Depuis 1998, Arnaud Théval (né à Nantes en 1971) élabore des modes d'enregistrement et de diffusion d'images, fixes et en mouvement, à partir de la relation entre individu et communauté. L'ensemble des pièces qui compose son travail revêt un caractère expérimental dont l'enjeu peut être mis en regard des multiples recherches sur la tension individu / corps social proposées par les champs aussi divers que la sociologie, l'ethnologie, la psychanalyse et la philosophie politique. La plupart des images produites dans le cadre de ses projets sont conçues pour apparaître dans l'espace public où elles ont été élaborées. Des installations spécifiques permettent de les présenter dans l'espace du musée. Il travaille plus spécifiquement depuis les années 2000 sur l'univers carcéral, qui ont déjà fait l'objet de publications : La Prison et l'Idiot (2017), Le Tigre et le Papillon (2019) qui appréhendait la prison à travers l'expérience de ceux qui l'organisent (les gardiens). A travers une correspondance s'étant déroulée pendant la période de la pandémie, Caroline Caccavale et Arnaud Théval interrogent les notions d'enfermement et de confinement, et correspondent sur la superposition théorique entre la prison et la cité : "La prison s'est échappée ! Voilà une drôle d'idée qui se propage comme une traînée de poudre entre les murs de la cité. Quoi, la prison ou ses principes ? Tu veux dire que les principes de la prison n'y sont pas conscrits ? "
Nombre de pages
128
Date de parution
28/11/2023
Poids
272g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782373721829
Titre
La prison s'est échappée
Auteur
Théval Arnaud ; Caccavale Caroline
Editeur
DILECTA
Largeur
165
Poids
272
Date de parution
20231128
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Quand je suis arrivé, je me suis présenté en précisant que j'étais affecté là. Le premier truc que le surveillant à l'entrée m'a dit, sans même me dire bonjour, c'est : " bienvenue en enfer ".
Arnaud Théval construit son projet artistique dans l'espace social, en élaborant des dispositifs impliquant les personnes travaillant dans les institutions sociales, ou en cours de formation. Cet ouvrage est le troisième qu'il publie sur l'univers carcéral. Par sa démarche, ses textes et ses photos, Arnaud Théval nous propose cette fois-ci une immersion dans une toute nouvelle prison, située à la lisière d'une forêt. Son récit nous entraîne dans les divers quartiers de l'établissement et témoigne des relations de l'artiste avec le personnel et les détenus, ainsi que de leurs interactions entre eux. Mais peu à peu, dans ce centre pénitencier dont l'architecture a pourtant été conçue pour tout maîtriser, le vivant ressurgit et s'infiltre par les interstices. Les photos de l'artiste, qui s'entremêlent au texte, racontent la même histoire mais brouillent les pistes. La forêt réussirait-elle à contourner les murs infranchissables de la prison ...
Arnaud Théval construit son projet artistique dans l'espace social, en élaborant des dispositifs impliquant les personnes travaillant dans les institutions sociales. Après plusieurs ouvrages sur l'univers carcéral, l'artiste nous propose cette fois-ci une immersion dans un hôpital. Son arrivée perturbe les formes classiques de la présence de l'art dans cet environnement ; d'habitude, plutôt articulée autour de l'action culturelle, la création artistique est pensée pour accompagner l'ennui des patients, les éveiller à l'expression, les soulager par l'outil de la création. Arnaud Théval choisit de travailler sur l'institution même, avec tous ses acteurs. Comme un aiguillon intéressant mais pénible, sa présence cristallise quelques tensions. Il est un personnage présent et flou à la fois, oscillant entre la figure énigmatique de l'artiste contemporain et le philosophe questionnant sans relâche ce qu'il entend. Que peut faire un artiste à l'hôpital ?
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.