Voici le premier livre inédit que, depuis plusieurs années, Gustave Thibon accepte de publier. Il explique son silence par un proverbe chinois cher à Claudel: " Tout ce qui peut s'enseigner ne vaut pas la peine d'être appris. " Corrélativement, tout ce qui mériterait d'être appris ne peut guère s'enseigner. Aussi Gustave Thibon ne prétend-il pas enseigner. Son livre est fait de coups de sondes, d'éclairs, de tonnerre. Il ébranle le lecteur, en appelle à son intuition, éveille en lui le sens de son destin, dévoile les profondeurs de son désarroi. Chacun se trouve renvoyé à sa propre intelligence, à la responsabilité de sa propre décision, aux conséquences de ses actes. Ce n'est pas un enseignement, c'est beaucoup plus: une provocation enflammée à la réflexion. A chacun de se formuler ensuite ses conclusions, de peser sa situation dans le monde, de se mesurer à sa propre vocation humaine.Le rêve du penseur essaie de se réaliser ici: évoquer ces grandes lignes de force du génie humain qui sont la marque de l'éternité dans le temps, où les mêmes intuitions fondamentales se retrouvent, sous des éclairements différents, chez les saints, les sages et les poètes de tous les siècles. Il existe un écart vertigineux entre ces intuitions et la réalité vécue des hommes, une rupture à l'intérieur même de l'homme, mais aussi le pouvoir de se réintégrer dans l'unité.Un style éblouissant, des phrases au profil de médaille, que l'on voudrait se graver dans la mémoire: " Dieu, s'il n'est pas la lumière qui transfigure, devient le masque qui déguise. "L'oeuvre de Gustave Thibon est considérable et d'un rayonnement mondial. Enraciné dans son terroir, l'auteur scrute la condition humaine et le conditionnement social avec une profondeur fulgurante. Un très large public en France, et hors des frontières, appelle le conférencier, qui s'exprime sans concession, et ce public désire retenir et méditer ses aphorismes provocants.
Nombre de pages
208
Date de parution
05/03/1974
Poids
264g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213000350
Titre
L'Ignorance étoilée
Auteur
Thibon Gustave
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
264
Date de parution
19740305
Nombre de pages
208,00 €
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Cet ouvrage laisse volontairement dans l'ombre plusieurs aspects de la pensée nietzschéenne. Nous avons essayé de nous concentrer autour du problème essentiel : le duel d'un homme avec Dieu, et de répondre en chrétien à celui qui voulut être l'Antéchrist... Gustave Thibon - Pâques 1948
La voix solitaire qui sait réveiller dans l'homme le Dieu endormi ", telle est la voix que ce livre nous fait entendre. Ce Dieu en nous parfois s'éveille, il se cherche et nous le cherchons, il nous aime et nous l'aimons, mais nous ne le savons guère. Nous sommes aveuglés par des apparences éblouissantes, divertis par des attraits tangibles, mais restons toujours assoiffés d'amour et de vérité. " En réalité, tout le monde cherche Dieu puisque tout le monde demande à la terre ce que la terre ne peut pas donner, tout le monde cherche Dieu puisque tout le monde cherche l'impossible. " Cette voix éclate en formules fulgurantes qui débusquent erreurs et hypocrisies, qui projettent la lumière jusqu'au fond de nous-mêmes. Comme l'éclair, en effet, elle terrasse, illumine et féconde. Elle invite à un dialogue pathétique avec soi, avec les autres, avec le Dieu caché. Nulle part peut-être le solitaire de Saint-Marcel-d'Ardèche n'a condensé autant de force explosive que dans ce livre. Comme l'aiguille d'or de l'acupuncteur, sa critique pénètre jusqu'au nerf qui provoquera le sursaut salutaire.
La création, dans sa diversité infinie, forme un ensemble harmonieux dont toutes les parties sont liées entre elles et vivent les unes par les autres. De l'atome à l'ange, de la cohésion des molécules à la communion des saints, rien n'existe seul ni pour soi. Dieu n'a créé qu'en unissant. Le drame de l'homme c'est de séparer. Il se coupe de Dieu par l'irreligion, il se coupe de ses frères par l'indifférence, la haine et la guerre, il se coupe enfin de son âme par la poursuite des biens apparents et caducs. La métaphysique de la séparation est la métaphysique même du péché, mais comme l'homme ne peut pas vivre sans un simulacre d'unité, ces parties de lui-même, disjointes et tuées par le péché, se rejoignent, en tant que mortes, non plus comme les organes d'un même corps, mais comme les grains de sable du même désert. Il n'est pas d'autre moyen de salut que le retour à l'unité dans la diversité. Gustave Thibon a toujours essayé de montrer les voies de ce retour sur le plan religieux et social et aujourd'hui il tente de placer dans le même éclairement les problèmes de l'amour humain.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).