, s'épient, se heurtent, se disputent : c'est toute une région qui lève la voix par des chants.
Deux poètes et performeurs poétiques s'attaquent au développement personnel. L'enjeu est moins la critique du genre en tant que tel que de l'idéologie qu'il dissimule : l'injonction au bien-être. Et il ne s'agit pas de théoriser mais de s'exercer. Ou plutôt de pratiquer des contre-exercices dans le but de se non-développer ou de s'anti-développer ; voire de s'oublier comme personne, de quitter radicalement la perspective du personnel, de sortir de soi. Comment ? Par la poésie. En détournant, jouant, décalant, délirant, etc. , autrement dit en travaillant de l'intérieur les expressions toutes faites, les phrases déjà écrites, la rhétorique quelque fois subtile de la psychologie positive. La poésie comme arme d'une guérilla psychique qui vient au secours de ceux qui ne veulent pas être meilleurs et plus heureux. C'est ce que proposent David Christoffel et Maël Guesdon dans leur livre bien nommé : Le Bien-être par la poésie, sous-titré Manuel de contre-culture psychique. Ou comment (re)faire de la poésie une pratique. En détournant les manuels de développement personnel, c'est bien un contre-manuel qu'ils ont écrit. Une autre manière de faire aujourd'hui de la poésie, en redonnant au genre une puissance d'action sur ses lecteurs dont on ne l'imaginait plus capable. Pensé sous la forme d'une suite d'exercices psychiques et poétiques, ce manuel d'un nouveau genre fera du lecteur le praticien d'une nouvelle discipline : la poésie appliquée ou l'art d'oublier ses problèmes en expérimentant sur soi et la langue et sur soi par la langue. C'est aussi, enfin, un livre où l'on apprend beaucoup dans la mesure où il entreprend à sa manière une véritable archéologie du discours mélioratif du XIXe siècle à nos jours.
Comment parler de l'intelligence artificielle ? C'est difficile, parce qu'elle parle à notre place. Fondé sur une enquête philosophique précise, ce livre nous invite à analyser le traumatisme anthropologique de l'IA. Notre faculté imaginative a en effet été prise en otage par les machines algorithmiques, qui prolifèrent, reformatent le langage, et communiquent entre elles avant de nous faire part de leurs décisions. Penser l'IA implique dès lors un double front. D'une part, il est nécessaire de développer une pensée critique capable de saisir la spécificité de l'IA dite "générative" (ChatGPT, etc.) et sa tendance à halluciner la réalité , d'autre part, nous devons apprendre à réaffuter notre imagination, à la rendre à nouveau rebelle, incalculable. C'est ce que réalise ce livre en tressant analyse critique et science-fiction, exploration métaphysique et poésie spéculative. Réfutant la séparation toxique entre philosophie et littérature, Traumachine explore le devenir de la technologie à l'ère des machines bavardes. Sont-elles conscientes ? La véritable question, soutient l'auteur, est plutôt de savoir ce que serait l'inconscient d'un esprit machinique. Quelle serait l'expérience, traumatique, par laquelle une IA s'affronterait au manque, à l'inintelligible, à l'énigme de l'univers ? Que serait une IA devenue étrangère à elle-même ?
Résumé : Les Ecrits sur la musique de Kaija Saariaho rassemblent pour la première fois l'intégralité des articles, textes de circonstance et notices d??uvres rédigés par la compositrice depuis le début de sa carrière. En couvrant trente années de recherche et de création musicales, ces textes apportent non seulement un nouveau regard sur la musique de Saariaho, mais également sur la création musicale des années 1980 à nos jours et sur l?évolution de la " musique spectrale " dans la lignée de Tristan Murail et Gérard Grisey. Il s'agit en outre, et là repose sans doute son intérêt majeur, d'un des très rares livres dévoilant le parcours d'une femme compositrice dans le monde de la musique contemporaine. D'un point de vue formel, le livre se compose de trois parties. C'ur de l'ouvrage, la première partie se subdivise en quatre chapitres (Le passage des frontières, Les spectres de l'Ircam, Entre sensible et intelligible et Composer au quotidien) et donne à lire dans un ordre chronologique strict l'ensemble des articles rédigés par Saariaho entre 1980 et 2008. On y découvre successivement les désirs et les motivations d'une jeune compositrice finlandaise, son exil en Allemagne puis en France, son émancipation et ses premiers succès, l'importance de l'Ircam dans le développement de son langage musical, ses différentes prises de position esthétiques, et finalement un regard rétrospectif porté sur son parcours, sa Finlande natale, sa pratique au quotidien et le rôle du compositeur aujourd'hui. Les deuxième et troisième parties consistent respectivement en un Journal des ?uvres regroupant toutes les notices de concert rédigées par Saariaho et un ensemble de sources (chronologie, origines des textes, catalogue des ?uvres, discographie complète et bibliographie). Ce livre est à la fois un outil incontournable pour le musicologue, mais également un guide pour l?écoute pouvant s'adresser à un lectorat plus large. La nature double des textes qu'il comprend rejoint le même horizon de réception, mêlant articles sur les techniques de composition et propos autobiographiques. Le parcours international de Kaija Saariaho l'ayant amenée à écrire dans plusieurs langues (français, finnois, anglais et allemand), notons enfin que la majeure partie de ces textes demeurent inédits en langue française et que ce livre est donc aussi le fruit d'un vaste travail de traduction.