Dieu est mort, l'affaire devrait être entendue - même si, selon l'usage, l'on n'a jamais autant parlé de Lui que depuis la publication (par Nietzsche) de son avis de décès. Pourquoi y revenir ? Parce que certains et non des moindres persistent à nier l'évidence. C'est à eux, aux convaincus fourvoyés, chercheurs parfois sincères de la vérité, et non tant aux athées que s'adresse ici Alain Tête, philosophe de son état, et théologien par passion secrète. Si Dieu est vraiment mort, observent les esprits logiques, son cadavre doit bien se trouver quelque part. L'auteur, Sherlock Holmes en charge d'enquêter sur ce décès suspect (s'agit-il d'un assassinat ?), a rassemblé des indices accablants : ce sont les religions monothéistes - la chrétienne surtout- qui ont commis le crime. Quant au corps de la victime, plutôt que de le cacher, on a choisi de l'embaumer, et le troupeau des fidèles -intégristes et modernistes confondus - n'y a vu que du feu. C'est donc à la momie de Dieu qu'il faut désormais s'en prendre. Ses prestiges tutélaires ont tenu le coup tant bien que mal (au vrai, de moins en moins bien). On n'a pas regardé à la dépense pour donner à la dépouille l'apparence de la vie. Mais il arrive un temps où la momie tombe à son tour en poussière. Nous en sommes là. On l'aura compris, ce Contre Dieu n'est pas seulement un " traité " mais un règlement de comptes où tous les coups sont permis pourvu qu'ils soient portés avec art - avec style. Le départ du regretté E.M. Cioran menaçait de nous déshabituer de cela. Alain Tête nous apprend au moins une bonne nouvelle : la relève est assurée.
Nombre de pages
189
Date de parution
17/12/1996
Poids
232g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859404543
Titre
CONTRE DIEU - COURT TRAITE DU BLASPHEME
Auteur
Tête Alain
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
232
Date de parution
19961217
Nombre de pages
189,00 €
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Longtemps on a écrit des histoires de la psychologie dans l'idiome lockien, comme si la discipline ne pouvait s'exprimer que dans cette langue. Le retour récent et inopiné du fantôme cartésien, s'il a permis de mettre en ?uvre le programme de la psychologie cognitive, contraint l'épistémologie à reconsidérer l'initiative de Locke fondée sur la critique de l'innéisme cartésien. Estimer que l'abandon du programme lockien constitue " le résultat le plus important de ces deux cents années dans le domaine de la connaissance " (J.A. Fodor, 1975), c'est du même coup affirmer que la psychologie a, dès le départ, emprunté un mauvais chemin. Cette mise en question n'a toutefois pas été le fait des psychologues eux-mêmes. A partir des années 1950, ils résisteront tous (Piaget inclus) à l'idée d'une psychologie sans sujet, sans conscience et sans monde, à celle d'un automate théorique, inobservable mais calculable. En revanche, linguistes, mathématiciens, logiciens, ingénieurs et neurologues proposeront une même problématique, celle de la simulation théorique qu'adoptera une nouvelle génération de chercheurs : les psychologues cognitivistes. Mais à son tour est abandonné le dualisme cartésien qui inspirait naguère le mind body problem cognitiviste. S'élabore, sous nos yeux, un objet spécifique distinct du champ neuronal et du champ représentationnel. On peut sans doute enfin annoncer la disparition des fantômes de Locke et de Descartes.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.