Guy Béart, "le troisième B après Brassens et Brel" selon Jacques Canetti, est certainement le plus complexe et le plus mal compris des auteurs-compositeurs-interprètes de sa génération. Son originalité l'a marginalisé, sa marginalité a passé pour de l'ambiguïté, sa sincérité a fait sourire les conformistes et les tièdes. Pourtant, avec le recul, son oeuvre témoigne d'une réelle lucidité dégagée des contraintes du temps et de l'espace. 20 ans après 1968, au cours d'un entretien avec Michel Trihoreau, il avait mis en avant et ardemment défendu ses idées, révolutionnaires ou prophétiques, confirmées par les textes de ses chansons. Qu'en est-il aujourd'hui et pour la postérité ? C'est ce que l'auteur a voulu comprendre, convaincu que "le premier qui dit la vérité" ne doit pas " être exécuté"! Justice pour Guy Béart !
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...
On croyait tout savoir sur Johnny Hallyday, la star aux mille et une vies, qui défraye la chronique depuis plus d'un demi-siècle. Véritable enquête, ce livre, nourri de témoignages inédits, pose un regard neuf sur la vie de l'artiste : l'enfance brisée, les fêlures, les femmes, le succès, l'argent et les excès. Un tableau furieusement rock and roll ! Il dépeint également le nouveau Johnny, qui, deux ans après avoir frôlé la mort, revient conquérir le coeur des Français, tout en levant le voile sur le visage ambigu de sa compagne Laetitia.
Quatorzième enfant d'une famille de musiciens de Charlemagne, au Canada, Céline n'a que 12 ans lorsque René Angélil la découvre. Elle tombe immédiatement amoureuse de cet homme de près de trente ans son aîné. Ainsi commence l'histoire de cette femme aux deux visages - star de la chanson, épouse et mère aimante - et la naissance d'une passion désormais légendaire. Mais quelle femme se cache derrière cette voix et ce talent exceptionnels ? Elisabeth Reynaud nous entraîne dans l'intimité de la chanteuse, au coeur de sa famille et de son couple. Une vie aussi exceptionnelle que sa carrière d'artiste. Au fil de cette biographie, Céline se dévoile pour ses fans telle une amie, une soeur.
Si vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant poliment le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant ainsi de satisfaire vos goûts de jeune ou vieux Schnock. Ni rétrograde. ni passéiste, Schnock, donc, Tout bonnement. Alors rejoignez-nous! Après vous...