Etudes rurales N° 179 : D'une illégitimité à l'autre dans la Chine rurale contemporaine. Appropriati
Thireau Isabelle ; Kempinski Eva ; Perenchio Clair
EHESS
33,00 €
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EAN :9782713221507
L'objet de ce numéro est de rendre compte des débats récents qui intéressent la Chine rurale de la deuxième moitié du XXe siècle. Les contributions proposées ici s'appuient sur des données inédites et portent un regard nouveau sur la période dite collectiviste. Elles donnent lieu à une analyse des liens existant entre cette période et la période actuelle, dite de décollectivisation. Une attention particulière est accordée aux mécanismes d'appropriation des terres agricoles qui se sont succédé depuis la réforme agraire de 1950. Ces mécanismes sont observés à la lumière de ce que les différents protagonistes, depuis le gouvernement central jusqu'aux foyers paysans, considèrent comme légitime ou illégitime. Le flou juridique et normatif qui entoure ces procédures d'appropriation facilite les réquisitions illégales et explique l'impuissance des foyers paysans à lutter contre ces pratiques. A l'appui de témoignages et d'archives désormais accessibles, ce recueil montre que le problème actuel que constituent les appropriations arbitraires de biens fonciers collectifs ne peut être compris sans l'étude des règles et dispositifs mis en place pendant les premières décennies du régime communiste. Cet ouvrage fait dialoguer chercheurs chinois, chercheurs américains et chercheurs européens. De ces échanges il ressort que la question du légitime et de l'illégitime, longtemps passée sous silence, doit et peut, enfin, être posée.
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Nombre de pages
236
Date de parution
01/08/2007
Poids
564g
Largeur
160mm
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EAN
9782713221507
Titre
Etudes rurales N° 179 : D'une illégitimité à l'autre dans la Chine rurale contemporaine. Appropriati
Auteur
Thireau Isabelle ; Kempinski Eva ; Perenchio Clair
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
564
Date de parution
20070801
Nombre de pages
236,00 €
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En Chine, l'action collective est considérée comme une menace pour la stabilité sociale. On s'y rassemble pourtant, au quotidien et de façon régulière, dans des parcs, des lieux de culte ou sur des places pour accomplir ensemble une variété d'activités. L'enquête ethnographique menée dans la ville de Tianjin s'est intéressée à deux rassemblements publics : celui de la place de la Victoire pour la pratique d'exercices physiques ; celui de l'équipe des volontaires pour la protection du patrimoine architectural. Faiblement institutionnalisés et fragiles, ces deux types de rassemblement rendent cependant possibles l'action avec autrui, le partage des inquiétudes et des doutes, la consolidation de critères d'évaluation ou de savoirs pratiques. Dès lors qu'ils sont saisis comme des lieux de mise en forme de la coexistence entre concitoyens, des lieux qui ébranlent les cloisonnements et les hiérarchies officielles, ces rassemblements possèdent une dimension politique et reconfigurent le sens des engagements publics dans la Chine d'aujourd'hui.
Pour appréhender la formation de normes nouvelles dans les campagnes chinoises, les auteurs analysent les principes d'action et les fondements du lien social existant avant l'arrivée au pouvoir du Parti communiste. Cette étude est centrée sur l'évolution d'une localité de la province du Guangdong pendant l'ère républicaine. L'attention se porte sur l'organisation du lignage Mai.
Résumé : Une forme spécifique de revendication démocratique serait-elle à l'oeuvre en Chine ? La " protestation ", en se généralisant, y amorcerait-elle un processus aux conséquences imprévisibles ?Telles sont les questions que soulèvent les auteurs de cette saisissante étude. Elle porte sur une réalité largement méconnue. Depuis 191 existe là-bas un dispositif intitulé " administration des Lettres et visites ". Créé par Mao Zedong, il était destiné à recevoir les plaintes, protestations et doléances des particuliers. Cet ouvrage raconte comment cette administration, souvent instrumentalisée idéologiquement, n'a cessé de s'étendre et de se codifier. Mais aussi et surtout comment elle a autorisé un espace de parole qui est devenu le lieu d'une contestation du réel massive et inattendue. L'immense collection de doléances ainsi recueillie - tant par voie écrite (les lettres) qu'orale (les visites) -, qui raconte en creux l'histoire de la Chine moderne, n'avait jamais été examinée. Les auteurs ont pu avoir accès à des centaines de ces lettres et enquêter sur la pratique (très réglementée) des visites, jusqu'alors inconnue du dehors, pour essayer de comprendre qui s'exprime au sein de cet espace ; auprès de qui ; pour dire quoi et comment. Le résultat de leur travail est inédit. Il montre comment ceux qui, depuis des décennies, adressent lettres et visites aux autorités tutu état d'attentes morales et politiques souvent ignorées niais qui relèvent bien d'un processus d'invention démocratique.
Résumé : Notre inconscient renferme des richesses insoupçonnées... Alors que nous sommes confrontés au rythme effréné de nos vies, à la fatigue, au stress, nous avons pourtant en nous les clés pour accéder à un bien-être quotidien. Pratiquer l'auto-hypnose vous permettra d'accéder à votre inconscient et d'y trouver (ou retrouver) assurance, énergie, positivité ou encore volonté... ainsi que des capacités inattendues telles que l'autoguérison. Fixation du regard, association et dissociation ou encore spirale sensorielle... ce guide vous propose des méthodes simples et vous donne les outils nécessaires pour entrer en contact avec votre inconscient et mieux gérer toutes les situations : mieux dormir, favoriser votre créativité, booster votre énergie et votre optimisme, préparer un entretien d'embauche ou encore perdre du poids... Laissez-vous guider par le pouvoir de l'auto-hypnose pour vous sentir bien et être heureux jour après jour.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.