Au lendemain de la grande fête des commerçants de Akureyri, la grande ville du Nord de l'Islande, on dénombre de nombreuses gueules de bois, quelques dépucelages, plusieurs agressions, plusieurs viols aussi. Mais une femme qui se présente sous le nom de Victoria demande à Einar, le correspondant local du Journal du soir, de se rendre immédiatement, avec la police, dans une "maison hantée" de la vieille ville: ils y découvrent le corps d'une jeune fille étranglée. Personne n'a signalé de disparition. Peu après, Einar apprend que son informatrice, entrée dans une clinique de désintoxication, a été assassinée. Fort de son expérience d'ancien alcoolique, il se fait interner pour mener son enquête. Résistant à la pression de son rédacteur en chef avide de sensationnel, il saura découvrir l'identité réelle des deux victimes, engluées dans des relations perverses, et impuissantes devant les puissances de la modernité qui transforment à marche forcée une société dans laquelle la famille a gardé toute son importance. L'auteur prend le temps de nous présenter ses personnages et leurs ressorts intimes, il nous embarque dans un monde qu'il construit avec beaucoup d'ironie et de tendresse et dont la bande-son très rock and blues, d'où est tiré le titre du livre, donne l'ambiance. Biographie de l'auteur Arni Thoraninsson est né en 195o à Reykjavik, où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l'université de Norwich en Angleterre, il travaille pour différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavik de 1989 à 1991. Ses romans sont traduits en Allemagne et au Danemark.
Nombre de pages
345
Date de parution
02/10/2008
Poids
369g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864246664
Titre
Le dresseur d'insectes
ISBN
286424666X
Auteur
Thorarinsson Arni ; Boury Eric
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
369
Date de parution
20081002
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Apparent suicide « assisté par ordinateur » d'une jeune mariée, messages obscènes à l'orthographe défaillante sur son téléphone portable? Décidément, Einar est fâché avec les nouvelles technologies. Enquêteur nonchalant et lucide, le journaliste est bien décidé à résoudre ces énigmes malgré l'hostilité du commissaire de police local. Après tout, remplacer le mensonge par la vérité, c'est son boulot.Arni Thorarinsson est né à Reykjavík en 1950, où il vit toujours. Il travaille pour différents grands journaux islandais. Tous ses romans sont disponibles en Points.« L'auteur dénonce avec ironie et mordant les dérives de nos sociétés à travers une intrigue à suspense qui nous fait dévorer, haletant jusqu'au bout, ce roman policier noir. »L'ExpressTraduit de l'islandais par Éric Boury
Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l'avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille. Mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois, ils ont attendu ce moment et craint son arrivée. La mère veut tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l'écart. Elle les hait autant qu'elle les aime... " Une histoire qui risque de vous poursuivre longtemps. " Marie-France Traduit de l'islandais par Eric Boury
Treize jours : c'est le temps dont dispose le journaliste Einar pour prendre les décisions les plus importantes de sa vie. Rejoindre sa petite amie recherchée par la police, accepter la direction du journal dans lequel il travaille depuis toujours et surtout... retrouver le tueur de cette lycéenne dont le corps a été profané. Avec l'aide de sa fille, Gunnsa, il s'enfonce dans les bas-fonds de l'Islande où drogue, alcool, violence et prostitution menacent la jeunesse islandaise.
Journaliste à la dent dure au Journal du Soir et alcoolique "en pause", Einar est exilé de Reykjavík à Akureyri, la plus grande ville du nord de l'Islande. En route avec sa photographe, ils font un reportage sur un accident de rafting : l'épouse du directeur d'une usine de bonbons d'Akureyri est tombée dans la rivière glaciaire et elle est morte. La mère de la victime accuse le mari. Par ailleurs, dans le cadre de son nouveau travail, Einar va interroger les acteurs en herbe de la représentation d'une pièce du XIXe siècle, Loftur le Sorcier ; Skarphédinn, l'adolescent qui interprète le rôle-titre, va le lendemain être retrouvé mort dans une décharge. Einar mènera son enquête, parallèlement à celle que lui commande son journal sur les problèmes opposant les Islandais de souche à la main-d'oeuvre émigrée du chantier d'un barrage qui va transformer tout l'équilibre de la province. Notre journaliste découvre une microsociété gangrenée par l'argent, la drogue, la corruption ainsi que par la "politique des cousins". Les personnages, convaincants, construits solidement avec une réelle épaisseur, sont au service d'une intrigue bien menée.Le texte est plein d'ironie et de distance en contrepoint d'une vision assez noire de la société islandaise face à la "modernisation".Quant à la pièce que les lycéens d'Akureyri interprètent, elle occupe une place intéressante et totalement justifiée dans le roman. Loftur le Sorcier est un personnage pour qui la fin justifie tous les moyens, quels qu'ils soient ; un personnage qui n'est constitué que de désirs, dont la versatilité est à l'origine d'une tragédie. On ne peut s'empêcher de voir que les passages cités de cette oeuvre fonctionnent comme une métaphore du présent. Un présent inquiétant, peuplé, lui aussi, si l'on y regarde bien, de sorcières.Arni THORARINSSON est né en 1950 à Reykjavík où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l'université de Norwich en Angleterre, il devient journaliste dans différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavík de 1989 à 1991. Ses romans sont traduits en Allemagne et au Danemark.
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
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Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama